On Saturday, I made it back home and got ready to go to a play at Club Atlantic, the American Rec Center. It was short, and funny, and lively. The plot, based on the concept of creating a universal language, included lines such as : “Velcro !” (Welcome) and other puns based on similarity of language. It did include some German, Dutch, Spanish, Italian, and in that respect, was very “International”. We ended up all going for drinks at a local Jazz club called “Just 4 U” and a few of us even made it to a night club called “La Dolce Vita” (which was horribly expensive and full of prostitutes, irk !).
On Sunday, I joined friends to take part in the Hash, an afternoon activity which consists of running (or walking, in my case), for a few hours in an area of Dakar. It also involves games, a mild amount of drinking, and a dinner at a restaurant afterwards. It was immature, but a lot of fun !
On Monday, I had Dinner at a friend's. It was really nice to get to know her better and to have a quieter evening, although we did have a lot of wine and gin tonic, and I had a considerable headache the next morning…
Yesterday, dead as I was after all these social activities, I went home and ended up grabbing a beer on the way with C.K.(an American, whom I’d met at previous cocktails) and a friend of his. Now that one was totally unplanned, but my colleague dropped me off on the road and I bumped into them as I was making my way to my regular hitchhiking spot, and they stopped me to have a drink with them, which was nice, and not only because it actually got me a lift home. Then I finally arrived home just in time to have dinner offered to me by my housemate.
What an exciting life ! Don't you find ?
January 31, 2005
January 26, 2005
Week-end à Palmarin
Le week-end du 21 janvier, Dorothée, Antje, Christine et moi avons profite de l’opportunité des congés de la Tabaski pour passer un weekend de relaxation à Palmarin, au campement de Djijack.
La route
Nous avons du faire, pour y parvenir, un total de 4h de route. La route lorsque nous sortons de Dakar est relativement bonne, mais passée la zone hyper-touristique (style Club Med) de Saly et Mbour, elle devient de plus en plus mauvaise, trouée comme un gruyère, puis éventuellement, ressemble à de la taule.
Par contre, nous avons le plaisir de nous émerveiller devant les baobabs, la savane et les petits villages que nous croisons. Je me retrouve... en enfance... en brousse avec papa et maman, les enfants qui envoient la main aux voitures des blancs, les zébus qui paissent paisiblement l’herbe sèche.
Joal-Fadiouth
Nous faisons une étape à Joal-Fadiouth, agglomération composée des villages jumeaux de Joal, sur la terre ferme, et de Fadiouth, sur l’île. Alors que Joal est traversé d’une route goudronnée et dispose des infrastructures requises pour accueillir les touristes (hôtels et restaurants), Fadiouth est restée l’île franchement sénégalaise, le petit village de coquillage transformé en attraction touristique malgré lui. L’île est reliée au village par un pont, et on peut y circuler librement. Une fois passés les enquiquineurs de services du rivage, la population de Fadiouth se montre contrairement à eux très tolérante, et laisse les promeneurs déambuler sur l’île sous son regard indifférent.
Fadiouth recèle une église et une mosquée et les deux groupes religieux cohabitent en harmonie. Nous avons pris le temps de nous recueillir en l’Église Saint – François – Xavier de Fadiouth, et j’ai été émerveillé d’entendre les petits oiseaux chanter sous le toit de ce lieu de culte, comme pour confirmer mon intuition que nous étions dans un endroit sacré. Je ne suis pourtant pas une personne bien religieuse, mais je ne peux m’empêcher de me rappeler un sincère sentiment de recueillement en ce lieu.
La péninsule du cimetière de Fadiouth est, quant à elle, tout aussi digne de respect : le sol en entier couvert de coquillages blancs qui réverbèrent la lumière du soleil fait de ce lieu de repos définitif un endroit hors du temps et de tout. Quelques baobabs, probablement centenaires, projettent timidement leur ombres sur les tombes nimbées de lumière, alors que sur les pirogues passent silencieusement sur la mangrove.
Le campement
Arrivées à Djijack, nous rencontrons nos hôtes, Jean-Paul, Katziella et leurs enfants, Gary et Mickaella. Immédiatement, nous avons l’impression d’arriver en visite chez des cousins. Le campement consiste en un groupe de cases, grandes ou petites selon le groupe. Nous sommes conduites à nos pénates, une grande case de terre, où 2 chambres contenant chacune 2 lits nous attendent. Nous avons même un petit salon, et une salle de bain à partager. Malgré le climat qui est très sec, le jardin est fleuri de bougainvilliers, de lauriers roses, d’orgueil de Chine... Le campement dispose d’une piscine, et se trouve en bordure de mer. De la plage, je contemple le soleil qui se couche, qui embrase les flots et inonde le bateau non loin naufragé d’une lueur étrange.
Mais ce qui est frappant est la case commune, dénommé Impluvium. Le toit de cette très grande case ronde a en son centre une cavité qui permet de recueillir l’eau de pluie pour alimenter la nappe phréatique, notre source d’eau pour notre séjour. (La Sénégalaise des Eaux et la Sénégalaise de l’Électricité ne se rendent pas encore à Djijack.) L’électricité, pour le moment, vient de panneaux solaires, complimentés par un groupe électrogène le soir. Ce lieu est aussi le bar, le salon commun, et la bibliothèque ! Fans de BD, voici une adresse à retenir !
Les repas se prennent à l’Impluvium, en groupe à la grande table avec les autres invités ou seuls. Nous optons pour la première solution, et rencontrons ainsi nos futurs compagnons de route du lendemain. L’ambiance est joyeuse, enjouée, détendue. On se croirait, vraiment, en famille.
La suite.... au prochain numero, la balade en pirogue dans la mangrove !
La route
Nous avons du faire, pour y parvenir, un total de 4h de route. La route lorsque nous sortons de Dakar est relativement bonne, mais passée la zone hyper-touristique (style Club Med) de Saly et Mbour, elle devient de plus en plus mauvaise, trouée comme un gruyère, puis éventuellement, ressemble à de la taule.
Par contre, nous avons le plaisir de nous émerveiller devant les baobabs, la savane et les petits villages que nous croisons. Je me retrouve... en enfance... en brousse avec papa et maman, les enfants qui envoient la main aux voitures des blancs, les zébus qui paissent paisiblement l’herbe sèche.
Joal-Fadiouth
Nous faisons une étape à Joal-Fadiouth, agglomération composée des villages jumeaux de Joal, sur la terre ferme, et de Fadiouth, sur l’île. Alors que Joal est traversé d’une route goudronnée et dispose des infrastructures requises pour accueillir les touristes (hôtels et restaurants), Fadiouth est restée l’île franchement sénégalaise, le petit village de coquillage transformé en attraction touristique malgré lui. L’île est reliée au village par un pont, et on peut y circuler librement. Une fois passés les enquiquineurs de services du rivage, la population de Fadiouth se montre contrairement à eux très tolérante, et laisse les promeneurs déambuler sur l’île sous son regard indifférent.
Fadiouth recèle une église et une mosquée et les deux groupes religieux cohabitent en harmonie. Nous avons pris le temps de nous recueillir en l’Église Saint – François – Xavier de Fadiouth, et j’ai été émerveillé d’entendre les petits oiseaux chanter sous le toit de ce lieu de culte, comme pour confirmer mon intuition que nous étions dans un endroit sacré. Je ne suis pourtant pas une personne bien religieuse, mais je ne peux m’empêcher de me rappeler un sincère sentiment de recueillement en ce lieu.
La péninsule du cimetière de Fadiouth est, quant à elle, tout aussi digne de respect : le sol en entier couvert de coquillages blancs qui réverbèrent la lumière du soleil fait de ce lieu de repos définitif un endroit hors du temps et de tout. Quelques baobabs, probablement centenaires, projettent timidement leur ombres sur les tombes nimbées de lumière, alors que sur les pirogues passent silencieusement sur la mangrove.
Le campement
Arrivées à Djijack, nous rencontrons nos hôtes, Jean-Paul, Katziella et leurs enfants, Gary et Mickaella. Immédiatement, nous avons l’impression d’arriver en visite chez des cousins. Le campement consiste en un groupe de cases, grandes ou petites selon le groupe. Nous sommes conduites à nos pénates, une grande case de terre, où 2 chambres contenant chacune 2 lits nous attendent. Nous avons même un petit salon, et une salle de bain à partager. Malgré le climat qui est très sec, le jardin est fleuri de bougainvilliers, de lauriers roses, d’orgueil de Chine... Le campement dispose d’une piscine, et se trouve en bordure de mer. De la plage, je contemple le soleil qui se couche, qui embrase les flots et inonde le bateau non loin naufragé d’une lueur étrange.
Mais ce qui est frappant est la case commune, dénommé Impluvium. Le toit de cette très grande case ronde a en son centre une cavité qui permet de recueillir l’eau de pluie pour alimenter la nappe phréatique, notre source d’eau pour notre séjour. (La Sénégalaise des Eaux et la Sénégalaise de l’Électricité ne se rendent pas encore à Djijack.) L’électricité, pour le moment, vient de panneaux solaires, complimentés par un groupe électrogène le soir. Ce lieu est aussi le bar, le salon commun, et la bibliothèque ! Fans de BD, voici une adresse à retenir !
Les repas se prennent à l’Impluvium, en groupe à la grande table avec les autres invités ou seuls. Nous optons pour la première solution, et rencontrons ainsi nos futurs compagnons de route du lendemain. L’ambiance est joyeuse, enjouée, détendue. On se croirait, vraiment, en famille.
La suite.... au prochain numero, la balade en pirogue dans la mangrove !
January 22, 2005
January 20, 2005
Djouj : Le peuple migrateur
Le lendemain, nous partons dès potron minet pour le Parc des oiseaux de Djouj. La route, jusqu’ici relativement bonne, devient ce qu’on appelle communément de la taule. Beuh... estomacs fragiles et colonnes vertébrales sensibles, s’abstenir. Mais Yakou, notre chauffeur, est expert dans la conduite des routes de terre, et nous arrivons sans encombre. Déjà, en arrivant prés du parc, nous apercevons des groupes d’oiseaux, en vol ou au sol...
Nous allons en pirogue (notons bien, cette pirogue la n’a rien à voir avec celle de Ngor, elle est très large, très stable, et très rassurante. Sur cette longue ballade de quelques heures, nous avons tous le loisir d’observer, de très près, des pélicans, cormorans, et autres oiseaux aquatiques et migrateurs.
Nous sommes informées qu’il y a à peu près 15 000 pélicans au parc en ce moment. Ils sont là, paisiblement en train de voguer dans la mangrove, ou en train de s’adonner à la pêche collective. C’est fascinant de voir ces oiseaux, tous bien synchronisés, se pencher dans l’eau à la recherche de poisson, et d’observer les quelques chanceux qui ont attrapé quelque chose le retourner, avant de l’engloutir d’un seul coup. Puis, d’un coup, les pélicans abandonnent leurs rôles de gros canards pour prendre leur envol, toujours en harmonie parfaite les uns avec les autres, et se transforment en oiseaux de grande prestance, pour entamer un cours vol gracieux, un ballet aérien qui que pour nous.
L’autre espèce bien représentée dans l’étendue aquatique de Djouj est le cormoran. Lorsqu’il pêche, contrairement au gras pélican, il s’immerge jusqu’à ce que seul sa tête et son coup soient hors de l’eau, ce qui lui donne l’allure d’un serpent. Moins ordonnés, les cormorans restent ensemble mais sans synchronie, certains dans l’eau et d’autres perchés dans les arbres, où ils étendent leurs ailes pour se sécher, dans une posture béate qui n’est pas sans rappeler la prière au soleil. Lorsque nous passons trop proche, les cormorans s’envolent en pagaille mais à fleur d’eau, et pendant un court instant nous volons avec eux, sur les eaux de la mangrove de Djouj.
D’autres habitants de Djouj, qui m’ont moi, moins intéressés, ont fasciné nos compagnons de voyage Français : tous les croco, tous les croco, tous les crocodiles, sur le bords du Nil ont disparu n’en parlons plus ! Nous avons vue les petits, les jeunes et la maman (1 m de long à peu près). J’ai trouvé peu rassurant que les touristes se penchent par dessus la barque pour prendre des photos quand le guide m’a mentionné que le papa aimait bien rester sous l’eau, et se trouvait vraisemblablement... sous notre barque !
De façon anecdotique, il y avait aussi des phacochères au parc de Djouj, mais nous les avons a peine entrevus... de toutes façons ils sont moins jolis que les oiseaux.
Nous allons en pirogue (notons bien, cette pirogue la n’a rien à voir avec celle de Ngor, elle est très large, très stable, et très rassurante. Sur cette longue ballade de quelques heures, nous avons tous le loisir d’observer, de très près, des pélicans, cormorans, et autres oiseaux aquatiques et migrateurs.
Nous sommes informées qu’il y a à peu près 15 000 pélicans au parc en ce moment. Ils sont là, paisiblement en train de voguer dans la mangrove, ou en train de s’adonner à la pêche collective. C’est fascinant de voir ces oiseaux, tous bien synchronisés, se pencher dans l’eau à la recherche de poisson, et d’observer les quelques chanceux qui ont attrapé quelque chose le retourner, avant de l’engloutir d’un seul coup. Puis, d’un coup, les pélicans abandonnent leurs rôles de gros canards pour prendre leur envol, toujours en harmonie parfaite les uns avec les autres, et se transforment en oiseaux de grande prestance, pour entamer un cours vol gracieux, un ballet aérien qui que pour nous.
L’autre espèce bien représentée dans l’étendue aquatique de Djouj est le cormoran. Lorsqu’il pêche, contrairement au gras pélican, il s’immerge jusqu’à ce que seul sa tête et son coup soient hors de l’eau, ce qui lui donne l’allure d’un serpent. Moins ordonnés, les cormorans restent ensemble mais sans synchronie, certains dans l’eau et d’autres perchés dans les arbres, où ils étendent leurs ailes pour se sécher, dans une posture béate qui n’est pas sans rappeler la prière au soleil. Lorsque nous passons trop proche, les cormorans s’envolent en pagaille mais à fleur d’eau, et pendant un court instant nous volons avec eux, sur les eaux de la mangrove de Djouj.
D’autres habitants de Djouj, qui m’ont moi, moins intéressés, ont fasciné nos compagnons de voyage Français : tous les croco, tous les croco, tous les crocodiles, sur le bords du Nil ont disparu n’en parlons plus ! Nous avons vue les petits, les jeunes et la maman (1 m de long à peu près). J’ai trouvé peu rassurant que les touristes se penchent par dessus la barque pour prendre des photos quand le guide m’a mentionné que le papa aimait bien rester sous l’eau, et se trouvait vraisemblablement... sous notre barque !
De façon anecdotique, il y avait aussi des phacochères au parc de Djouj, mais nous les avons a peine entrevus... de toutes façons ils sont moins jolis que les oiseaux.
Le Lac Rose
Le week-end suivant (les 7 et 8 janvier) nous quittons tôt Dakar, car une excursion a été prévue : Lac rose le samedi, St-Louis et le parc des oiseaux de Djouj le dimanche.
Le Lac Rose tire sa couleur particulière de plusieurs facteurs, soit :
· la très haute teneur en sel du lac (il est tapissé d’une couche de sel d’1m50 d’épaisseur) ;
· la présence de bactéries dans l’eau ;
· le reflet de la terre rouge.
Les abords du Lac sont le lieu de la libre entreprise. Chacun est libre de venir s’installer sur le rivage et de récolter le sel, lequel sera ensaché et revendu partout en Afrique de l’Ouest. Comme c’est toujours le cas, les tâches sont réparties selon le sexe : alors que les hommes cassent le sel au fond du lac (il n’a qu’un mètre de profondeur), les femmes transportent le sel vers de rivage dans de grosses bassines qu’elles portent sur leur tête. Non loin de la rive, on peut observer de pauvres huttes de pailles qui servent d’abris aux travailleurs.
Il y a non loin du Lac Rose, un village peulh qui est de toutes évidences, conçu pour les touristes : où que l’on se tourne, une femme ou un enfant sera en train de poser des actes stéréotypés de la vie au village : on puise de l’eau, on prépare le plat traditionnel, on joue avec les chèvres. Le scénario est le suivant : attendri, le touriste ne résiste pas à la tentation de prendre une photo. S’en suit un séance de « Cadeau, cadeau ! Donne moi cadeau ! » qui rend la vie du touriste très difficile, d’autant plus qu’il vient de se taper une rencontre avec le chef du village qui lui a expressément demandé de ne pas donner d’argent aux villageois... La visite du village, qui reste intéressante tout de même, se termine par une visite à la boutique où l’on peut acheter des souvenirs qui n’ont rien de particulièrement remarquable, avec des prix... affichés en Euros ! Vive l’authenticité !
Nous avons droit par la suite à une très mémorable balade en Jeep dans les dunes de sable. Ça brasse en masse, Maman s’accroche à moi comme à une bouée de sauvetage, tout en riant aux éclats ! Ce qui est extraordinaire, c’est que l’étendue de la zone de dunes de sable est suffisante pour qu’on se croit en plein désert. Et le ravissement, lorsque nous atteignons la mer, la plage sauvage de la Grande Côte, dont les rouleaux sont suffisants pour engloutir un homme...
Le Lac Rose tire sa couleur particulière de plusieurs facteurs, soit :
· la très haute teneur en sel du lac (il est tapissé d’une couche de sel d’1m50 d’épaisseur) ;
· la présence de bactéries dans l’eau ;
· le reflet de la terre rouge.
Les abords du Lac sont le lieu de la libre entreprise. Chacun est libre de venir s’installer sur le rivage et de récolter le sel, lequel sera ensaché et revendu partout en Afrique de l’Ouest. Comme c’est toujours le cas, les tâches sont réparties selon le sexe : alors que les hommes cassent le sel au fond du lac (il n’a qu’un mètre de profondeur), les femmes transportent le sel vers de rivage dans de grosses bassines qu’elles portent sur leur tête. Non loin de la rive, on peut observer de pauvres huttes de pailles qui servent d’abris aux travailleurs.
Il y a non loin du Lac Rose, un village peulh qui est de toutes évidences, conçu pour les touristes : où que l’on se tourne, une femme ou un enfant sera en train de poser des actes stéréotypés de la vie au village : on puise de l’eau, on prépare le plat traditionnel, on joue avec les chèvres. Le scénario est le suivant : attendri, le touriste ne résiste pas à la tentation de prendre une photo. S’en suit un séance de « Cadeau, cadeau ! Donne moi cadeau ! » qui rend la vie du touriste très difficile, d’autant plus qu’il vient de se taper une rencontre avec le chef du village qui lui a expressément demandé de ne pas donner d’argent aux villageois... La visite du village, qui reste intéressante tout de même, se termine par une visite à la boutique où l’on peut acheter des souvenirs qui n’ont rien de particulièrement remarquable, avec des prix... affichés en Euros ! Vive l’authenticité !
Nous avons droit par la suite à une très mémorable balade en Jeep dans les dunes de sable. Ça brasse en masse, Maman s’accroche à moi comme à une bouée de sauvetage, tout en riant aux éclats ! Ce qui est extraordinaire, c’est que l’étendue de la zone de dunes de sable est suffisante pour qu’on se croit en plein désert. Et le ravissement, lorsque nous atteignons la mer, la plage sauvage de la Grande Côte, dont les rouleaux sont suffisants pour engloutir un homme...
January 05, 2005
Yoff : La grande et belle plage de mes souvenirs
Le dimanche suivant, nous allons à la plage de Yoff, ma plage préférée. Petit après-midi tranquille à écouter le chant de la mer, se gorger de soleil, marcher sur le sable... Un petit garçon tente timidement de nous vendre un cheval et cavalier de fil de fer. Il l’a fait lui-même, je n'achète jamais sur la plage mais cette fois-ci, je ne peux résister à l’envie de l’encourager. Il y a quelque chose de touchant dans la naïveté de son travail.
Nous avons convenu de souper à la pointe des Almadies. Loin de moi d’imaginer le choc culturel de Maman ! Paraît-il que la pointe est beaucoup plus occupée qu’elle ne l’était à l'époque de notre séjour, plus sale aussi. Maman commande des moules... Elle s’attend à des moules marinières et reçoit à la place un plat de moules géantes, à moitié crues et pleines de barbes !!!
Après plusieurs tentatives, nous obtenons au moins que la taille des moules soit réduite, et maman attaque avec un mélange de courage et de scepticisme une plâtrée de moules qu’elle finit tout de même par avaler héroïquement ! (Après avoir très goulûment fini MES frites !)
Entre-temps, une armée de chinois s'était installée aux tables adjacentes, et commandaient des plats gargantuesques de coques qu’ils dégustaient avec appétit en regardant le sublime spectacle de l’océan. Tout ce beau monde noyait les fruits de mer dans la bière, qu’ils buvaient au goulot ! De temps en temps, un volontaire se levait pour redresser le sapin de Noël du restaurant qui périodiquement piquait du nez, faute d'avoir bien été équilibré...
Nous avons convenu de souper à la pointe des Almadies. Loin de moi d’imaginer le choc culturel de Maman ! Paraît-il que la pointe est beaucoup plus occupée qu’elle ne l’était à l'époque de notre séjour, plus sale aussi. Maman commande des moules... Elle s’attend à des moules marinières et reçoit à la place un plat de moules géantes, à moitié crues et pleines de barbes !!!
Après plusieurs tentatives, nous obtenons au moins que la taille des moules soit réduite, et maman attaque avec un mélange de courage et de scepticisme une plâtrée de moules qu’elle finit tout de même par avaler héroïquement ! (Après avoir très goulûment fini MES frites !)
Entre-temps, une armée de chinois s'était installée aux tables adjacentes, et commandaient des plats gargantuesques de coques qu’ils dégustaient avec appétit en regardant le sublime spectacle de l’océan. Tout ce beau monde noyait les fruits de mer dans la bière, qu’ils buvaient au goulot ! De temps en temps, un volontaire se levait pour redresser le sapin de Noël du restaurant qui périodiquement piquait du nez, faute d'avoir bien été équilibré...
January 03, 2005
Un nouvel an à l’Espagnole, à Dakar !
Le nouvel an se passe avec beaucoup de plaisir chez Carlos !
On fête en petit comité, il y a beaucoup de bouffe, quiche, bouchées au saumon fume, poulet yassa, calamar frit. On boit du champagne et du mousseux. A minuit, Carlos sonne les 12 coups et nous prenons un morceau de pomme par coup. Ça sonne vite, on a du mal à suivre, mais c’est drôle.
Toute la semaine, j’avais vu des petits vendeurs se promener avec des pétards. À minuit, tous les individus à Dakar qui en avaient acheté se sont mis de la partie ! Un grand feu d’artifice, organisé par l’État sur la Place de l’Indépendance, a été complété par les dakarois.
Imaginez-vous au 11ème étage d’un immeuble surplombant la ville, sur un balcon dont la vue embrasse tout Dakar ! Il y avait quelque chose d’irréel dans le fait d’assister à cette célébration, comme si toute la ville, les immeubles, les rues, la mer autour se mettaient de la partie pour accueillir la nouvelle année !
Nous avons dansé jusqu’au petit matin, et sommes rentrées épuisées et ravies !
On fête en petit comité, il y a beaucoup de bouffe, quiche, bouchées au saumon fume, poulet yassa, calamar frit. On boit du champagne et du mousseux. A minuit, Carlos sonne les 12 coups et nous prenons un morceau de pomme par coup. Ça sonne vite, on a du mal à suivre, mais c’est drôle.
Toute la semaine, j’avais vu des petits vendeurs se promener avec des pétards. À minuit, tous les individus à Dakar qui en avaient acheté se sont mis de la partie ! Un grand feu d’artifice, organisé par l’État sur la Place de l’Indépendance, a été complété par les dakarois.
Imaginez-vous au 11ème étage d’un immeuble surplombant la ville, sur un balcon dont la vue embrasse tout Dakar ! Il y avait quelque chose d’irréel dans le fait d’assister à cette célébration, comme si toute la ville, les immeubles, les rues, la mer autour se mettaient de la partie pour accueillir la nouvelle année !
Nous avons dansé jusqu’au petit matin, et sommes rentrées épuisées et ravies !
December 26, 2004
Ile de Ngor : ou comment grimper dans une pirogue !
Le 25, nous allons à l’île de Ngor, au nord de Dakar !
L’après-midi commence avec un lunch en bord de mer. Comme toujours, la mer est très bleue, le ciel est sans nuage, le soleil est lumineux. De notre table, nous pouvons contempler l’île de Ngor, notre destination.
Puis, nous prenons la pirogue pour nous rendre à l’île. Cet épisode est source de beaucoup de rires, Maman, de bonne composition se prête au jeu, en riant et en nous répétant qu’elle déteste la pirogue ! Il faut dire que grimper sur cette embarcation est un exercice particulièrement fastidieux : la pirogue est très haute, on a les pieds dans l’eau, et en plus, cet objet aquatique est légèrement instable ! Heureusement que les préposés ont un genre de marchepied ! La mer est un peu houleuse, on est secouées dans la pirogue, on rit beaucoup !
Arrivées sur l’île, le choc : c’est plein de toubabs ! Alors qu’à la plage de Yoff on a le plaisir d’être à peu près seuls, ici on est en rang d’oignons ! enfin, on est de bonne composition, on fait les sardines, comme tout le monde. Par contre, la vue sur le rivage est imprenable !
Après quelques heures de farniente, on se prépare à repartir. Re-belote avec la pirogue, avec cette fois ci une variante rigolote : pas de marchepied pour vous, mesdames ! Maman, que tous les Sénégalais appellent maman aussi d’ailleurs, fini par embarquer dans la pirogue, grâce à l’intervention musclée de 4 gars du coin !
L’après-midi commence avec un lunch en bord de mer. Comme toujours, la mer est très bleue, le ciel est sans nuage, le soleil est lumineux. De notre table, nous pouvons contempler l’île de Ngor, notre destination.
Puis, nous prenons la pirogue pour nous rendre à l’île. Cet épisode est source de beaucoup de rires, Maman, de bonne composition se prête au jeu, en riant et en nous répétant qu’elle déteste la pirogue ! Il faut dire que grimper sur cette embarcation est un exercice particulièrement fastidieux : la pirogue est très haute, on a les pieds dans l’eau, et en plus, cet objet aquatique est légèrement instable ! Heureusement que les préposés ont un genre de marchepied ! La mer est un peu houleuse, on est secouées dans la pirogue, on rit beaucoup !
Arrivées sur l’île, le choc : c’est plein de toubabs ! Alors qu’à la plage de Yoff on a le plaisir d’être à peu près seuls, ici on est en rang d’oignons ! enfin, on est de bonne composition, on fait les sardines, comme tout le monde. Par contre, la vue sur le rivage est imprenable !
Après quelques heures de farniente, on se prépare à repartir. Re-belote avec la pirogue, avec cette fois ci une variante rigolote : pas de marchepied pour vous, mesdames ! Maman, que tous les Sénégalais appellent maman aussi d’ailleurs, fini par embarquer dans la pirogue, grâce à l’intervention musclée de 4 gars du coin !
December 24, 2004
Noël et grand’ messe
Le 24 décembre, Maman est installée dans l’appartement de ma copine, nous nous préparons à fêter Noël.
Nous retrouvons Bill et les autres pour nous rendre au buffet sucré de Noël de l’Ambassade américaine. Petit feu d’artifice, beaucoup de sucreries, de rires et de discussion. Seule ombre au tableau : un malotru est parti avec le sucre à la crème de Maman sans que j’en goûte même un morceau ! L
Nous nous rendons à la cathédrale pour la messe de minuit. L’église est pleine, nous arrivons à nous nicher dans le chœur, sur les côtés. On ne voit pas l’autel, mais par contre on est au premier rang pour la chorale. La messe est très belle, les chants sont longs et très artistiques, très prenants. Je suis ravie d’être dans cette cathédrale où j’ai fait ma première communion.
Comme les Africains aiment la palabre, la messe est très longue et entrecoupée de prêches interminables. Je fais comme quand j’étais petite, j’admire le plafond, superbement peint, qui illustre la montée des Noirs et des Blancs au paradis. Je suis debout depuis le matin, et a 1h30 la messe n’est toujours pas terminée... Je lutte âprement contre le sommeil !
Nous retrouvons Bill et les autres pour nous rendre au buffet sucré de Noël de l’Ambassade américaine. Petit feu d’artifice, beaucoup de sucreries, de rires et de discussion. Seule ombre au tableau : un malotru est parti avec le sucre à la crème de Maman sans que j’en goûte même un morceau ! L
Nous nous rendons à la cathédrale pour la messe de minuit. L’église est pleine, nous arrivons à nous nicher dans le chœur, sur les côtés. On ne voit pas l’autel, mais par contre on est au premier rang pour la chorale. La messe est très belle, les chants sont longs et très artistiques, très prenants. Je suis ravie d’être dans cette cathédrale où j’ai fait ma première communion.
Comme les Africains aiment la palabre, la messe est très longue et entrecoupée de prêches interminables. Je fais comme quand j’étais petite, j’admire le plafond, superbement peint, qui illustre la montée des Noirs et des Blancs au paradis. Je suis debout depuis le matin, et a 1h30 la messe n’est toujours pas terminée... Je lutte âprement contre le sommeil !
December 23, 2004
Ile de Gorée
Le lendemain de son arrivée, j’ai congé de boulot. J’emmène Maman à Gorée, pour redécouvrir ce lieu que j’avais visité avec ma famille il y a 20 ans. Gorée est une île au large de Dakar qui est aujourd’hui classée par l’Unesco dans le patrimoine mondial de l’Humanité. Point stratégique dans la traite des Noirs dès les débuts de la colonisation, elle fut l’objet de guerres coloniales entre les Portugais, les Français, les Hollandais et les Anglais, avec victoire finale des Français. Gorée fut utilisée pour l’entreposage et l’embarquement d’esclaves africains jusqu’à l’abolition de l’esclavage par la Première République à la fin du XVIIIème siècle. Les bâtiments d’origine ont été maintenus jusqu’à aujourd’hui et perpétuent la mémoire des actes qui ont été commis à Gorée.
L’expérience Gorée commence avec la traversée jusqu’à l’île. Taxi de chez moi jusqu’à la Place de l’Indépendance en prenant un itinéraire qui m’est familier, et qui rappelle des souvenirs à Maman : la Corniche, Soumbédioune, descente du Boulevard de la République jusqu’à la Présidence, et la Place de l’Indépendance. Nous descendons à pied jusqu’au port, et je vois une partie de Dakar que je n’avais jamais vue,
Ayant des souvenirs clairs de la Maison des esclaves, nous choisissons plutôt de visiter le musée historique de Gorée. Les photos y sont interdites (désolée !). Le musée est abrite dans une enceinte historique (une ancienne caserne ?) de forme circulaire. Au centre de la cour, nous sommes entourées des portes en forme d’ogive, qui s’ouvrent sur les différentes expositions. Ces salles communiquent toutes entre elles et nous présentent l’histoire du Sénégal, et particulièrement de Gorée de l’ère du paléolithique à nos jours. De l’apparition de la race humaine sur le continent africain à la prédominance actuelle de l’Islam au Sénégal, en passant par la présentation des différents royaumes dioloff, mandingue etc. qui précédèrent la traite des esclaves dont Gorée était le centre, et l’ère coloniale au Sénégal, nous avons droit à un survol complet de l’histoire de la région.
Nous nous promenons dans l’île, profitons de l’architecture coloniale, très typique, les bâtisses sont peintes en jaune ou en rose, et surplombées de bougainvilliers en fleurs extraordinaires. Une petite église nous présente sa crèche, toute délicate. Nous marchons dans une grande allée bordée de Baobabs, jusqu’au sommet de l’île, pour contempler le coucher de soleil sur la mer, et Dakar au loin. Des artistes peintres proposent leur production le long du chemin, des toiles présentant des silhouettes élancées, fines et délicates, se livrant aux activités traditionnelles africaines : le pilage de mil, la danse, le portage, la pêche à la pirogue... à la descente nous prenons un petit café près de la plage, et achetons des colliers très fins, très typiques.
Au retour, nous allons souper au Just 4 U, pour l’anniversaire d’Andréa, ambiance musicale africaine et poisson grillé complètent la journée !
L’expérience Gorée commence avec la traversée jusqu’à l’île. Taxi de chez moi jusqu’à la Place de l’Indépendance en prenant un itinéraire qui m’est familier, et qui rappelle des souvenirs à Maman : la Corniche, Soumbédioune, descente du Boulevard de la République jusqu’à la Présidence, et la Place de l’Indépendance. Nous descendons à pied jusqu’au port, et je vois une partie de Dakar que je n’avais jamais vue,
Ayant des souvenirs clairs de la Maison des esclaves, nous choisissons plutôt de visiter le musée historique de Gorée. Les photos y sont interdites (désolée !). Le musée est abrite dans une enceinte historique (une ancienne caserne ?) de forme circulaire. Au centre de la cour, nous sommes entourées des portes en forme d’ogive, qui s’ouvrent sur les différentes expositions. Ces salles communiquent toutes entre elles et nous présentent l’histoire du Sénégal, et particulièrement de Gorée de l’ère du paléolithique à nos jours. De l’apparition de la race humaine sur le continent africain à la prédominance actuelle de l’Islam au Sénégal, en passant par la présentation des différents royaumes dioloff, mandingue etc. qui précédèrent la traite des esclaves dont Gorée était le centre, et l’ère coloniale au Sénégal, nous avons droit à un survol complet de l’histoire de la région.
Nous nous promenons dans l’île, profitons de l’architecture coloniale, très typique, les bâtisses sont peintes en jaune ou en rose, et surplombées de bougainvilliers en fleurs extraordinaires. Une petite église nous présente sa crèche, toute délicate. Nous marchons dans une grande allée bordée de Baobabs, jusqu’au sommet de l’île, pour contempler le coucher de soleil sur la mer, et Dakar au loin. Des artistes peintres proposent leur production le long du chemin, des toiles présentant des silhouettes élancées, fines et délicates, se livrant aux activités traditionnelles africaines : le pilage de mil, la danse, le portage, la pêche à la pirogue... à la descente nous prenons un petit café près de la plage, et achetons des colliers très fins, très typiques.
Au retour, nous allons souper au Just 4 U, pour l’anniversaire d’Andréa, ambiance musicale africaine et poisson grillé complètent la journée !
La visite de Maman
Ma maman est venue pour Noël. C’était merveilleux d’avoir auprès de soi sa mère, d’avoir totale confiance en son interlocuteur. Que de rires, de conversations joyeuses, de confidences échangées. Que c’est merveilleux aussi de se faire chouchouter par sa petite maman ! Grâce à une amie qui me prête son appartement, maman est installée à 2 pas de mon bureau, je peux ainsi prendre les 3 repas avec elle, y compris ma longue pause pour de 2 heures et demie.
December 20, 2004
L'ambiance précédant Noël a Dakar
Malgré le fait que le Sénégal soit un pays très largement musulman, les Sénégalais aiment faire la fête, et prennent l’occasion au vol. Bien sur, Noël ici est exempt de toute teinte religieuse. On célèbre la fin de l'année une semaine a l’avance, rek !
Quelques anecdotes :
Ø Mansour, 7 ans, musulman pratiquant et très fervent, m’a demande son cadeau de Noël.
Ø Le sapin de Noël en plastique est la commodité la plus facile a trouver en ville en ce moment, de même que les boules, guirlandes, pères Noëls musicaux, et autres gogosse de Noyel !
Ø La boutique électronique près de place de l'Indépendance a son propre Père Noël... Pauvre Sénégalais, enfoui dans son costume rouge et sa barbe blanche... Il doit avoir chaud...
Quelques anecdotes :
Ø Mansour, 7 ans, musulman pratiquant et très fervent, m’a demande son cadeau de Noël.
Ø Le sapin de Noël en plastique est la commodité la plus facile a trouver en ville en ce moment, de même que les boules, guirlandes, pères Noëls musicaux, et autres gogosse de Noyel !
Ø La boutique électronique près de place de l'Indépendance a son propre Père Noël... Pauvre Sénégalais, enfoui dans son costume rouge et sa barbe blanche... Il doit avoir chaud...
December 10, 2004
La conférence IIPI
Description générale
La conférence organisée par l’International Intellectual Property Institute (IIPI) portait sur la question de la propriété intellectuelle (IP) et du développement. Le programme s'étalait sur 3 jours :
Ø Jour 1 : IP et développement économique
Ø Jour 2 : IP et santé publique
Ø Jour 3 : IP et développement culturel
Conclusions
Ce qui ressort de ces trois jours de séminaires et que la protection des droits de propriété intellectuelle (brevets, marques de commerce, droits d’auteurs, appellations d’origines) est essentielle au développement des pays dits “sous-développés" :
Ø En matière de développement économique, il s’agit de rassurer les investisseurs étrangers en par l'établissement d’un système de protection de leurs droits, mais aussi de stimuler la recherche et développement locales en incitant les chercheurs a développer de nouvelles technologies.
Ø En ce qui concerne la santé publique, il s’agit surtout de protéger le public de médicaments contrefaits et donc de mettre en place des infrastructures de réglementation des médicaments et aliments. L’autre aspect essentiel est de rendre possible la production locale ou du moins d’augmenter l'accessibilité des populations aux médicaments essentiels.
Ø En ce qui concerne le développement culturel, les questions soulevées relèvent à la fois de la protection et du développement des ressources culturelles locales
Le rapport de réunion est disponible sur http://rapports.mgpilon.com
La conférence organisée par l’International Intellectual Property Institute (IIPI) portait sur la question de la propriété intellectuelle (IP) et du développement. Le programme s'étalait sur 3 jours :
Ø Jour 1 : IP et développement économique
Ø Jour 2 : IP et santé publique
Ø Jour 3 : IP et développement culturel
Conclusions
Ce qui ressort de ces trois jours de séminaires et que la protection des droits de propriété intellectuelle (brevets, marques de commerce, droits d’auteurs, appellations d’origines) est essentielle au développement des pays dits “sous-développés" :
Ø En matière de développement économique, il s’agit de rassurer les investisseurs étrangers en par l'établissement d’un système de protection de leurs droits, mais aussi de stimuler la recherche et développement locales en incitant les chercheurs a développer de nouvelles technologies.
Ø En ce qui concerne la santé publique, il s’agit surtout de protéger le public de médicaments contrefaits et donc de mettre en place des infrastructures de réglementation des médicaments et aliments. L’autre aspect essentiel est de rendre possible la production locale ou du moins d’augmenter l'accessibilité des populations aux médicaments essentiels.
Ø En ce qui concerne le développement culturel, les questions soulevées relèvent à la fois de la protection et du développement des ressources culturelles locales
Le rapport de réunion est disponible sur http://rapports.mgpilon.com
December 02, 2004
Le Vaudou Senegalais
J’ai eu récemment une discussion avec des amis sénégalais qui m’informent du fait que l’animisme est encore une pratique vivante au Sénégal. J’en profite pour décrire quelques rites qui m’ont été racontés.
a) La confession
La confession est un rite dont l'objectif est de purifier le sujet. Le "confessé" se présente devant le confesseur après avoir bu une concoction dont j'ignore la composition. S'il s'agit d'une femme, elle sera vêtue de la tenue traditionnelle féminine, c'est à dire un pagne sans rien d'autre pour le haut du corps. Pour les hommes, je ne sais pas, mais je présumerai que l'habillement est plutôt simple aussi. Le ou la personne à confesser se présente donc avec un offrande pour le confesseur (la personne que je connais a apporte un poulet). Puis elle s'assoit entre ses jambes de façon a lui faire dos, et lui raconte tous les péchés qu'elle pense avoir commis. Une fois la confession terminée, le sujet est libre de partir et le rite est fini. L'objectif est de purifier la personne afin qu'elle guérisse de quelque affection qu'elle ait.
b) Le sacrifice à l’arbre du village
Ce rite a pour objectif de maintenir la prospérité dans le village. Un arbre est choisi comme symbole des ancêtres et esprits du village. Une fois par année, on lui sacrifie une vache, c'est-à-dire qu'on égorge une vache en dessous dudit arbre et que l'on chante. Une fois la cérémonie terminée, on fait cuire l'animal et tout le monde en mange !
a) La confession
La confession est un rite dont l'objectif est de purifier le sujet. Le "confessé" se présente devant le confesseur après avoir bu une concoction dont j'ignore la composition. S'il s'agit d'une femme, elle sera vêtue de la tenue traditionnelle féminine, c'est à dire un pagne sans rien d'autre pour le haut du corps. Pour les hommes, je ne sais pas, mais je présumerai que l'habillement est plutôt simple aussi. Le ou la personne à confesser se présente donc avec un offrande pour le confesseur (la personne que je connais a apporte un poulet). Puis elle s'assoit entre ses jambes de façon a lui faire dos, et lui raconte tous les péchés qu'elle pense avoir commis. Une fois la confession terminée, le sujet est libre de partir et le rite est fini. L'objectif est de purifier la personne afin qu'elle guérisse de quelque affection qu'elle ait.
b) Le sacrifice à l’arbre du village
Ce rite a pour objectif de maintenir la prospérité dans le village. Un arbre est choisi comme symbole des ancêtres et esprits du village. Une fois par année, on lui sacrifie une vache, c'est-à-dire qu'on égorge une vache en dessous dudit arbre et que l'on chante. Une fois la cérémonie terminée, on fait cuire l'animal et tout le monde en mange !
La Course Au Logement
Je vous ai déjà parlé des problèmes de transport à Dakar. Un autre problème auquel est confronté toute personne vivant à Dakar (toubab ou buniul), est le problème du logement. Font exception à la règle les expatriés qui sont logés et véhiculés par leur employeur, qui eux bien sur n’ ont aucune raison de s’en inquiéter…
S’il y a une chose à savoir à Dakar, c’est que si on a besoin de quelque chose, il faut en parler, éventuellement on va trouver…
a) Les courtiers
Si il y a quelque chose à éviter comme la peste quand on est nouveau à Dakar, ce sont les courtiers. A moins d’être assez bien nanti pour pouvoir se permettre une belle arnaque, il vaut s’abstenir ou se faire conseiller par des habitués en qui on peut avoir confiance.
Quelques règles
1. Toujours s’assurer d’avoir un écrit ;
2. Toujours se rappeler que le courtier n’est pas la pour vous rendre service, il est la pour sa commission ;
3. Rien n’est garanti tant que le 1er mois de loyer (et la caution) ne sont pas payés entièrement au propriétaire ;
4. Si on vous offre de vous garantir un logement contre dépôt, ce n’est pas nécessairement une avance sur loyer ;
5. Il est possible, souhaitable et normal de vouloir rencontrer le propriétaire ;
6. La commission est négociable : les courtiers demandent toujours l’équivalent d’un mois de loyer mais il est possible de donner la moitié ou même moins;
7. Sauf exception, les charges (eau, électricité) ne sont pas incluses ;
8. Les toubabs paient toujours plus cher ;
9. Les logements meublés sont plus dispendieux.
b) Les chambres en famille
Pour un séjour de quelques mois, c’est probablement la meilleure option. En général, ces chambres sont plus abordables et surtout très bien tenues. Comme toujours, tout se négocie au Sénégal. Il faut par contre ne jamais oublier le facteur toubab.
Quelques règles
1. Toujours se rappeler que l’hygiène est un concept relatif : ce que votre famille sénégalaise peut faire n’est pas nécessairement ce que vous pouvez faire par ce que nos corps de sont pas adaptés, malgré tout, buvez de l’eau filtrée et lavez-vous les mains ;
2. En général, si on vit en famille et que l’on prévoit de recevoir des visiteurs chez soit (pour dormir) un supplément sera exigé ;
3. Les prix des chambres en famille varient de 5000fCFA à 15000Fcfa la nuit. (En comparaison, une chambre à l’hôtel Grenelle sur le plateau dans un hôtel moyen coûte 27000fCFA la nuit.)
4. Certaines familles imposent un couvre-feu à leurs hébergées (surtout les jeunes femmes).
S’il y a une chose à savoir à Dakar, c’est que si on a besoin de quelque chose, il faut en parler, éventuellement on va trouver…
a) Les courtiers
Si il y a quelque chose à éviter comme la peste quand on est nouveau à Dakar, ce sont les courtiers. A moins d’être assez bien nanti pour pouvoir se permettre une belle arnaque, il vaut s’abstenir ou se faire conseiller par des habitués en qui on peut avoir confiance.
Quelques règles
1. Toujours s’assurer d’avoir un écrit ;
2. Toujours se rappeler que le courtier n’est pas la pour vous rendre service, il est la pour sa commission ;
3. Rien n’est garanti tant que le 1er mois de loyer (et la caution) ne sont pas payés entièrement au propriétaire ;
4. Si on vous offre de vous garantir un logement contre dépôt, ce n’est pas nécessairement une avance sur loyer ;
5. Il est possible, souhaitable et normal de vouloir rencontrer le propriétaire ;
6. La commission est négociable : les courtiers demandent toujours l’équivalent d’un mois de loyer mais il est possible de donner la moitié ou même moins;
7. Sauf exception, les charges (eau, électricité) ne sont pas incluses ;
8. Les toubabs paient toujours plus cher ;
9. Les logements meublés sont plus dispendieux.
b) Les chambres en famille
Pour un séjour de quelques mois, c’est probablement la meilleure option. En général, ces chambres sont plus abordables et surtout très bien tenues. Comme toujours, tout se négocie au Sénégal. Il faut par contre ne jamais oublier le facteur toubab.
Quelques règles
1. Toujours se rappeler que l’hygiène est un concept relatif : ce que votre famille sénégalaise peut faire n’est pas nécessairement ce que vous pouvez faire par ce que nos corps de sont pas adaptés, malgré tout, buvez de l’eau filtrée et lavez-vous les mains ;
2. En général, si on vit en famille et que l’on prévoit de recevoir des visiteurs chez soit (pour dormir) un supplément sera exigé ;
3. Les prix des chambres en famille varient de 5000fCFA à 15000Fcfa la nuit. (En comparaison, une chambre à l’hôtel Grenelle sur le plateau dans un hôtel moyen coûte 27000fCFA la nuit.)
4. Certaines familles imposent un couvre-feu à leurs hébergées (surtout les jeunes femmes).
La Drague Dakaroise
Hé ! Ici, on m’appelle DRIANKE ! alors du coup, je me suis renseignée sur la signification de ce mot et j’ai découvert que pour les sénégalais, il y a plusieurs " marques " de femmes !
a) Diankhr
Se dit généralement des très jeunes filles, pucelles ou autres.
b) Diskette
Se dit des jeunes femmes minces, habillées de pantalons moulants à l’occidentale. Elles sont sexy est souvent très prisées par les jeunes hommes.
c) Drianké
Se dit des femmes (mariées), plus rondouillardes mais élégantes. En générale, s’applique aux grandes femmes… Elles aussi, ont pas mal de succès mais auprès des hommes un peu plus âgées.
d) Dieg
Une femme qui n’est plus célibataire, tout simplement…
Pour ce qui est des hommes, le seul terme que je connaisse pour le moment est celui-ci :
e) Thiof
Appellation du poisson le plus cuisiné au Sénégal (hmmmm fish !), se dit généralement des beaux hommes en demande auprès de la gent féminine.
a) Diankhr
Se dit généralement des très jeunes filles, pucelles ou autres.
b) Diskette
Se dit des jeunes femmes minces, habillées de pantalons moulants à l’occidentale. Elles sont sexy est souvent très prisées par les jeunes hommes.
c) Drianké
Se dit des femmes (mariées), plus rondouillardes mais élégantes. En générale, s’applique aux grandes femmes… Elles aussi, ont pas mal de succès mais auprès des hommes un peu plus âgées.
d) Dieg
Une femme qui n’est plus célibataire, tout simplement…
Pour ce qui est des hommes, le seul terme que je connaisse pour le moment est celui-ci :
e) Thiof
Appellation du poisson le plus cuisiné au Sénégal (hmmmm fish !), se dit généralement des beaux hommes en demande auprès de la gent féminine.
Le Consensus Sur La POLYGAMIE
Au Sénégal, 97% de la population est musulmane. Ça signifie aussi que la majorité des mariages sont polygames. J’ai eu à ce sujet quelques conversations intéressantes avec des sénégalais(es) :
a) Lui
Lui 1 : - Moi, Marie, je veux avoir 4 femmes.
Moi : - Ah bon ? mais dites donc, 4 femmes c’est beaucoup, en tout cas ça coûte cher à entretenir tout ça, non ?
Lui 1 : - non, 4 femmes, c’est bon !
Moi : - ah bon, et ben moi il me semble que 4 femmes sous le même toit qui partagent le même homme, elles vont se chamailler, ça va faire la bagarre ! ça fait pas une bonne ambiance tout ça quand même !
(les autres gars autour de rigoler)
Lui 1 : - non c’est pas grave ça, bon j’ai le droit d’avoir 4 femmes, je veux avoir 4 femmes.
Moi : - non, la vérité, c’est que tu veux t’amuser, c’est ça non ?
Lui 2 : - oui, c’est ça, avoue le que tu veux encore t’amuser !
Moi : - et toi, qu’est-ce que tu en penses ?
Lui 2 : - ah moi, je suis content avec ma femme, je n’en veux pas d’autres.
Lui 1 : - mais tu as le droit à quatre femmes pourtant !
Lui 2 : - oui, mais ça veut pas dire que je suis obligé…
b) Elle
Moi : - dis-moi, toi qui est musulmane, tu es mariée sous le régime de la polygamie ?
Elle 1 : - mais oui ! (comme si ça allait de soit)
Moi : - et pourquoi ?
Elle 1 : - mais tu l’as dit toi-même, je suis musulmane !
Moi : - et ça te dérange pas ?
Elle 1 : - mais, si il a le droit d’avoir quatre femmes, je vais pas l’en empêcher !
Moi : - mais quand même…
Elle 1 : - mais attend, un mari, il faut bien le gérer ! les hommes sont comme des enfants, il faut
les border, les nourrir, les occuper, les gérer au lit ! si tu t’occupes bien de ton mari, il n’ira pas
prendre une deuxième femme !
Moi : - ah ! je comprends, tu t’arranges pour le garder à toi quand même !
Elle 2 : - oui, d’ailleurs, ici quand un homme prend une deuxième femme, on dit que c’est parce qu’il n’est pas satisfait !
Elle 1 : - oui, en tout cas le mien, tant que je ne veux pas, il ne bouge pas !
Ah……à malin, maligne et demi !
a) Lui
Lui 1 : - Moi, Marie, je veux avoir 4 femmes.
Moi : - Ah bon ? mais dites donc, 4 femmes c’est beaucoup, en tout cas ça coûte cher à entretenir tout ça, non ?
Lui 1 : - non, 4 femmes, c’est bon !
Moi : - ah bon, et ben moi il me semble que 4 femmes sous le même toit qui partagent le même homme, elles vont se chamailler, ça va faire la bagarre ! ça fait pas une bonne ambiance tout ça quand même !
(les autres gars autour de rigoler)
Lui 1 : - non c’est pas grave ça, bon j’ai le droit d’avoir 4 femmes, je veux avoir 4 femmes.
Moi : - non, la vérité, c’est que tu veux t’amuser, c’est ça non ?
Lui 2 : - oui, c’est ça, avoue le que tu veux encore t’amuser !
Moi : - et toi, qu’est-ce que tu en penses ?
Lui 2 : - ah moi, je suis content avec ma femme, je n’en veux pas d’autres.
Lui 1 : - mais tu as le droit à quatre femmes pourtant !
Lui 2 : - oui, mais ça veut pas dire que je suis obligé…
b) Elle
Moi : - dis-moi, toi qui est musulmane, tu es mariée sous le régime de la polygamie ?
Elle 1 : - mais oui ! (comme si ça allait de soit)
Moi : - et pourquoi ?
Elle 1 : - mais tu l’as dit toi-même, je suis musulmane !
Moi : - et ça te dérange pas ?
Elle 1 : - mais, si il a le droit d’avoir quatre femmes, je vais pas l’en empêcher !
Moi : - mais quand même…
Elle 1 : - mais attend, un mari, il faut bien le gérer ! les hommes sont comme des enfants, il faut
les border, les nourrir, les occuper, les gérer au lit ! si tu t’occupes bien de ton mari, il n’ira pas
prendre une deuxième femme !
Moi : - ah ! je comprends, tu t’arranges pour le garder à toi quand même !
Elle 2 : - oui, d’ailleurs, ici quand un homme prend une deuxième femme, on dit que c’est parce qu’il n’est pas satisfait !
Elle 1 : - oui, en tout cas le mien, tant que je ne veux pas, il ne bouge pas !
Ah……à malin, maligne et demi !
Les P’tits Bobos
Tourista
Ici, tout le monde a la tourista un jour ou l’autre. Le pire, c’est qu’elle entre sans frapper la p’tite modite ! L’autre jour j’étais à la plage, et j’ai eu un épisode… la seule toilette que j’ai trouvé était (horreur !) une toilette turque ! Je maudit le sadique qui a inventé cet engin de dégradation de la personne humaine jusqu’à la 7ème génération !
Paludisme
J’ai remarqué que le palu (ou la malaria) sont ici l’objet d’une obsession et d’une ignorance étonnante. Tu as le rhume, on te dit que tu as le palu ; tu as mal au cœur, on te dit "c’est le palu", tu fait une gastro, même diagnostique.
Au fait, avis à quiconque pense prendre du Lariam à titre préventif, ce médicament devrait être retiré du marché. Il paraît qu’il fait halluciner, en tout cas moi j’ai arrêté de le prendre, (je suis déjà impaludée de toutes façons). Ras le bol d’avoir mal au cœur, de mal dormir et d’être dérangée la moitié de la semaine !
Ici, tout le monde a la tourista un jour ou l’autre. Le pire, c’est qu’elle entre sans frapper la p’tite modite ! L’autre jour j’étais à la plage, et j’ai eu un épisode… la seule toilette que j’ai trouvé était (horreur !) une toilette turque ! Je maudit le sadique qui a inventé cet engin de dégradation de la personne humaine jusqu’à la 7ème génération !
Paludisme
J’ai remarqué que le palu (ou la malaria) sont ici l’objet d’une obsession et d’une ignorance étonnante. Tu as le rhume, on te dit que tu as le palu ; tu as mal au cœur, on te dit "c’est le palu", tu fait une gastro, même diagnostique.
Au fait, avis à quiconque pense prendre du Lariam à titre préventif, ce médicament devrait être retiré du marché. Il paraît qu’il fait halluciner, en tout cas moi j’ai arrêté de le prendre, (je suis déjà impaludée de toutes façons). Ras le bol d’avoir mal au cœur, de mal dormir et d’être dérangée la moitié de la semaine !
Bush ne fait pas l’unanimité
Ici, il y a eu beaucoup de discussions autour des élections américaines. La majorité des américains que je fréquente ici ne sont pas en faveur de Bush. Le soir des élections, nous nous sommes regroupés à plusieurs pour écouter Fahrenheit 9/11, bien que nous sachions déjà que Kerry avait perdu.
C’était un peu comme si nous avions le désir de confirmer nos opinions respectives en se disant, et bien oui, voilà, la volonté du peuple américain est telle, pourtant… En même temps, Michael Moore est un peu démagogue dans son discours, il y a quelque chose de pamphlétaire dans son film. C’est vrai qu’avec des images et des bonnes coupures, on peut faire dire n’importe quoi, à n’importe qui.
En même temps, je ne peux pas m’empêcher de penser que le système électoral américain laisse à désirer. (A ce propos, on m’a finalement bien expliqué, merci B.!)
Alors pour ceux que ça intéresse, voilà le système, tel qu’expliqué par mon ami B. :
C’était un peu comme si nous avions le désir de confirmer nos opinions respectives en se disant, et bien oui, voilà, la volonté du peuple américain est telle, pourtant… En même temps, Michael Moore est un peu démagogue dans son discours, il y a quelque chose de pamphlétaire dans son film. C’est vrai qu’avec des images et des bonnes coupures, on peut faire dire n’importe quoi, à n’importe qui.
En même temps, je ne peux pas m’empêcher de penser que le système électoral américain laisse à désirer. (A ce propos, on m’a finalement bien expliqué, merci B.!)
Alors pour ceux que ça intéresse, voilà le système, tel qu’expliqué par mon ami B. :
- Des élections sont tenues dans chaque état américain, et ceci par le vote à majorité absolue.
- Pour chaque état gagné, les parties gagnent ses " Electoral votes " - mal traduit par " les grands électeurs ".
- Les votes électoraux sont distribué entres les états à proportion de la population.
- Le candidat qui a le plus de votes électoraux remporte l’élection.
Ce qui est extraordinaire, c’est que le nombre de votes électoraux gagnés ne représente absolument pas la volonté de l’état : à tout prendre, Bush et Kerry étaient à 50-50 à 136 000 voix près, mais Bush ayant les 136 000 voix supplémentaires, il a remporte la totalité des votes électoraux de l’Ohio (en non la moitié).
Gee Wiz ! Vive la démocratie !
November 05, 2004
Le royaume de la Plage
La plage de YOFF
Plage ! Je commence à prendre l’habitude d’aller à la plage le dimanche, et je crois que cette habitude se mute en dépendance ! Je devais y aller avec Nathalie et ses enfants, finalement elle annule à la dernière minute…Mais mes comparses habituels sont au rendez-vous, on va à Yoff, encore, en Diag’, ne vous en déplaise, et on se partage la case. On trouve une épicerie pas loin, on se fait un pic nic !
Cyrine vient nous rejoindre avec un ami sénégalais à elle, un ado timide mais superbe, qui finalement s’ouvre un peu juste à la fin de la journée. La mer est très forte, très bleue, sublime. Le bruit régulier des vagues me berce, je m’endors un peu, j’essaye de lire mais rien n’y fait, mes yeux se ferment.
Entre 2 somnolences, on partage un fou rire ou une gaufre, mais surtout, on se fait don de silence, on est bien ensemble, pas besoin de faire de bruit ! Hummmm…. C’est un de mes meilleurs week-ends depuis que je suis arrivée à DKR, en fait, une de mes meilleures semaines.
La plage des MAMELLES
Dimanche, plage, je vais pour faire changement à la plage des Mamelles. La plage n’est pas très belle, il y a beaucoup de rochers, mais par contre on est à flanc de montagne, la vue est superbe.
Je porte (est-ce par courage ou par ambition) mon nouveau bikini, le premier bikini que je me sois acheté de ma vie… Par contre, je suis prudente, j’évite le soleil de midi, c’est bon je ne brûle pas trop.
La PETITE CORNICHE
A la pause je fais une longue marche avec Amélie, ma collègue casamançaise. On est sur la petite corniche, et on se rend jusqu’à l’hotel Savannah. (Un bon 2h de marche quoi !) C’est un circuit de marche que j’adore, on quitte la place de l’indépendance, on passe devant le palais présidentiel, on coupe devant l’immeuble administratif (où apparemment les femmes doivent porter une jupe obligatoirement), on descend une petite cote et hop ! On plonge dans le turquoise de l’océan Atlantique. La petite corniche surplombe une falaise, et c’est le seul endroit que j’ai trouvé pour le moment où l’eau est verte. Il y a des arbres fleuris qui tombent de la falaise, tout cela est un mélange savant de vert et de bleu, une vrai carte postale !
Plage ! Je commence à prendre l’habitude d’aller à la plage le dimanche, et je crois que cette habitude se mute en dépendance ! Je devais y aller avec Nathalie et ses enfants, finalement elle annule à la dernière minute…Mais mes comparses habituels sont au rendez-vous, on va à Yoff, encore, en Diag’, ne vous en déplaise, et on se partage la case. On trouve une épicerie pas loin, on se fait un pic nic !
Cyrine vient nous rejoindre avec un ami sénégalais à elle, un ado timide mais superbe, qui finalement s’ouvre un peu juste à la fin de la journée. La mer est très forte, très bleue, sublime. Le bruit régulier des vagues me berce, je m’endors un peu, j’essaye de lire mais rien n’y fait, mes yeux se ferment.
Entre 2 somnolences, on partage un fou rire ou une gaufre, mais surtout, on se fait don de silence, on est bien ensemble, pas besoin de faire de bruit ! Hummmm…. C’est un de mes meilleurs week-ends depuis que je suis arrivée à DKR, en fait, une de mes meilleures semaines.
La plage des MAMELLES
Dimanche, plage, je vais pour faire changement à la plage des Mamelles. La plage n’est pas très belle, il y a beaucoup de rochers, mais par contre on est à flanc de montagne, la vue est superbe.
Je porte (est-ce par courage ou par ambition) mon nouveau bikini, le premier bikini que je me sois acheté de ma vie… Par contre, je suis prudente, j’évite le soleil de midi, c’est bon je ne brûle pas trop.
La PETITE CORNICHE
A la pause je fais une longue marche avec Amélie, ma collègue casamançaise. On est sur la petite corniche, et on se rend jusqu’à l’hotel Savannah. (Un bon 2h de marche quoi !) C’est un circuit de marche que j’adore, on quitte la place de l’indépendance, on passe devant le palais présidentiel, on coupe devant l’immeuble administratif (où apparemment les femmes doivent porter une jupe obligatoirement), on descend une petite cote et hop ! On plonge dans le turquoise de l’océan Atlantique. La petite corniche surplombe une falaise, et c’est le seul endroit que j’ai trouvé pour le moment où l’eau est verte. Il y a des arbres fleuris qui tombent de la falaise, tout cela est un mélange savant de vert et de bleu, une vrai carte postale !
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