Haaaaaa !
2 semaines de reve viennent de s'achever, avec le retour de mon chouchou qui maintenant croule sous la neige montréalaise. De ces deux semaines, un bilan s'impose. Sans pour autant étaler l'objet de ma pudeur, je vous dirai que les retrouvailles furent telles qu'espérées, et que les vacances étaient bien méritées.
Je préfère d'ailleurs me concentrer sur la seconde partie du voyage de David, qui a eu lieu en la très belle ville de Saint Louis. Il faut savoir que Saint-Louis est la seconde grande ville du Sénégal, et que (un peu comme Québec vis à vis Montréal) elle a un cachet de ville historique malgré le calme qui s'en dégage.
Donc, Mardi matin, départ pour Saint-Louis en Taxi avec Diba, le chauffeur recommandé par un ami. Route un peu fatigante surtout pour moi (je découvre avec envie que Dadou dort dans n'importe quelles conditions, ce qui explique surement ses etourderies). Arrivée à Saint Louis et poulet Yassa avec notre chauffeur, c'est le second mets Sénégalais que mon chéri goutera. Puis, la recherche d'un hotel abordable (toujours aussi organisés, j'ai laissé mon portable à Dakar, et nous n'avons pas de réservations). Petit tour dans la ville, repos à l'hotel (moins abordable qu'on l'espérait) et découverte de l'auberge bijou qu'on recherchait - l'Harmattan ! Réservation (chez Sahel Découverte) du voyage en Mauritanie pour le jeudi. Rencontre aussi d'un sympathique et intéressant québécois en vacances, que nous croiserons maintes fois pendant notre séjour. Souper dans un resto qui n'a plus rien à la carte. Dadou boude et fini par manger une merguez dans un fast food (brrrrrrr).
Mercredi, petit dej' décevant à l'hotel, déménagement à l'auberge. Longue marche dans Saint-Louis, visite du seul musée qu'il y a en ville. David est fasciné par les cours d'histoire qui y sont dispensé via l'exposition. J'y retrouve l'essentiel de ce qu'on voit à Gorée. Ensuite, longue marche sur la langue de terre qui encercle l'ile et qui est habitée par les pêcheurs : Get N'Dar. Les enfants nous interpellent "Toubab ! Toubab !" mais l'ambiance est sympathique, en fait beaucoup plus agréable que sur l'île Saint-Louis même ou on est assailli sans cesse par des "attrape-touristes". Le soir, souper en amoureux au bord de l'eau, on boit beacoup de vin, on se laisse aller. On fini la soirée dans un petit bar "Chez Marco", tenu par 2 fanatiques de jazz et de whiski. On rit au larmes, et on va se coucher.
Jeudi matin, réveil à 8h ! Pour nous, c'est tout un exploit ! On se rend au lieu de rendez-vous pour l'excursion mauritanienne. Nous voyagerons avec une allemande et deux autrichiennes, tout ce beau monde est fort sympathique. En car jusqu'à la frontière, puis passage de la frontière à pied et rencontre avec le guide mauritanien, Boukoum (c'est un Peulh) qui nous escortera au village et au Désert. On traverse la suite de la réserve du Djoudj et c'est l'occasion de prendre des phacochères en photos (pourquoi y-en-a-t-il tant en Mauritanie, d'ailleurs?) On arrive dans un village nomade ou nous prendrons le thé avec les villageois. Le thé mauritanien, comme le thé sénégalais, se sert en 3 services :
- le 1er, amer comme la mort ;
- le 2nd, doux comme la vie ;
- le 3eme, sucré comme "golo golo dans la case" dit le guide.
Contrairement au thé sénégalais, par contre, il est beaucoup moins fort et plus facile à digérer. Puis on repart pour le désert, ou nous déjeunerons sous la tente du poisson sauté agrémenté de "kara kara boum boum", et aurons l'opportunité de marcher dans le sable et de contempler la mer. La transition entre la savane et le désert est brutale, la chaleur est écrasante, et le sable, aveuglant. Des dunes nous entourent, presque à perte de vue. Après le déjeuner, nous nous retrouvons à deux, marchant dans ces dunes lunaires, martiennes ? en tout cas, très extraterrestes, pour finalement aboutir devant ces merveilleux rouleaux d'eau salée, ce bleu infini qui se confond avec celui du ciel. Puis, retour direct sur la frontière, on récupère (non sans un certain soulagement) nos passeports et on rentre à Saint-Louis. Le soir, nous soupons avec notre copain québécois, qui nous raconte avec enthousiasme ses expériences locales et sa vie en Thailande.
Le lendemain, réveil à 5h du matin (aîe ouille c'est pénible) pour rentrer sur Dakar en taxi, que nous partagerons avec notre nouvel ami et une charmante dame sénégalaise. Arrivés à Dakar, on fonce chez une amie sénégalaise qui nous attendait pour le déjeuner, et on file se reposer un peu, David part... le soir même, on a failli ne pas s'en rendre compte !
Me revoila renvoyée à mon célibat forcé, à mon travail est mes angoisses familières... l'atterrissage est dur, mais temporaire, puisque mon séjour au Sénégal s'achève lui aussi, je suis à 4 semaines de mon départ...
March 07, 2005
March 03, 2005
February 26, 2005
Impressions d'un vacancier... rafraichissant, n'est-ce pas ?
Parfois, c'est vraiment rafraichissant de voir les réactions d'un toubab fraichement débarqué. Merci à David pour sa contribution à ce journal de bord....
"Marie est un hote parfait pour l occasion. Elle connait juste assez le wolof pour pouvoir converser avec les vrais senegalais ce qui me permet d etre admis en leur compagnie. J essaye d apprendre quelques mots de la langue pour mieux m integrer. Je connais quelques mots, ce n est pas grand chose mais c est assez pour ne pas passer pour un toubabe dedaigneux de la culture locale. Assez pour partager un thé senegalais en presence de Tassi et de ses amis sur la magnifique plage de Yoff.
J ai vu l isle de Gorée, le centre ville de Dakar; la plage. J ai négocié le prix d un collier avec une grosse femme noire. J ai pris un autobus dakarois. J ai meme fait du cheval sur la plage au coucher du soleil (magnifique).
La seule mauvaise nouvelle est que je semble avoir ete vole a l areoport: je n ai pas retrouve dans ma valise le telephone et le cadeau que j avais amenes pour Marie. A moins que je les ais laisses a Montreal?
Ici il fait 22 degre et ils ont froid!"
"Marie est un hote parfait pour l occasion. Elle connait juste assez le wolof pour pouvoir converser avec les vrais senegalais ce qui me permet d etre admis en leur compagnie. J essaye d apprendre quelques mots de la langue pour mieux m integrer. Je connais quelques mots, ce n est pas grand chose mais c est assez pour ne pas passer pour un toubabe dedaigneux de la culture locale. Assez pour partager un thé senegalais en presence de Tassi et de ses amis sur la magnifique plage de Yoff.
J ai vu l isle de Gorée, le centre ville de Dakar; la plage. J ai négocié le prix d un collier avec une grosse femme noire. J ai pris un autobus dakarois. J ai meme fait du cheval sur la plage au coucher du soleil (magnifique).
La seule mauvaise nouvelle est que je semble avoir ete vole a l areoport: je n ai pas retrouve dans ma valise le telephone et le cadeau que j avais amenes pour Marie. A moins que je les ais laisses a Montreal?
Ici il fait 22 degre et ils ont froid!"
February 24, 2005
Hash Trash - S2H3 Run #7
Below is the Hash Trash for the Sunday Dakar Hash, which I joined 2 weeks ago...
It's more innocent that it looks !
========================================
Hash Trash
S2H3 Run #7 – February 20, 2005
(Attached photos provided by our Hash Flash, Just Anna)
Start and Circle: Ebbett’s Field
Present:
*last names have been removed for confidentiality purposes*
Allez-les-Anglais
All Wet One
British Biker Bitch
First Sinner
Gabe-the-Babe
Green Goddess
Matterhorny
D. Buonadonna (great name!)
Anna
Therman
Suzanne
Alexis
Neil
Katie
Jeff
Kongo
Ivan
Keith
Andi
Dave
Christine
Chino
Brandon
Sarah
Cailin
Serigne
Jill
Marie
Carey
Lisa
Jared
Katie
André
Arlette
Hares: Just Chino & Just Lisa; Dragged-in-at-the-last-minute-hare: Just Marie (see below, under Baptisms, for why)
This run was S2H3’s very first night-time hash. Beer-soaked kudos to Chino for providing glow-in-the-dark accessories to help track the hashers and make them look really cool. Looking back on trail and seeing long lines of colored circles bobbing in the dark was awesome! Pity he couldn’t keep a handle on the rain....
This special WAIST hash led to an outstanding turnout for our very young hash! Similar beery kudos to Just Lisa for having the idea in the first place. Our numbers swelled with the many Peace Corps Volunteers who joined us, clueless as to what the hash really is, but enthusiastic for beer. The majority of our virgins were WAIST PCVs. However, we had other virgins, a visitor from Mauritania, and new friends from South Africa who promise to come again. Keep spreading the word, folks!
The Circle:
This week’s Beer Bitch: Kongo and (Chino? Who were they?)
Virgins:
Suzanne
Alexis
Neil
Katie
Jeff
Ivan
Keith
Andi
Christine
Cailin
Carey
Jared
Katie
Visitors:
D. Buonadonna, Nouakchott H3
Alette , Abidjan H3
André , Abidjan H3
Sins:
Front Running Bastards: Allez les Anglais, Chino, Brandon
Dead F*cking Last: Ivan and Katy W.
Latecummer: Dave (who did not, in fact, actually do the trail)
Language Abuse: Allez-les-Anglais, Virgin Christine & Alexis
Abruptly abandoning the runners’ trail for the walkers’ trail: Jen & Matterhorny
Shortcutting bastard: Matterhorny
Runners getting passed by walkers: Ivan & Sarah
Perceived (but not witnessed) Sex on Trail: Anna & Therman (again!)
Fashion Abuse: Too numerous to mention. Jeez, just buy a f*cking tee-shirt! We have lots...
Peeing on Trail: Neil & Ivan (virginity is no excuse!)
5th Anniversary: Matterhorny, All Wet One, Jen & Lisa
Returnee: Gabe-the-Babe
Get-a-life down-down: Allez-les-Anglais, as usual.
Unhashlike behaviour (excessive discretion): Marie and a series of others who had, in fact, been in the circle before, but who were willing to lie, cheat and steal just to get more beer.
Plus: down-downs for the usual tedious inability to hold a down-down cup in the correct hand, purposely holding it the incorrect hand to drink again, endless private parties, snitching, and the continuing bafflement as to what “head gear” entails.
Baptism:
In an extra-special extravaganza of baptisms, we named THREE hashers this evening. Just Lisa was baptized Clubfooted Cheerleader. What kind of spaz falls off a four-inch curb and fractures her leg – the same week she is setting a trail?!? (Rhetorical question, no answer expected.) Just Jen was baptized Today’s Special, for obvious reasons having solely to do with food (right?!). It was clear to the circle that Today’s Special was feeling zero pain as she staggered in to be named. Finally, Just Dave, the RA, was baptized Circle Jerk. (Again, for obvious reasons.) There was heavy competition between that name and “Delusions of Grandeur (DOG)”, so much so that the standard scream method of voting did not work and we had to actually count raised hands. The fact that many hashers attempted to vote twice, vote with both hands, and generally tried to mess up the procedure did not stop an efficient and clean vote from taking place. A warm hash welcome to the newly-named!
Announcements:
If you have spam filters in place on your email, please be sure to add Green Goddess to your address book (under her civilian name, Sharon ) in order to keep receiving these fascinating missives and any other messages relating to the hash, and not have them blocked by your filter. In the fullness of time, we hope to get a newsgroup going so hashers can post news, questions, stupid jokes, etc. (Oh, Armchair, where aaaare you?)
Remember, if you have a common domain such as sentoo, aol, yahoo or hotmail, be sure to check your mail frequently so your mailbox doesn’t fill up. Many people’s hash trashes and other hash mails are being bounced back because the mailboxes are full.
On After:
There was no On-after as such because this was a night run. However, many hashers stayed to party on at the “bonfire”.
Run No. 8: March 6, 2005. Hares: Allez-les-Anglais & Just Marie. Watch this space for location and directions.
Your friendly Mismanagement Committee:
Grand Mattress Green Goddess
Religious Advisor Circle Jerk
Hash Cash/Hash Stats Heavy Breather
Backup Hash Cash Today’s Special
Hareline Clubfooted Cheerleader
Brewmeister Pissing Purple Princess
Hash Flash Just Anna
It's more innocent that it looks !
========================================
Hash Trash
S2H3 Run #7 – February 20, 2005
(Attached photos provided by our Hash Flash, Just Anna)
Start and Circle: Ebbett’s Field
Present:
*last names have been removed for confidentiality purposes*
Allez-les-Anglais
All Wet One
British Biker Bitch
First Sinner
Gabe-the-Babe
Green Goddess
Matterhorny
D. Buonadonna (great name!)
Anna
Therman
Suzanne
Alexis
Neil
Katie
Jeff
Kongo
Ivan
Keith
Andi
Dave
Christine
Chino
Brandon
Sarah
Cailin
Serigne
Jill
Marie
Carey
Lisa
Jared
Katie
André
Arlette
Hares: Just Chino & Just Lisa; Dragged-in-at-the-last-minute-hare: Just Marie (see below, under Baptisms, for why)
This run was S2H3’s very first night-time hash. Beer-soaked kudos to Chino for providing glow-in-the-dark accessories to help track the hashers and make them look really cool. Looking back on trail and seeing long lines of colored circles bobbing in the dark was awesome! Pity he couldn’t keep a handle on the rain....
This special WAIST hash led to an outstanding turnout for our very young hash! Similar beery kudos to Just Lisa for having the idea in the first place. Our numbers swelled with the many Peace Corps Volunteers who joined us, clueless as to what the hash really is, but enthusiastic for beer. The majority of our virgins were WAIST PCVs. However, we had other virgins, a visitor from Mauritania, and new friends from South Africa who promise to come again. Keep spreading the word, folks!
The Circle:
This week’s Beer Bitch: Kongo and (Chino? Who were they?)
Virgins:
Suzanne
Alexis
Neil
Katie
Jeff
Ivan
Keith
Andi
Christine
Cailin
Carey
Jared
Katie
Visitors:
D. Buonadonna, Nouakchott H3
Alette , Abidjan H3
André , Abidjan H3
Sins:
Front Running Bastards: Allez les Anglais, Chino, Brandon
Dead F*cking Last: Ivan and Katy W.
Latecummer: Dave (who did not, in fact, actually do the trail)
Language Abuse: Allez-les-Anglais, Virgin Christine & Alexis
Abruptly abandoning the runners’ trail for the walkers’ trail: Jen & Matterhorny
Shortcutting bastard: Matterhorny
Runners getting passed by walkers: Ivan & Sarah
Perceived (but not witnessed) Sex on Trail: Anna & Therman (again!)
Fashion Abuse: Too numerous to mention. Jeez, just buy a f*cking tee-shirt! We have lots...
Peeing on Trail: Neil & Ivan (virginity is no excuse!)
5th Anniversary: Matterhorny, All Wet One, Jen & Lisa
Returnee: Gabe-the-Babe
Get-a-life down-down: Allez-les-Anglais, as usual.
Unhashlike behaviour (excessive discretion): Marie and a series of others who had, in fact, been in the circle before, but who were willing to lie, cheat and steal just to get more beer.
Plus: down-downs for the usual tedious inability to hold a down-down cup in the correct hand, purposely holding it the incorrect hand to drink again, endless private parties, snitching, and the continuing bafflement as to what “head gear” entails.
Baptism:
In an extra-special extravaganza of baptisms, we named THREE hashers this evening. Just Lisa was baptized Clubfooted Cheerleader. What kind of spaz falls off a four-inch curb and fractures her leg – the same week she is setting a trail?!? (Rhetorical question, no answer expected.) Just Jen was baptized Today’s Special, for obvious reasons having solely to do with food (right?!). It was clear to the circle that Today’s Special was feeling zero pain as she staggered in to be named. Finally, Just Dave, the RA, was baptized Circle Jerk. (Again, for obvious reasons.) There was heavy competition between that name and “Delusions of Grandeur (DOG)”, so much so that the standard scream method of voting did not work and we had to actually count raised hands. The fact that many hashers attempted to vote twice, vote with both hands, and generally tried to mess up the procedure did not stop an efficient and clean vote from taking place. A warm hash welcome to the newly-named!
Announcements:
If you have spam filters in place on your email, please be sure to add Green Goddess to your address book (under her civilian name, Sharon ) in order to keep receiving these fascinating missives and any other messages relating to the hash, and not have them blocked by your filter. In the fullness of time, we hope to get a newsgroup going so hashers can post news, questions, stupid jokes, etc. (Oh, Armchair, where aaaare you?)
Remember, if you have a common domain such as sentoo, aol, yahoo or hotmail, be sure to check your mail frequently so your mailbox doesn’t fill up. Many people’s hash trashes and other hash mails are being bounced back because the mailboxes are full.
On After:
There was no On-after as such because this was a night run. However, many hashers stayed to party on at the “bonfire”.
Run No. 8: March 6, 2005. Hares: Allez-les-Anglais & Just Marie. Watch this space for location and directions.
Your friendly Mismanagement Committee:
Grand Mattress Green Goddess
Religious Advisor Circle Jerk
Hash Cash/Hash Stats Heavy Breather
Backup Hash Cash Today’s Special
Hareline Clubfooted Cheerleader
Brewmeister Pissing Purple Princess
Hash Flash Just Anna
February 18, 2005
Mon talon a cassé ! (grr Encore une fois).. mais c'est pour la bonne cause !
Cette semaine, je suis allé dîner avec des amis un midi. Jusqu'ici, rien d'extraodinaire, à part le fait que le menu impliquait UN CLUB SANDWICH, ce qui, pour les Nord-Americains qui me lisent, n'a l'air de rien, mais si je vous dis qu'il n'y a pas de club sandwich au Sénégal, mon dîner devient tout un évènement !
Le seul endroit que je connaisse ou on peut manger un Club Sandwich à Dakar est l'ambassade américaine. Alors si on connait les bonnes personnes, et qu'on accepte de passer à travers la haute sécurité, on peut manger un club sandwich. Voila comment je me suis retrouvé en train de faire partir le détecteur de métal, alors que je n'avait littéralement sur moi que mes vêtements (et pas de poches). Il parait que c'était mon soutien-gorge... enfin, j'ai quand même fini par me rendre à la cafétéria... et au plus délicieux (et seul) club sandwich que j'ai mangé depuis des mois !
Sur le chemin du retour, j'ai cassé mon talon de chaussure (HUMF ! ENCORE !!!) alors me voila, boitant avec le peu de dignité qu'il me reste quand un gars me fait : psssst. Ça, c'est la manière sénégalaise de dire "Excusez-moi madame, pourrais-je avoir un moment de votre attention?". Même si cette habitude semble impolie, elle a ses avantages : psssst psssst est beaucoup plus rapide.
Alors je me retourne vers le gars, prête à mordre, je déteste qu'on me psssst, mais c'est un petit cordonnier qui m'offre de me rendre ma dignité ! Bien évidemment, j'accepte, et là, sur le trottoir, il se met au travail sur ma chaussure, pendant que je l'attend, assise sur une marche. Pendant que j'attend, un autre gars arrive et offre de me vendre... des souliers ! (En fait, ce sont des tapettes, mais celles qui sont plus élégantes, avec des lanières de cuir et un petit talon). C'est merveilleux de se promener, et de se faire offrir les services dont on a besoin, au bon moment ! Je suis donc maintenant la fière propriétaire d'une nouvelle paire de flip-flop et de sandales à talons hauts nouvellement réparées (jusqu'à ce qu'elles cassent encore !)
Le seul endroit que je connaisse ou on peut manger un Club Sandwich à Dakar est l'ambassade américaine. Alors si on connait les bonnes personnes, et qu'on accepte de passer à travers la haute sécurité, on peut manger un club sandwich. Voila comment je me suis retrouvé en train de faire partir le détecteur de métal, alors que je n'avait littéralement sur moi que mes vêtements (et pas de poches). Il parait que c'était mon soutien-gorge... enfin, j'ai quand même fini par me rendre à la cafétéria... et au plus délicieux (et seul) club sandwich que j'ai mangé depuis des mois !
Sur le chemin du retour, j'ai cassé mon talon de chaussure (HUMF ! ENCORE !!!) alors me voila, boitant avec le peu de dignité qu'il me reste quand un gars me fait : psssst. Ça, c'est la manière sénégalaise de dire "Excusez-moi madame, pourrais-je avoir un moment de votre attention?". Même si cette habitude semble impolie, elle a ses avantages : psssst psssst est beaucoup plus rapide.
Alors je me retourne vers le gars, prête à mordre, je déteste qu'on me psssst, mais c'est un petit cordonnier qui m'offre de me rendre ma dignité ! Bien évidemment, j'accepte, et là, sur le trottoir, il se met au travail sur ma chaussure, pendant que je l'attend, assise sur une marche. Pendant que j'attend, un autre gars arrive et offre de me vendre... des souliers ! (En fait, ce sont des tapettes, mais celles qui sont plus élégantes, avec des lanières de cuir et un petit talon). C'est merveilleux de se promener, et de se faire offrir les services dont on a besoin, au bon moment ! Je suis donc maintenant la fière propriétaire d'une nouvelle paire de flip-flop et de sandales à talons hauts nouvellement réparées (jusqu'à ce qu'elles cassent encore !)
My Hell Broke ! Again ! (but it was worth it...)
This week I met with friends for lunch. Nothing special so far, except it involved HAVING A CLUB SANDWICH, which to all the North-Americans reading this means nothing, but if you know that there are no club sandwiches in Senegal, then it definitely is an event!
The only place that I know of where you can get a club sandwich in Dakar is the American Embassy. So you have to know the right person, and go through the motions of the high security. So I found myself still beeping the metal detector, though all I had on me were my clothes (and they had no pockets). Apparently, my bra set the detector off... anyways, I did finally make it to the Cafeteria... and the yummiest (and only) club sandwich I'd eaten in months !
On my way back to work, I broke my (shoe) heel (HUMF ! AGAIN !!!) so here I am, limping away as proudly and with as much dignity as I can, when this guy psssst's me. That's the senegalese regular way of saying "Excuse-me madam, may I have a moment of your attention?". Though it comes on as rude, it has its advantages : psssst psssst is much faster.
So I turn around to the guy (ready to bite, I abhorre being psssst'd), but turn out he's offering to dix my shoes. I agree, and right there, on the sidewalk, he proceeds to fixing the shoe, while I sit on a nearby starcase. As I'm waiting, another guy comes and offers to sell me... shoes ! (flip flops actually, but the nice ones, with leather straps and small heel). It's wonderful to just be walking around and have the service taken to you... when you need it ! So I now am the proud owner of a new pair of flip-flops and of newly repaires high-heel sandals (until they break again !)
The only place that I know of where you can get a club sandwich in Dakar is the American Embassy. So you have to know the right person, and go through the motions of the high security. So I found myself still beeping the metal detector, though all I had on me were my clothes (and they had no pockets). Apparently, my bra set the detector off... anyways, I did finally make it to the Cafeteria... and the yummiest (and only) club sandwich I'd eaten in months !
On my way back to work, I broke my (shoe) heel (HUMF ! AGAIN !!!) so here I am, limping away as proudly and with as much dignity as I can, when this guy psssst's me. That's the senegalese regular way of saying "Excuse-me madam, may I have a moment of your attention?". Though it comes on as rude, it has its advantages : psssst psssst is much faster.
So I turn around to the guy (ready to bite, I abhorre being psssst'd), but turn out he's offering to dix my shoes. I agree, and right there, on the sidewalk, he proceeds to fixing the shoe, while I sit on a nearby starcase. As I'm waiting, another guy comes and offers to sell me... shoes ! (flip flops actually, but the nice ones, with leather straps and small heel). It's wonderful to just be walking around and have the service taken to you... when you need it ! So I now am the proud owner of a new pair of flip-flops and of newly repaires high-heel sandals (until they break again !)
February 15, 2005
Pin Pon ! Station Pompier ou le top des problèmes de transports dakarois (En Français)
Samedi dernier, sortie entre filles prévue pour Toubab Dialao. Au programme : plage, dodo, réserve de Bandia le dimanche matin.
J'étais particulièrement excitée à l'idée de ce weekend entre filles parce qu'il me semblait que ça faisait longtemps qu'on avait pas "reconnecté" entre copines, parceque j'avais envie, aussi, de sortir de Dakar.
Malgré un lendemain de veille un peu douloureux, je me rend en ville avec les autres, ou une délégation, dont j'étais, avait pour mission de louer une voiture avec chauffeur (un 7 place style corbillard) et de le ramener chercher le reste du groupe et les bagages. La station Pompier se situe à la sortie de l'autoroute, entre le plateau et la Médina. On s'y rend en taxi. Du moment que le taxi amorce son entrée sur le terrain de voitures, des gars, aux vêtements crados et en tapettes éculés se mettent à lui courir après, en nous criant à travers les fenêtres "vous allez ou ? vous allez ou ? Saint-Louis ? Ziguinchor ? Mbour ?"
Ces types à la mine inquiétante sont en fait des "courtiers" dont le boulot consiste, en fait, à trouver des clients et négocier des voitures. Le terrain est dégoutant, et je suis en sandales. Quelque chose de mouillé, de brun, de glissant et de non-identifiable frôle mes orteils. Copine n°1 et moi nous regardons avec un peu d'anxiété, alors que copine n°2 , très décidée, se met à arpenter le pavé à la recherche d'une bagnole à louer.
Si vous trouvez que négocier un taxi est épuisant, n'allez jamais à la station Pompier, vous allez en mourir ! Le prix dit acceptable se situait autour de 7.000Fcfa aller, mais nous ne trouvions personne pour nous offrir un tarif de moins de 13.000Fcfa pour l'aller seulement. En pleine scéance de pourparlers, comble du comble, une pluie diluvienne (Oui, vous avez bien lu !) s'abbat sur nous !
Grrrr ! Ça fait 5 mois qu'il n'a pas plu, et il faut que la première pluie nous tombe dessus un samedi matin en pleines négociations ! On s'est carapaté dare-dare sous un petit auvent, avec une cinquantaine de sénégalais qui semblaient trouver bien droles les toubabesses qui fuiyaient l'averse ! Finalement, on est rentrée bredouilles, pour trouver que copine n°3 avait négocié un taxi conventionnel pour l'aller-retour. La dépense de transport s'en trouvait doublée... par rapport au prix proposé à Pompier, et quadruplée par rapport au prix original !
Ça n'a fait ni une, ni deux dans ma tête : il pleut, j'ai mal au cheveux, ca coute cher, et si je me désiste, elles pourront retourner à leur budget initial en ne prenant qu'un seul taxi. Alors j'ai embrassé les filles, je leur ai souhaité une excellente fin de semaine, et je suis allée me coucher, sans l'ombre d'un regret !
J'étais particulièrement excitée à l'idée de ce weekend entre filles parce qu'il me semblait que ça faisait longtemps qu'on avait pas "reconnecté" entre copines, parceque j'avais envie, aussi, de sortir de Dakar.
Malgré un lendemain de veille un peu douloureux, je me rend en ville avec les autres, ou une délégation, dont j'étais, avait pour mission de louer une voiture avec chauffeur (un 7 place style corbillard) et de le ramener chercher le reste du groupe et les bagages. La station Pompier se situe à la sortie de l'autoroute, entre le plateau et la Médina. On s'y rend en taxi. Du moment que le taxi amorce son entrée sur le terrain de voitures, des gars, aux vêtements crados et en tapettes éculés se mettent à lui courir après, en nous criant à travers les fenêtres "vous allez ou ? vous allez ou ? Saint-Louis ? Ziguinchor ? Mbour ?"
Ces types à la mine inquiétante sont en fait des "courtiers" dont le boulot consiste, en fait, à trouver des clients et négocier des voitures. Le terrain est dégoutant, et je suis en sandales. Quelque chose de mouillé, de brun, de glissant et de non-identifiable frôle mes orteils. Copine n°1 et moi nous regardons avec un peu d'anxiété, alors que copine n°2 , très décidée, se met à arpenter le pavé à la recherche d'une bagnole à louer.
Si vous trouvez que négocier un taxi est épuisant, n'allez jamais à la station Pompier, vous allez en mourir ! Le prix dit acceptable se situait autour de 7.000Fcfa aller, mais nous ne trouvions personne pour nous offrir un tarif de moins de 13.000Fcfa pour l'aller seulement. En pleine scéance de pourparlers, comble du comble, une pluie diluvienne (Oui, vous avez bien lu !) s'abbat sur nous !
Grrrr ! Ça fait 5 mois qu'il n'a pas plu, et il faut que la première pluie nous tombe dessus un samedi matin en pleines négociations ! On s'est carapaté dare-dare sous un petit auvent, avec une cinquantaine de sénégalais qui semblaient trouver bien droles les toubabesses qui fuiyaient l'averse ! Finalement, on est rentrée bredouilles, pour trouver que copine n°3 avait négocié un taxi conventionnel pour l'aller-retour. La dépense de transport s'en trouvait doublée... par rapport au prix proposé à Pompier, et quadruplée par rapport au prix original !
Ça n'a fait ni une, ni deux dans ma tête : il pleut, j'ai mal au cheveux, ca coute cher, et si je me désiste, elles pourront retourner à leur budget initial en ne prenant qu'un seul taxi. Alors j'ai embrassé les filles, je leur ai souhaité une excellente fin de semaine, et je suis allée me coucher, sans l'ombre d'un regret !
Pin Pon ! Station Pompier, or the Ultimate Transport Issues (English version)
Last saturday, girls weekend out was planned. Program : beach, sleep, hanging out at the Bandia reserve on sunday morning.
I was particularly excited to go on this girly weekend because I felt it had been some time since I'd connected with my girl posse, and also because I felt the need to go out of Dakar.
Despite a slightly painful hangover, i made it downtown with the others, where a delegation (which I took part in) was dispatched to rent a car (funeral hearse-type) and driver, and to bring it back to pick up the rest of the group and the luggage.
Pompier station is at the highway's exit, between Downtown Dakar and what is known as the Medina. We make it there by cab. The moment the cab proceeds to the hearse parking lot, guys, wearing crappy dirty looking clothes and destroyed flip-flops start running after it, yelling to us "Where are you going ? Where are you going ? Saint-Louis ? Ziguinchor ? Mbour ?"
These scary looking dudes are actually "brokers", and their job is in fact to find customers and negociate cars. The parking lot is gross, and I'm wearing sandals. Something wet, brown, slippery and unidentified edges my toes. Friend n°1 and I look at each other with anxiety, while Friend n°2 strides decidedly on the turf on quest for a rentable car.
If your opinion is that cab negociation in Dakar is dreadful, never go to Station Pompier, you will simply die on the spot ! The fare considered acceptable would have been around 7.000Fcfa one-way trip, but nobody would go any lower than 13.000Fcfa. To make things more interesting, in the middle of the talks, Monsoon type rain (yes, you read right !) floods onto us.
Grrrrr.... It's been 5 months without rain, and the first rain we get has to be on a saturday morning, in the heart of price discussions ! We fled like our lives depended on it (more likely it was our health, that water was freakin cold) and hid under the tiniest shelter you'd ever seen with about 50 senegalese people who seemed to find quite amusing the 3 toubab girls fleeing the water ! Finally, we went back unsuccessful, to find Friend n°3 had managed to find and negociate some conventionnal cabs for the round trip. The transportation expense was double what we had been proposed at Pompier, and 4 times the original budget !
I didn't even think about it twice : it's raining, I have the hang-over from hell, it's expensive, and if i give up, they can resume their original budget by taking only one cab. So I kissed and hugged the girls, wished them an amazing weekend, and went to bed, without even an atom of regret !
I was particularly excited to go on this girly weekend because I felt it had been some time since I'd connected with my girl posse, and also because I felt the need to go out of Dakar.
Despite a slightly painful hangover, i made it downtown with the others, where a delegation (which I took part in) was dispatched to rent a car (funeral hearse-type) and driver, and to bring it back to pick up the rest of the group and the luggage.
Pompier station is at the highway's exit, between Downtown Dakar and what is known as the Medina. We make it there by cab. The moment the cab proceeds to the hearse parking lot, guys, wearing crappy dirty looking clothes and destroyed flip-flops start running after it, yelling to us "Where are you going ? Where are you going ? Saint-Louis ? Ziguinchor ? Mbour ?"
These scary looking dudes are actually "brokers", and their job is in fact to find customers and negociate cars. The parking lot is gross, and I'm wearing sandals. Something wet, brown, slippery and unidentified edges my toes. Friend n°1 and I look at each other with anxiety, while Friend n°2 strides decidedly on the turf on quest for a rentable car.
If your opinion is that cab negociation in Dakar is dreadful, never go to Station Pompier, you will simply die on the spot ! The fare considered acceptable would have been around 7.000Fcfa one-way trip, but nobody would go any lower than 13.000Fcfa. To make things more interesting, in the middle of the talks, Monsoon type rain (yes, you read right !) floods onto us.
Grrrrr.... It's been 5 months without rain, and the first rain we get has to be on a saturday morning, in the heart of price discussions ! We fled like our lives depended on it (more likely it was our health, that water was freakin cold) and hid under the tiniest shelter you'd ever seen with about 50 senegalese people who seemed to find quite amusing the 3 toubab girls fleeing the water ! Finally, we went back unsuccessful, to find Friend n°3 had managed to find and negociate some conventionnal cabs for the round trip. The transportation expense was double what we had been proposed at Pompier, and 4 times the original budget !
I didn't even think about it twice : it's raining, I have the hang-over from hell, it's expensive, and if i give up, they can resume their original budget by taking only one cab. So I kissed and hugged the girls, wished them an amazing weekend, and went to bed, without even an atom of regret !
February 11, 2005
Nakodje... faut lacher quoi !
Nous avons, encore une fois, assisté à un concert de musique africaine. Le groupe Nakodjé est un ensemble éclectique comprenant, outre le chanteur-guitariste et les trois choriste, une flute traditionnelle, une basse, une batterie, une clarinette, une kora, un balafon et deux djembés. Ça en fait du monde sur la scène ça !
Le chanteur était, définitivement, en train de s'éclater comme un malade sur la scène alors que les toubabs, majoritaires dans l'assemblée, le regardaient l'air de se dire "hmmm j'aime ou j'aime pas ? Est-ce que je dois danser ? Comment je réagis à ce truc ?" Bien sur, la gang de filles, bien ancrée sur leurs siège était aussi perplexe que le reste du monde... sauf que vient un moment d'épiphanie, ou serais-ce de folie, ou on commence à se dandiner, à danser, à rire, à taper des mains. Quelques courageux se mettent sur la piste de danse, la majorité vibre assise, et quelques récalcitrants restent la, les bras croisés, à se dire ("Je veux rentrer à la maison, qu'est-ce que je fais ici ?")
Le spectacle a duré 2 heures, et à la fin, on était quand même prêtes à danser. En bout de ligne, on apprécie tout autant que les autres, seulement, on est plus lents à la détente !
Le chanteur était, définitivement, en train de s'éclater comme un malade sur la scène alors que les toubabs, majoritaires dans l'assemblée, le regardaient l'air de se dire "hmmm j'aime ou j'aime pas ? Est-ce que je dois danser ? Comment je réagis à ce truc ?" Bien sur, la gang de filles, bien ancrée sur leurs siège était aussi perplexe que le reste du monde... sauf que vient un moment d'épiphanie, ou serais-ce de folie, ou on commence à se dandiner, à danser, à rire, à taper des mains. Quelques courageux se mettent sur la piste de danse, la majorité vibre assise, et quelques récalcitrants restent la, les bras croisés, à se dire ("Je veux rentrer à la maison, qu'est-ce que je fais ici ?")
Le spectacle a duré 2 heures, et à la fin, on était quand même prêtes à danser. En bout de ligne, on apprécie tout autant que les autres, seulement, on est plus lents à la détente !
Mardi Gras et Cool Graoul !
Samedi dernier, nous avons eu droit à une fête costumée, organisée par Bill et Christine. En fait, la proportion de costumes était réduite, mais ça n'a pas empêché votre humble servante de trouver moyen (malgré tout) de se déguiser...
Comment se déguiser en Gambler Gone Wrong :
-Prenez un pantalon et une veste noire
-Attachez-y le contenu d'un paquet de cartes a jouer
-empruntez un chapeau de cow-boy
Et le tour est joué !
Bon, j'ai peu être pas eu le prix du meilleur costume, mais au moins, j'ai fait l'effort !!! (Photos à suivre...)
Il y avait énormément de gens, et on a tous eu beaucoup de plaisir. Les plus courageux (dont celle qui vous parle) ont quand même été se pointer au Cool Graoul à 2 h du matin, pour continuer sur les rythmes endiablés du Sénégal et du reste...
Mais vous vous demanderez : qu-est-ce que le cool graoul ?
Le cool graoul est une chose merveilleuse. Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer ! Le concept est le suivant : une fois par mois (tous les 1er samedis du mois en fait), les organisateurs investissent l'Océanium (un club de loisir sur la petite corniche en ville) et le transforme en night club pour la nuit. Je dis bien pour la nuit, car la fête se termine, pour les plus courageux, au lever du soleil... Le tout se passe dehors, sous les étoiles, et vient qui veut. Est admis, en fait, toute personne qui a la capacité de payer le prix d'entrée de 2500Fcfa, c'est à dire 6$ canadiens. C'est le rendez-vous de tous les expatriés et sénégalais qui aiment faire la fiesta ! L'humeur est à la fête et à la camaraderie, le tout dans une ambiance bonne enfant !
Inutile de vous dire que le lendemain... j'étais pas fraîche ! Mais c'est le prix à payer, quand on danse toute la nuit !
Comment se déguiser en Gambler Gone Wrong :
-Prenez un pantalon et une veste noire
-Attachez-y le contenu d'un paquet de cartes a jouer
-empruntez un chapeau de cow-boy
Et le tour est joué !
Bon, j'ai peu être pas eu le prix du meilleur costume, mais au moins, j'ai fait l'effort !!! (Photos à suivre...)
Il y avait énormément de gens, et on a tous eu beaucoup de plaisir. Les plus courageux (dont celle qui vous parle) ont quand même été se pointer au Cool Graoul à 2 h du matin, pour continuer sur les rythmes endiablés du Sénégal et du reste...
Mais vous vous demanderez : qu-est-ce que le cool graoul ?
Le cool graoul est une chose merveilleuse. Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer ! Le concept est le suivant : une fois par mois (tous les 1er samedis du mois en fait), les organisateurs investissent l'Océanium (un club de loisir sur la petite corniche en ville) et le transforme en night club pour la nuit. Je dis bien pour la nuit, car la fête se termine, pour les plus courageux, au lever du soleil... Le tout se passe dehors, sous les étoiles, et vient qui veut. Est admis, en fait, toute personne qui a la capacité de payer le prix d'entrée de 2500Fcfa, c'est à dire 6$ canadiens. C'est le rendez-vous de tous les expatriés et sénégalais qui aiment faire la fiesta ! L'humeur est à la fête et à la camaraderie, le tout dans une ambiance bonne enfant !
Inutile de vous dire que le lendemain... j'étais pas fraîche ! Mais c'est le prix à payer, quand on danse toute la nuit !
February 01, 2005
Ba Cissokho
I just came back from a musicalconcert with friends at the CCF, which was absolutely great. The groupwas from Guinea Conakry, another west-African country. It was interesting because it involved a mix of traditional music andinstruments, with modern rhythms and pop instruments (in theoccurrence, it was the base). It was, I’d say, like African Jazz. Butthen again, didn’t jazz originate from this continent ? It took ustime to warm up to the music, but by the time the concert was over wewere on fire ! I can’t help but think that the Africans are such anexuberant people. I mean, in what other place would you have members of the public come up and dance on stage freely during the show ? This evening was a great lesson in the art of partying : it’s all about letting go, letting itall hang out, and the people there certainly taught me that tonight !
Labels:
(Africa),
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(Senegal),
good times,
music,
tourism
January 31, 2005
What an exciting life ! Don't you find ?
On Saturday, I made it back home and got ready to go to a play at Club Atlantic, the American Rec Center. It was short, and funny, and lively. The plot, based on the concept of creating a universal language, included lines such as : “Velcro !” (Welcome) and other puns based on similarity of language. It did include some German, Dutch, Spanish, Italian, and in that respect, was very “International”. We ended up all going for drinks at a local Jazz club called “Just 4 U” and a few of us even made it to a night club called “La Dolce Vita” (which was horribly expensive and full of prostitutes, irk !).
On Sunday, I joined friends to take part in the Hash, an afternoon activity which consists of running (or walking, in my case), for a few hours in an area of Dakar. It also involves games, a mild amount of drinking, and a dinner at a restaurant afterwards. It was immature, but a lot of fun !
On Monday, I had Dinner at a friend's. It was really nice to get to know her better and to have a quieter evening, although we did have a lot of wine and gin tonic, and I had a considerable headache the next morning…
Yesterday, dead as I was after all these social activities, I went home and ended up grabbing a beer on the way with C.K.(an American, whom I’d met at previous cocktails) and a friend of his. Now that one was totally unplanned, but my colleague dropped me off on the road and I bumped into them as I was making my way to my regular hitchhiking spot, and they stopped me to have a drink with them, which was nice, and not only because it actually got me a lift home. Then I finally arrived home just in time to have dinner offered to me by my housemate.
What an exciting life ! Don't you find ?
On Sunday, I joined friends to take part in the Hash, an afternoon activity which consists of running (or walking, in my case), for a few hours in an area of Dakar. It also involves games, a mild amount of drinking, and a dinner at a restaurant afterwards. It was immature, but a lot of fun !
On Monday, I had Dinner at a friend's. It was really nice to get to know her better and to have a quieter evening, although we did have a lot of wine and gin tonic, and I had a considerable headache the next morning…
Yesterday, dead as I was after all these social activities, I went home and ended up grabbing a beer on the way with C.K.(an American, whom I’d met at previous cocktails) and a friend of his. Now that one was totally unplanned, but my colleague dropped me off on the road and I bumped into them as I was making my way to my regular hitchhiking spot, and they stopped me to have a drink with them, which was nice, and not only because it actually got me a lift home. Then I finally arrived home just in time to have dinner offered to me by my housemate.
What an exciting life ! Don't you find ?
January 26, 2005
Week-end à Palmarin
Le week-end du 21 janvier, Dorothée, Antje, Christine et moi avons profite de l’opportunité des congés de la Tabaski pour passer un weekend de relaxation à Palmarin, au campement de Djijack.
La route
Nous avons du faire, pour y parvenir, un total de 4h de route. La route lorsque nous sortons de Dakar est relativement bonne, mais passée la zone hyper-touristique (style Club Med) de Saly et Mbour, elle devient de plus en plus mauvaise, trouée comme un gruyère, puis éventuellement, ressemble à de la taule.
Par contre, nous avons le plaisir de nous émerveiller devant les baobabs, la savane et les petits villages que nous croisons. Je me retrouve... en enfance... en brousse avec papa et maman, les enfants qui envoient la main aux voitures des blancs, les zébus qui paissent paisiblement l’herbe sèche.
Joal-Fadiouth
Nous faisons une étape à Joal-Fadiouth, agglomération composée des villages jumeaux de Joal, sur la terre ferme, et de Fadiouth, sur l’île. Alors que Joal est traversé d’une route goudronnée et dispose des infrastructures requises pour accueillir les touristes (hôtels et restaurants), Fadiouth est restée l’île franchement sénégalaise, le petit village de coquillage transformé en attraction touristique malgré lui. L’île est reliée au village par un pont, et on peut y circuler librement. Une fois passés les enquiquineurs de services du rivage, la population de Fadiouth se montre contrairement à eux très tolérante, et laisse les promeneurs déambuler sur l’île sous son regard indifférent.
Fadiouth recèle une église et une mosquée et les deux groupes religieux cohabitent en harmonie. Nous avons pris le temps de nous recueillir en l’Église Saint – François – Xavier de Fadiouth, et j’ai été émerveillé d’entendre les petits oiseaux chanter sous le toit de ce lieu de culte, comme pour confirmer mon intuition que nous étions dans un endroit sacré. Je ne suis pourtant pas une personne bien religieuse, mais je ne peux m’empêcher de me rappeler un sincère sentiment de recueillement en ce lieu.
La péninsule du cimetière de Fadiouth est, quant à elle, tout aussi digne de respect : le sol en entier couvert de coquillages blancs qui réverbèrent la lumière du soleil fait de ce lieu de repos définitif un endroit hors du temps et de tout. Quelques baobabs, probablement centenaires, projettent timidement leur ombres sur les tombes nimbées de lumière, alors que sur les pirogues passent silencieusement sur la mangrove.
Le campement
Arrivées à Djijack, nous rencontrons nos hôtes, Jean-Paul, Katziella et leurs enfants, Gary et Mickaella. Immédiatement, nous avons l’impression d’arriver en visite chez des cousins. Le campement consiste en un groupe de cases, grandes ou petites selon le groupe. Nous sommes conduites à nos pénates, une grande case de terre, où 2 chambres contenant chacune 2 lits nous attendent. Nous avons même un petit salon, et une salle de bain à partager. Malgré le climat qui est très sec, le jardin est fleuri de bougainvilliers, de lauriers roses, d’orgueil de Chine... Le campement dispose d’une piscine, et se trouve en bordure de mer. De la plage, je contemple le soleil qui se couche, qui embrase les flots et inonde le bateau non loin naufragé d’une lueur étrange.
Mais ce qui est frappant est la case commune, dénommé Impluvium. Le toit de cette très grande case ronde a en son centre une cavité qui permet de recueillir l’eau de pluie pour alimenter la nappe phréatique, notre source d’eau pour notre séjour. (La Sénégalaise des Eaux et la Sénégalaise de l’Électricité ne se rendent pas encore à Djijack.) L’électricité, pour le moment, vient de panneaux solaires, complimentés par un groupe électrogène le soir. Ce lieu est aussi le bar, le salon commun, et la bibliothèque ! Fans de BD, voici une adresse à retenir !
Les repas se prennent à l’Impluvium, en groupe à la grande table avec les autres invités ou seuls. Nous optons pour la première solution, et rencontrons ainsi nos futurs compagnons de route du lendemain. L’ambiance est joyeuse, enjouée, détendue. On se croirait, vraiment, en famille.
La suite.... au prochain numero, la balade en pirogue dans la mangrove !
La route
Nous avons du faire, pour y parvenir, un total de 4h de route. La route lorsque nous sortons de Dakar est relativement bonne, mais passée la zone hyper-touristique (style Club Med) de Saly et Mbour, elle devient de plus en plus mauvaise, trouée comme un gruyère, puis éventuellement, ressemble à de la taule.
Par contre, nous avons le plaisir de nous émerveiller devant les baobabs, la savane et les petits villages que nous croisons. Je me retrouve... en enfance... en brousse avec papa et maman, les enfants qui envoient la main aux voitures des blancs, les zébus qui paissent paisiblement l’herbe sèche.
Joal-Fadiouth
Nous faisons une étape à Joal-Fadiouth, agglomération composée des villages jumeaux de Joal, sur la terre ferme, et de Fadiouth, sur l’île. Alors que Joal est traversé d’une route goudronnée et dispose des infrastructures requises pour accueillir les touristes (hôtels et restaurants), Fadiouth est restée l’île franchement sénégalaise, le petit village de coquillage transformé en attraction touristique malgré lui. L’île est reliée au village par un pont, et on peut y circuler librement. Une fois passés les enquiquineurs de services du rivage, la population de Fadiouth se montre contrairement à eux très tolérante, et laisse les promeneurs déambuler sur l’île sous son regard indifférent.
Fadiouth recèle une église et une mosquée et les deux groupes religieux cohabitent en harmonie. Nous avons pris le temps de nous recueillir en l’Église Saint – François – Xavier de Fadiouth, et j’ai été émerveillé d’entendre les petits oiseaux chanter sous le toit de ce lieu de culte, comme pour confirmer mon intuition que nous étions dans un endroit sacré. Je ne suis pourtant pas une personne bien religieuse, mais je ne peux m’empêcher de me rappeler un sincère sentiment de recueillement en ce lieu.
La péninsule du cimetière de Fadiouth est, quant à elle, tout aussi digne de respect : le sol en entier couvert de coquillages blancs qui réverbèrent la lumière du soleil fait de ce lieu de repos définitif un endroit hors du temps et de tout. Quelques baobabs, probablement centenaires, projettent timidement leur ombres sur les tombes nimbées de lumière, alors que sur les pirogues passent silencieusement sur la mangrove.
Le campement
Arrivées à Djijack, nous rencontrons nos hôtes, Jean-Paul, Katziella et leurs enfants, Gary et Mickaella. Immédiatement, nous avons l’impression d’arriver en visite chez des cousins. Le campement consiste en un groupe de cases, grandes ou petites selon le groupe. Nous sommes conduites à nos pénates, une grande case de terre, où 2 chambres contenant chacune 2 lits nous attendent. Nous avons même un petit salon, et une salle de bain à partager. Malgré le climat qui est très sec, le jardin est fleuri de bougainvilliers, de lauriers roses, d’orgueil de Chine... Le campement dispose d’une piscine, et se trouve en bordure de mer. De la plage, je contemple le soleil qui se couche, qui embrase les flots et inonde le bateau non loin naufragé d’une lueur étrange.
Mais ce qui est frappant est la case commune, dénommé Impluvium. Le toit de cette très grande case ronde a en son centre une cavité qui permet de recueillir l’eau de pluie pour alimenter la nappe phréatique, notre source d’eau pour notre séjour. (La Sénégalaise des Eaux et la Sénégalaise de l’Électricité ne se rendent pas encore à Djijack.) L’électricité, pour le moment, vient de panneaux solaires, complimentés par un groupe électrogène le soir. Ce lieu est aussi le bar, le salon commun, et la bibliothèque ! Fans de BD, voici une adresse à retenir !
Les repas se prennent à l’Impluvium, en groupe à la grande table avec les autres invités ou seuls. Nous optons pour la première solution, et rencontrons ainsi nos futurs compagnons de route du lendemain. L’ambiance est joyeuse, enjouée, détendue. On se croirait, vraiment, en famille.
La suite.... au prochain numero, la balade en pirogue dans la mangrove !
January 22, 2005
January 20, 2005
Djouj : Le peuple migrateur
Le lendemain, nous partons dès potron minet pour le Parc des oiseaux de Djouj. La route, jusqu’ici relativement bonne, devient ce qu’on appelle communément de la taule. Beuh... estomacs fragiles et colonnes vertébrales sensibles, s’abstenir. Mais Yakou, notre chauffeur, est expert dans la conduite des routes de terre, et nous arrivons sans encombre. Déjà, en arrivant prés du parc, nous apercevons des groupes d’oiseaux, en vol ou au sol...
Nous allons en pirogue (notons bien, cette pirogue la n’a rien à voir avec celle de Ngor, elle est très large, très stable, et très rassurante. Sur cette longue ballade de quelques heures, nous avons tous le loisir d’observer, de très près, des pélicans, cormorans, et autres oiseaux aquatiques et migrateurs.
Nous sommes informées qu’il y a à peu près 15 000 pélicans au parc en ce moment. Ils sont là, paisiblement en train de voguer dans la mangrove, ou en train de s’adonner à la pêche collective. C’est fascinant de voir ces oiseaux, tous bien synchronisés, se pencher dans l’eau à la recherche de poisson, et d’observer les quelques chanceux qui ont attrapé quelque chose le retourner, avant de l’engloutir d’un seul coup. Puis, d’un coup, les pélicans abandonnent leurs rôles de gros canards pour prendre leur envol, toujours en harmonie parfaite les uns avec les autres, et se transforment en oiseaux de grande prestance, pour entamer un cours vol gracieux, un ballet aérien qui que pour nous.
L’autre espèce bien représentée dans l’étendue aquatique de Djouj est le cormoran. Lorsqu’il pêche, contrairement au gras pélican, il s’immerge jusqu’à ce que seul sa tête et son coup soient hors de l’eau, ce qui lui donne l’allure d’un serpent. Moins ordonnés, les cormorans restent ensemble mais sans synchronie, certains dans l’eau et d’autres perchés dans les arbres, où ils étendent leurs ailes pour se sécher, dans une posture béate qui n’est pas sans rappeler la prière au soleil. Lorsque nous passons trop proche, les cormorans s’envolent en pagaille mais à fleur d’eau, et pendant un court instant nous volons avec eux, sur les eaux de la mangrove de Djouj.
D’autres habitants de Djouj, qui m’ont moi, moins intéressés, ont fasciné nos compagnons de voyage Français : tous les croco, tous les croco, tous les crocodiles, sur le bords du Nil ont disparu n’en parlons plus ! Nous avons vue les petits, les jeunes et la maman (1 m de long à peu près). J’ai trouvé peu rassurant que les touristes se penchent par dessus la barque pour prendre des photos quand le guide m’a mentionné que le papa aimait bien rester sous l’eau, et se trouvait vraisemblablement... sous notre barque !
De façon anecdotique, il y avait aussi des phacochères au parc de Djouj, mais nous les avons a peine entrevus... de toutes façons ils sont moins jolis que les oiseaux.
Nous allons en pirogue (notons bien, cette pirogue la n’a rien à voir avec celle de Ngor, elle est très large, très stable, et très rassurante. Sur cette longue ballade de quelques heures, nous avons tous le loisir d’observer, de très près, des pélicans, cormorans, et autres oiseaux aquatiques et migrateurs.
Nous sommes informées qu’il y a à peu près 15 000 pélicans au parc en ce moment. Ils sont là, paisiblement en train de voguer dans la mangrove, ou en train de s’adonner à la pêche collective. C’est fascinant de voir ces oiseaux, tous bien synchronisés, se pencher dans l’eau à la recherche de poisson, et d’observer les quelques chanceux qui ont attrapé quelque chose le retourner, avant de l’engloutir d’un seul coup. Puis, d’un coup, les pélicans abandonnent leurs rôles de gros canards pour prendre leur envol, toujours en harmonie parfaite les uns avec les autres, et se transforment en oiseaux de grande prestance, pour entamer un cours vol gracieux, un ballet aérien qui que pour nous.
L’autre espèce bien représentée dans l’étendue aquatique de Djouj est le cormoran. Lorsqu’il pêche, contrairement au gras pélican, il s’immerge jusqu’à ce que seul sa tête et son coup soient hors de l’eau, ce qui lui donne l’allure d’un serpent. Moins ordonnés, les cormorans restent ensemble mais sans synchronie, certains dans l’eau et d’autres perchés dans les arbres, où ils étendent leurs ailes pour se sécher, dans une posture béate qui n’est pas sans rappeler la prière au soleil. Lorsque nous passons trop proche, les cormorans s’envolent en pagaille mais à fleur d’eau, et pendant un court instant nous volons avec eux, sur les eaux de la mangrove de Djouj.
D’autres habitants de Djouj, qui m’ont moi, moins intéressés, ont fasciné nos compagnons de voyage Français : tous les croco, tous les croco, tous les crocodiles, sur le bords du Nil ont disparu n’en parlons plus ! Nous avons vue les petits, les jeunes et la maman (1 m de long à peu près). J’ai trouvé peu rassurant que les touristes se penchent par dessus la barque pour prendre des photos quand le guide m’a mentionné que le papa aimait bien rester sous l’eau, et se trouvait vraisemblablement... sous notre barque !
De façon anecdotique, il y avait aussi des phacochères au parc de Djouj, mais nous les avons a peine entrevus... de toutes façons ils sont moins jolis que les oiseaux.
Le Lac Rose
Le week-end suivant (les 7 et 8 janvier) nous quittons tôt Dakar, car une excursion a été prévue : Lac rose le samedi, St-Louis et le parc des oiseaux de Djouj le dimanche.
Le Lac Rose tire sa couleur particulière de plusieurs facteurs, soit :
· la très haute teneur en sel du lac (il est tapissé d’une couche de sel d’1m50 d’épaisseur) ;
· la présence de bactéries dans l’eau ;
· le reflet de la terre rouge.
Les abords du Lac sont le lieu de la libre entreprise. Chacun est libre de venir s’installer sur le rivage et de récolter le sel, lequel sera ensaché et revendu partout en Afrique de l’Ouest. Comme c’est toujours le cas, les tâches sont réparties selon le sexe : alors que les hommes cassent le sel au fond du lac (il n’a qu’un mètre de profondeur), les femmes transportent le sel vers de rivage dans de grosses bassines qu’elles portent sur leur tête. Non loin de la rive, on peut observer de pauvres huttes de pailles qui servent d’abris aux travailleurs.
Il y a non loin du Lac Rose, un village peulh qui est de toutes évidences, conçu pour les touristes : où que l’on se tourne, une femme ou un enfant sera en train de poser des actes stéréotypés de la vie au village : on puise de l’eau, on prépare le plat traditionnel, on joue avec les chèvres. Le scénario est le suivant : attendri, le touriste ne résiste pas à la tentation de prendre une photo. S’en suit un séance de « Cadeau, cadeau ! Donne moi cadeau ! » qui rend la vie du touriste très difficile, d’autant plus qu’il vient de se taper une rencontre avec le chef du village qui lui a expressément demandé de ne pas donner d’argent aux villageois... La visite du village, qui reste intéressante tout de même, se termine par une visite à la boutique où l’on peut acheter des souvenirs qui n’ont rien de particulièrement remarquable, avec des prix... affichés en Euros ! Vive l’authenticité !
Nous avons droit par la suite à une très mémorable balade en Jeep dans les dunes de sable. Ça brasse en masse, Maman s’accroche à moi comme à une bouée de sauvetage, tout en riant aux éclats ! Ce qui est extraordinaire, c’est que l’étendue de la zone de dunes de sable est suffisante pour qu’on se croit en plein désert. Et le ravissement, lorsque nous atteignons la mer, la plage sauvage de la Grande Côte, dont les rouleaux sont suffisants pour engloutir un homme...
Le Lac Rose tire sa couleur particulière de plusieurs facteurs, soit :
· la très haute teneur en sel du lac (il est tapissé d’une couche de sel d’1m50 d’épaisseur) ;
· la présence de bactéries dans l’eau ;
· le reflet de la terre rouge.
Les abords du Lac sont le lieu de la libre entreprise. Chacun est libre de venir s’installer sur le rivage et de récolter le sel, lequel sera ensaché et revendu partout en Afrique de l’Ouest. Comme c’est toujours le cas, les tâches sont réparties selon le sexe : alors que les hommes cassent le sel au fond du lac (il n’a qu’un mètre de profondeur), les femmes transportent le sel vers de rivage dans de grosses bassines qu’elles portent sur leur tête. Non loin de la rive, on peut observer de pauvres huttes de pailles qui servent d’abris aux travailleurs.
Il y a non loin du Lac Rose, un village peulh qui est de toutes évidences, conçu pour les touristes : où que l’on se tourne, une femme ou un enfant sera en train de poser des actes stéréotypés de la vie au village : on puise de l’eau, on prépare le plat traditionnel, on joue avec les chèvres. Le scénario est le suivant : attendri, le touriste ne résiste pas à la tentation de prendre une photo. S’en suit un séance de « Cadeau, cadeau ! Donne moi cadeau ! » qui rend la vie du touriste très difficile, d’autant plus qu’il vient de se taper une rencontre avec le chef du village qui lui a expressément demandé de ne pas donner d’argent aux villageois... La visite du village, qui reste intéressante tout de même, se termine par une visite à la boutique où l’on peut acheter des souvenirs qui n’ont rien de particulièrement remarquable, avec des prix... affichés en Euros ! Vive l’authenticité !
Nous avons droit par la suite à une très mémorable balade en Jeep dans les dunes de sable. Ça brasse en masse, Maman s’accroche à moi comme à une bouée de sauvetage, tout en riant aux éclats ! Ce qui est extraordinaire, c’est que l’étendue de la zone de dunes de sable est suffisante pour qu’on se croit en plein désert. Et le ravissement, lorsque nous atteignons la mer, la plage sauvage de la Grande Côte, dont les rouleaux sont suffisants pour engloutir un homme...
January 05, 2005
Yoff : La grande et belle plage de mes souvenirs
Le dimanche suivant, nous allons à la plage de Yoff, ma plage préférée. Petit après-midi tranquille à écouter le chant de la mer, se gorger de soleil, marcher sur le sable... Un petit garçon tente timidement de nous vendre un cheval et cavalier de fil de fer. Il l’a fait lui-même, je n'achète jamais sur la plage mais cette fois-ci, je ne peux résister à l’envie de l’encourager. Il y a quelque chose de touchant dans la naïveté de son travail.
Nous avons convenu de souper à la pointe des Almadies. Loin de moi d’imaginer le choc culturel de Maman ! Paraît-il que la pointe est beaucoup plus occupée qu’elle ne l’était à l'époque de notre séjour, plus sale aussi. Maman commande des moules... Elle s’attend à des moules marinières et reçoit à la place un plat de moules géantes, à moitié crues et pleines de barbes !!!
Après plusieurs tentatives, nous obtenons au moins que la taille des moules soit réduite, et maman attaque avec un mélange de courage et de scepticisme une plâtrée de moules qu’elle finit tout de même par avaler héroïquement ! (Après avoir très goulûment fini MES frites !)
Entre-temps, une armée de chinois s'était installée aux tables adjacentes, et commandaient des plats gargantuesques de coques qu’ils dégustaient avec appétit en regardant le sublime spectacle de l’océan. Tout ce beau monde noyait les fruits de mer dans la bière, qu’ils buvaient au goulot ! De temps en temps, un volontaire se levait pour redresser le sapin de Noël du restaurant qui périodiquement piquait du nez, faute d'avoir bien été équilibré...
Nous avons convenu de souper à la pointe des Almadies. Loin de moi d’imaginer le choc culturel de Maman ! Paraît-il que la pointe est beaucoup plus occupée qu’elle ne l’était à l'époque de notre séjour, plus sale aussi. Maman commande des moules... Elle s’attend à des moules marinières et reçoit à la place un plat de moules géantes, à moitié crues et pleines de barbes !!!
Après plusieurs tentatives, nous obtenons au moins que la taille des moules soit réduite, et maman attaque avec un mélange de courage et de scepticisme une plâtrée de moules qu’elle finit tout de même par avaler héroïquement ! (Après avoir très goulûment fini MES frites !)
Entre-temps, une armée de chinois s'était installée aux tables adjacentes, et commandaient des plats gargantuesques de coques qu’ils dégustaient avec appétit en regardant le sublime spectacle de l’océan. Tout ce beau monde noyait les fruits de mer dans la bière, qu’ils buvaient au goulot ! De temps en temps, un volontaire se levait pour redresser le sapin de Noël du restaurant qui périodiquement piquait du nez, faute d'avoir bien été équilibré...
January 03, 2005
Un nouvel an à l’Espagnole, à Dakar !
Le nouvel an se passe avec beaucoup de plaisir chez Carlos !
On fête en petit comité, il y a beaucoup de bouffe, quiche, bouchées au saumon fume, poulet yassa, calamar frit. On boit du champagne et du mousseux. A minuit, Carlos sonne les 12 coups et nous prenons un morceau de pomme par coup. Ça sonne vite, on a du mal à suivre, mais c’est drôle.
Toute la semaine, j’avais vu des petits vendeurs se promener avec des pétards. À minuit, tous les individus à Dakar qui en avaient acheté se sont mis de la partie ! Un grand feu d’artifice, organisé par l’État sur la Place de l’Indépendance, a été complété par les dakarois.
Imaginez-vous au 11ème étage d’un immeuble surplombant la ville, sur un balcon dont la vue embrasse tout Dakar ! Il y avait quelque chose d’irréel dans le fait d’assister à cette célébration, comme si toute la ville, les immeubles, les rues, la mer autour se mettaient de la partie pour accueillir la nouvelle année !
Nous avons dansé jusqu’au petit matin, et sommes rentrées épuisées et ravies !
On fête en petit comité, il y a beaucoup de bouffe, quiche, bouchées au saumon fume, poulet yassa, calamar frit. On boit du champagne et du mousseux. A minuit, Carlos sonne les 12 coups et nous prenons un morceau de pomme par coup. Ça sonne vite, on a du mal à suivre, mais c’est drôle.
Toute la semaine, j’avais vu des petits vendeurs se promener avec des pétards. À minuit, tous les individus à Dakar qui en avaient acheté se sont mis de la partie ! Un grand feu d’artifice, organisé par l’État sur la Place de l’Indépendance, a été complété par les dakarois.
Imaginez-vous au 11ème étage d’un immeuble surplombant la ville, sur un balcon dont la vue embrasse tout Dakar ! Il y avait quelque chose d’irréel dans le fait d’assister à cette célébration, comme si toute la ville, les immeubles, les rues, la mer autour se mettaient de la partie pour accueillir la nouvelle année !
Nous avons dansé jusqu’au petit matin, et sommes rentrées épuisées et ravies !
December 26, 2004
Ile de Ngor : ou comment grimper dans une pirogue !
Le 25, nous allons à l’île de Ngor, au nord de Dakar !
L’après-midi commence avec un lunch en bord de mer. Comme toujours, la mer est très bleue, le ciel est sans nuage, le soleil est lumineux. De notre table, nous pouvons contempler l’île de Ngor, notre destination.
Puis, nous prenons la pirogue pour nous rendre à l’île. Cet épisode est source de beaucoup de rires, Maman, de bonne composition se prête au jeu, en riant et en nous répétant qu’elle déteste la pirogue ! Il faut dire que grimper sur cette embarcation est un exercice particulièrement fastidieux : la pirogue est très haute, on a les pieds dans l’eau, et en plus, cet objet aquatique est légèrement instable ! Heureusement que les préposés ont un genre de marchepied ! La mer est un peu houleuse, on est secouées dans la pirogue, on rit beaucoup !
Arrivées sur l’île, le choc : c’est plein de toubabs ! Alors qu’à la plage de Yoff on a le plaisir d’être à peu près seuls, ici on est en rang d’oignons ! enfin, on est de bonne composition, on fait les sardines, comme tout le monde. Par contre, la vue sur le rivage est imprenable !
Après quelques heures de farniente, on se prépare à repartir. Re-belote avec la pirogue, avec cette fois ci une variante rigolote : pas de marchepied pour vous, mesdames ! Maman, que tous les Sénégalais appellent maman aussi d’ailleurs, fini par embarquer dans la pirogue, grâce à l’intervention musclée de 4 gars du coin !
L’après-midi commence avec un lunch en bord de mer. Comme toujours, la mer est très bleue, le ciel est sans nuage, le soleil est lumineux. De notre table, nous pouvons contempler l’île de Ngor, notre destination.
Puis, nous prenons la pirogue pour nous rendre à l’île. Cet épisode est source de beaucoup de rires, Maman, de bonne composition se prête au jeu, en riant et en nous répétant qu’elle déteste la pirogue ! Il faut dire que grimper sur cette embarcation est un exercice particulièrement fastidieux : la pirogue est très haute, on a les pieds dans l’eau, et en plus, cet objet aquatique est légèrement instable ! Heureusement que les préposés ont un genre de marchepied ! La mer est un peu houleuse, on est secouées dans la pirogue, on rit beaucoup !
Arrivées sur l’île, le choc : c’est plein de toubabs ! Alors qu’à la plage de Yoff on a le plaisir d’être à peu près seuls, ici on est en rang d’oignons ! enfin, on est de bonne composition, on fait les sardines, comme tout le monde. Par contre, la vue sur le rivage est imprenable !
Après quelques heures de farniente, on se prépare à repartir. Re-belote avec la pirogue, avec cette fois ci une variante rigolote : pas de marchepied pour vous, mesdames ! Maman, que tous les Sénégalais appellent maman aussi d’ailleurs, fini par embarquer dans la pirogue, grâce à l’intervention musclée de 4 gars du coin !
December 24, 2004
Noël et grand’ messe
Le 24 décembre, Maman est installée dans l’appartement de ma copine, nous nous préparons à fêter Noël.
Nous retrouvons Bill et les autres pour nous rendre au buffet sucré de Noël de l’Ambassade américaine. Petit feu d’artifice, beaucoup de sucreries, de rires et de discussion. Seule ombre au tableau : un malotru est parti avec le sucre à la crème de Maman sans que j’en goûte même un morceau ! L
Nous nous rendons à la cathédrale pour la messe de minuit. L’église est pleine, nous arrivons à nous nicher dans le chœur, sur les côtés. On ne voit pas l’autel, mais par contre on est au premier rang pour la chorale. La messe est très belle, les chants sont longs et très artistiques, très prenants. Je suis ravie d’être dans cette cathédrale où j’ai fait ma première communion.
Comme les Africains aiment la palabre, la messe est très longue et entrecoupée de prêches interminables. Je fais comme quand j’étais petite, j’admire le plafond, superbement peint, qui illustre la montée des Noirs et des Blancs au paradis. Je suis debout depuis le matin, et a 1h30 la messe n’est toujours pas terminée... Je lutte âprement contre le sommeil !
Nous retrouvons Bill et les autres pour nous rendre au buffet sucré de Noël de l’Ambassade américaine. Petit feu d’artifice, beaucoup de sucreries, de rires et de discussion. Seule ombre au tableau : un malotru est parti avec le sucre à la crème de Maman sans que j’en goûte même un morceau ! L
Nous nous rendons à la cathédrale pour la messe de minuit. L’église est pleine, nous arrivons à nous nicher dans le chœur, sur les côtés. On ne voit pas l’autel, mais par contre on est au premier rang pour la chorale. La messe est très belle, les chants sont longs et très artistiques, très prenants. Je suis ravie d’être dans cette cathédrale où j’ai fait ma première communion.
Comme les Africains aiment la palabre, la messe est très longue et entrecoupée de prêches interminables. Je fais comme quand j’étais petite, j’admire le plafond, superbement peint, qui illustre la montée des Noirs et des Blancs au paradis. Je suis debout depuis le matin, et a 1h30 la messe n’est toujours pas terminée... Je lutte âprement contre le sommeil !
December 23, 2004
Ile de Gorée
Le lendemain de son arrivée, j’ai congé de boulot. J’emmène Maman à Gorée, pour redécouvrir ce lieu que j’avais visité avec ma famille il y a 20 ans. Gorée est une île au large de Dakar qui est aujourd’hui classée par l’Unesco dans le patrimoine mondial de l’Humanité. Point stratégique dans la traite des Noirs dès les débuts de la colonisation, elle fut l’objet de guerres coloniales entre les Portugais, les Français, les Hollandais et les Anglais, avec victoire finale des Français. Gorée fut utilisée pour l’entreposage et l’embarquement d’esclaves africains jusqu’à l’abolition de l’esclavage par la Première République à la fin du XVIIIème siècle. Les bâtiments d’origine ont été maintenus jusqu’à aujourd’hui et perpétuent la mémoire des actes qui ont été commis à Gorée.
L’expérience Gorée commence avec la traversée jusqu’à l’île. Taxi de chez moi jusqu’à la Place de l’Indépendance en prenant un itinéraire qui m’est familier, et qui rappelle des souvenirs à Maman : la Corniche, Soumbédioune, descente du Boulevard de la République jusqu’à la Présidence, et la Place de l’Indépendance. Nous descendons à pied jusqu’au port, et je vois une partie de Dakar que je n’avais jamais vue,
Ayant des souvenirs clairs de la Maison des esclaves, nous choisissons plutôt de visiter le musée historique de Gorée. Les photos y sont interdites (désolée !). Le musée est abrite dans une enceinte historique (une ancienne caserne ?) de forme circulaire. Au centre de la cour, nous sommes entourées des portes en forme d’ogive, qui s’ouvrent sur les différentes expositions. Ces salles communiquent toutes entre elles et nous présentent l’histoire du Sénégal, et particulièrement de Gorée de l’ère du paléolithique à nos jours. De l’apparition de la race humaine sur le continent africain à la prédominance actuelle de l’Islam au Sénégal, en passant par la présentation des différents royaumes dioloff, mandingue etc. qui précédèrent la traite des esclaves dont Gorée était le centre, et l’ère coloniale au Sénégal, nous avons droit à un survol complet de l’histoire de la région.
Nous nous promenons dans l’île, profitons de l’architecture coloniale, très typique, les bâtisses sont peintes en jaune ou en rose, et surplombées de bougainvilliers en fleurs extraordinaires. Une petite église nous présente sa crèche, toute délicate. Nous marchons dans une grande allée bordée de Baobabs, jusqu’au sommet de l’île, pour contempler le coucher de soleil sur la mer, et Dakar au loin. Des artistes peintres proposent leur production le long du chemin, des toiles présentant des silhouettes élancées, fines et délicates, se livrant aux activités traditionnelles africaines : le pilage de mil, la danse, le portage, la pêche à la pirogue... à la descente nous prenons un petit café près de la plage, et achetons des colliers très fins, très typiques.
Au retour, nous allons souper au Just 4 U, pour l’anniversaire d’Andréa, ambiance musicale africaine et poisson grillé complètent la journée !
L’expérience Gorée commence avec la traversée jusqu’à l’île. Taxi de chez moi jusqu’à la Place de l’Indépendance en prenant un itinéraire qui m’est familier, et qui rappelle des souvenirs à Maman : la Corniche, Soumbédioune, descente du Boulevard de la République jusqu’à la Présidence, et la Place de l’Indépendance. Nous descendons à pied jusqu’au port, et je vois une partie de Dakar que je n’avais jamais vue,
Ayant des souvenirs clairs de la Maison des esclaves, nous choisissons plutôt de visiter le musée historique de Gorée. Les photos y sont interdites (désolée !). Le musée est abrite dans une enceinte historique (une ancienne caserne ?) de forme circulaire. Au centre de la cour, nous sommes entourées des portes en forme d’ogive, qui s’ouvrent sur les différentes expositions. Ces salles communiquent toutes entre elles et nous présentent l’histoire du Sénégal, et particulièrement de Gorée de l’ère du paléolithique à nos jours. De l’apparition de la race humaine sur le continent africain à la prédominance actuelle de l’Islam au Sénégal, en passant par la présentation des différents royaumes dioloff, mandingue etc. qui précédèrent la traite des esclaves dont Gorée était le centre, et l’ère coloniale au Sénégal, nous avons droit à un survol complet de l’histoire de la région.
Nous nous promenons dans l’île, profitons de l’architecture coloniale, très typique, les bâtisses sont peintes en jaune ou en rose, et surplombées de bougainvilliers en fleurs extraordinaires. Une petite église nous présente sa crèche, toute délicate. Nous marchons dans une grande allée bordée de Baobabs, jusqu’au sommet de l’île, pour contempler le coucher de soleil sur la mer, et Dakar au loin. Des artistes peintres proposent leur production le long du chemin, des toiles présentant des silhouettes élancées, fines et délicates, se livrant aux activités traditionnelles africaines : le pilage de mil, la danse, le portage, la pêche à la pirogue... à la descente nous prenons un petit café près de la plage, et achetons des colliers très fins, très typiques.
Au retour, nous allons souper au Just 4 U, pour l’anniversaire d’Andréa, ambiance musicale africaine et poisson grillé complètent la journée !
La visite de Maman
Ma maman est venue pour Noël. C’était merveilleux d’avoir auprès de soi sa mère, d’avoir totale confiance en son interlocuteur. Que de rires, de conversations joyeuses, de confidences échangées. Que c’est merveilleux aussi de se faire chouchouter par sa petite maman ! Grâce à une amie qui me prête son appartement, maman est installée à 2 pas de mon bureau, je peux ainsi prendre les 3 repas avec elle, y compris ma longue pause pour de 2 heures et demie.
December 20, 2004
L'ambiance précédant Noël a Dakar
Malgré le fait que le Sénégal soit un pays très largement musulman, les Sénégalais aiment faire la fête, et prennent l’occasion au vol. Bien sur, Noël ici est exempt de toute teinte religieuse. On célèbre la fin de l'année une semaine a l’avance, rek !
Quelques anecdotes :
Ø Mansour, 7 ans, musulman pratiquant et très fervent, m’a demande son cadeau de Noël.
Ø Le sapin de Noël en plastique est la commodité la plus facile a trouver en ville en ce moment, de même que les boules, guirlandes, pères Noëls musicaux, et autres gogosse de Noyel !
Ø La boutique électronique près de place de l'Indépendance a son propre Père Noël... Pauvre Sénégalais, enfoui dans son costume rouge et sa barbe blanche... Il doit avoir chaud...
Quelques anecdotes :
Ø Mansour, 7 ans, musulman pratiquant et très fervent, m’a demande son cadeau de Noël.
Ø Le sapin de Noël en plastique est la commodité la plus facile a trouver en ville en ce moment, de même que les boules, guirlandes, pères Noëls musicaux, et autres gogosse de Noyel !
Ø La boutique électronique près de place de l'Indépendance a son propre Père Noël... Pauvre Sénégalais, enfoui dans son costume rouge et sa barbe blanche... Il doit avoir chaud...
December 10, 2004
La conférence IIPI
Description générale
La conférence organisée par l’International Intellectual Property Institute (IIPI) portait sur la question de la propriété intellectuelle (IP) et du développement. Le programme s'étalait sur 3 jours :
Ø Jour 1 : IP et développement économique
Ø Jour 2 : IP et santé publique
Ø Jour 3 : IP et développement culturel
Conclusions
Ce qui ressort de ces trois jours de séminaires et que la protection des droits de propriété intellectuelle (brevets, marques de commerce, droits d’auteurs, appellations d’origines) est essentielle au développement des pays dits “sous-développés" :
Ø En matière de développement économique, il s’agit de rassurer les investisseurs étrangers en par l'établissement d’un système de protection de leurs droits, mais aussi de stimuler la recherche et développement locales en incitant les chercheurs a développer de nouvelles technologies.
Ø En ce qui concerne la santé publique, il s’agit surtout de protéger le public de médicaments contrefaits et donc de mettre en place des infrastructures de réglementation des médicaments et aliments. L’autre aspect essentiel est de rendre possible la production locale ou du moins d’augmenter l'accessibilité des populations aux médicaments essentiels.
Ø En ce qui concerne le développement culturel, les questions soulevées relèvent à la fois de la protection et du développement des ressources culturelles locales
Le rapport de réunion est disponible sur http://rapports.mgpilon.com
La conférence organisée par l’International Intellectual Property Institute (IIPI) portait sur la question de la propriété intellectuelle (IP) et du développement. Le programme s'étalait sur 3 jours :
Ø Jour 1 : IP et développement économique
Ø Jour 2 : IP et santé publique
Ø Jour 3 : IP et développement culturel
Conclusions
Ce qui ressort de ces trois jours de séminaires et que la protection des droits de propriété intellectuelle (brevets, marques de commerce, droits d’auteurs, appellations d’origines) est essentielle au développement des pays dits “sous-développés" :
Ø En matière de développement économique, il s’agit de rassurer les investisseurs étrangers en par l'établissement d’un système de protection de leurs droits, mais aussi de stimuler la recherche et développement locales en incitant les chercheurs a développer de nouvelles technologies.
Ø En ce qui concerne la santé publique, il s’agit surtout de protéger le public de médicaments contrefaits et donc de mettre en place des infrastructures de réglementation des médicaments et aliments. L’autre aspect essentiel est de rendre possible la production locale ou du moins d’augmenter l'accessibilité des populations aux médicaments essentiels.
Ø En ce qui concerne le développement culturel, les questions soulevées relèvent à la fois de la protection et du développement des ressources culturelles locales
Le rapport de réunion est disponible sur http://rapports.mgpilon.com
December 02, 2004
Le Vaudou Senegalais
J’ai eu récemment une discussion avec des amis sénégalais qui m’informent du fait que l’animisme est encore une pratique vivante au Sénégal. J’en profite pour décrire quelques rites qui m’ont été racontés.
a) La confession
La confession est un rite dont l'objectif est de purifier le sujet. Le "confessé" se présente devant le confesseur après avoir bu une concoction dont j'ignore la composition. S'il s'agit d'une femme, elle sera vêtue de la tenue traditionnelle féminine, c'est à dire un pagne sans rien d'autre pour le haut du corps. Pour les hommes, je ne sais pas, mais je présumerai que l'habillement est plutôt simple aussi. Le ou la personne à confesser se présente donc avec un offrande pour le confesseur (la personne que je connais a apporte un poulet). Puis elle s'assoit entre ses jambes de façon a lui faire dos, et lui raconte tous les péchés qu'elle pense avoir commis. Une fois la confession terminée, le sujet est libre de partir et le rite est fini. L'objectif est de purifier la personne afin qu'elle guérisse de quelque affection qu'elle ait.
b) Le sacrifice à l’arbre du village
Ce rite a pour objectif de maintenir la prospérité dans le village. Un arbre est choisi comme symbole des ancêtres et esprits du village. Une fois par année, on lui sacrifie une vache, c'est-à-dire qu'on égorge une vache en dessous dudit arbre et que l'on chante. Une fois la cérémonie terminée, on fait cuire l'animal et tout le monde en mange !
a) La confession
La confession est un rite dont l'objectif est de purifier le sujet. Le "confessé" se présente devant le confesseur après avoir bu une concoction dont j'ignore la composition. S'il s'agit d'une femme, elle sera vêtue de la tenue traditionnelle féminine, c'est à dire un pagne sans rien d'autre pour le haut du corps. Pour les hommes, je ne sais pas, mais je présumerai que l'habillement est plutôt simple aussi. Le ou la personne à confesser se présente donc avec un offrande pour le confesseur (la personne que je connais a apporte un poulet). Puis elle s'assoit entre ses jambes de façon a lui faire dos, et lui raconte tous les péchés qu'elle pense avoir commis. Une fois la confession terminée, le sujet est libre de partir et le rite est fini. L'objectif est de purifier la personne afin qu'elle guérisse de quelque affection qu'elle ait.
b) Le sacrifice à l’arbre du village
Ce rite a pour objectif de maintenir la prospérité dans le village. Un arbre est choisi comme symbole des ancêtres et esprits du village. Une fois par année, on lui sacrifie une vache, c'est-à-dire qu'on égorge une vache en dessous dudit arbre et que l'on chante. Une fois la cérémonie terminée, on fait cuire l'animal et tout le monde en mange !
La Course Au Logement
Je vous ai déjà parlé des problèmes de transport à Dakar. Un autre problème auquel est confronté toute personne vivant à Dakar (toubab ou buniul), est le problème du logement. Font exception à la règle les expatriés qui sont logés et véhiculés par leur employeur, qui eux bien sur n’ ont aucune raison de s’en inquiéter…
S’il y a une chose à savoir à Dakar, c’est que si on a besoin de quelque chose, il faut en parler, éventuellement on va trouver…
a) Les courtiers
Si il y a quelque chose à éviter comme la peste quand on est nouveau à Dakar, ce sont les courtiers. A moins d’être assez bien nanti pour pouvoir se permettre une belle arnaque, il vaut s’abstenir ou se faire conseiller par des habitués en qui on peut avoir confiance.
Quelques règles
1. Toujours s’assurer d’avoir un écrit ;
2. Toujours se rappeler que le courtier n’est pas la pour vous rendre service, il est la pour sa commission ;
3. Rien n’est garanti tant que le 1er mois de loyer (et la caution) ne sont pas payés entièrement au propriétaire ;
4. Si on vous offre de vous garantir un logement contre dépôt, ce n’est pas nécessairement une avance sur loyer ;
5. Il est possible, souhaitable et normal de vouloir rencontrer le propriétaire ;
6. La commission est négociable : les courtiers demandent toujours l’équivalent d’un mois de loyer mais il est possible de donner la moitié ou même moins;
7. Sauf exception, les charges (eau, électricité) ne sont pas incluses ;
8. Les toubabs paient toujours plus cher ;
9. Les logements meublés sont plus dispendieux.
b) Les chambres en famille
Pour un séjour de quelques mois, c’est probablement la meilleure option. En général, ces chambres sont plus abordables et surtout très bien tenues. Comme toujours, tout se négocie au Sénégal. Il faut par contre ne jamais oublier le facteur toubab.
Quelques règles
1. Toujours se rappeler que l’hygiène est un concept relatif : ce que votre famille sénégalaise peut faire n’est pas nécessairement ce que vous pouvez faire par ce que nos corps de sont pas adaptés, malgré tout, buvez de l’eau filtrée et lavez-vous les mains ;
2. En général, si on vit en famille et que l’on prévoit de recevoir des visiteurs chez soit (pour dormir) un supplément sera exigé ;
3. Les prix des chambres en famille varient de 5000fCFA à 15000Fcfa la nuit. (En comparaison, une chambre à l’hôtel Grenelle sur le plateau dans un hôtel moyen coûte 27000fCFA la nuit.)
4. Certaines familles imposent un couvre-feu à leurs hébergées (surtout les jeunes femmes).
S’il y a une chose à savoir à Dakar, c’est que si on a besoin de quelque chose, il faut en parler, éventuellement on va trouver…
a) Les courtiers
Si il y a quelque chose à éviter comme la peste quand on est nouveau à Dakar, ce sont les courtiers. A moins d’être assez bien nanti pour pouvoir se permettre une belle arnaque, il vaut s’abstenir ou se faire conseiller par des habitués en qui on peut avoir confiance.
Quelques règles
1. Toujours s’assurer d’avoir un écrit ;
2. Toujours se rappeler que le courtier n’est pas la pour vous rendre service, il est la pour sa commission ;
3. Rien n’est garanti tant que le 1er mois de loyer (et la caution) ne sont pas payés entièrement au propriétaire ;
4. Si on vous offre de vous garantir un logement contre dépôt, ce n’est pas nécessairement une avance sur loyer ;
5. Il est possible, souhaitable et normal de vouloir rencontrer le propriétaire ;
6. La commission est négociable : les courtiers demandent toujours l’équivalent d’un mois de loyer mais il est possible de donner la moitié ou même moins;
7. Sauf exception, les charges (eau, électricité) ne sont pas incluses ;
8. Les toubabs paient toujours plus cher ;
9. Les logements meublés sont plus dispendieux.
b) Les chambres en famille
Pour un séjour de quelques mois, c’est probablement la meilleure option. En général, ces chambres sont plus abordables et surtout très bien tenues. Comme toujours, tout se négocie au Sénégal. Il faut par contre ne jamais oublier le facteur toubab.
Quelques règles
1. Toujours se rappeler que l’hygiène est un concept relatif : ce que votre famille sénégalaise peut faire n’est pas nécessairement ce que vous pouvez faire par ce que nos corps de sont pas adaptés, malgré tout, buvez de l’eau filtrée et lavez-vous les mains ;
2. En général, si on vit en famille et que l’on prévoit de recevoir des visiteurs chez soit (pour dormir) un supplément sera exigé ;
3. Les prix des chambres en famille varient de 5000fCFA à 15000Fcfa la nuit. (En comparaison, une chambre à l’hôtel Grenelle sur le plateau dans un hôtel moyen coûte 27000fCFA la nuit.)
4. Certaines familles imposent un couvre-feu à leurs hébergées (surtout les jeunes femmes).
La Drague Dakaroise
Hé ! Ici, on m’appelle DRIANKE ! alors du coup, je me suis renseignée sur la signification de ce mot et j’ai découvert que pour les sénégalais, il y a plusieurs " marques " de femmes !
a) Diankhr
Se dit généralement des très jeunes filles, pucelles ou autres.
b) Diskette
Se dit des jeunes femmes minces, habillées de pantalons moulants à l’occidentale. Elles sont sexy est souvent très prisées par les jeunes hommes.
c) Drianké
Se dit des femmes (mariées), plus rondouillardes mais élégantes. En générale, s’applique aux grandes femmes… Elles aussi, ont pas mal de succès mais auprès des hommes un peu plus âgées.
d) Dieg
Une femme qui n’est plus célibataire, tout simplement…
Pour ce qui est des hommes, le seul terme que je connaisse pour le moment est celui-ci :
e) Thiof
Appellation du poisson le plus cuisiné au Sénégal (hmmmm fish !), se dit généralement des beaux hommes en demande auprès de la gent féminine.
a) Diankhr
Se dit généralement des très jeunes filles, pucelles ou autres.
b) Diskette
Se dit des jeunes femmes minces, habillées de pantalons moulants à l’occidentale. Elles sont sexy est souvent très prisées par les jeunes hommes.
c) Drianké
Se dit des femmes (mariées), plus rondouillardes mais élégantes. En générale, s’applique aux grandes femmes… Elles aussi, ont pas mal de succès mais auprès des hommes un peu plus âgées.
d) Dieg
Une femme qui n’est plus célibataire, tout simplement…
Pour ce qui est des hommes, le seul terme que je connaisse pour le moment est celui-ci :
e) Thiof
Appellation du poisson le plus cuisiné au Sénégal (hmmmm fish !), se dit généralement des beaux hommes en demande auprès de la gent féminine.
Le Consensus Sur La POLYGAMIE
Au Sénégal, 97% de la population est musulmane. Ça signifie aussi que la majorité des mariages sont polygames. J’ai eu à ce sujet quelques conversations intéressantes avec des sénégalais(es) :
a) Lui
Lui 1 : - Moi, Marie, je veux avoir 4 femmes.
Moi : - Ah bon ? mais dites donc, 4 femmes c’est beaucoup, en tout cas ça coûte cher à entretenir tout ça, non ?
Lui 1 : - non, 4 femmes, c’est bon !
Moi : - ah bon, et ben moi il me semble que 4 femmes sous le même toit qui partagent le même homme, elles vont se chamailler, ça va faire la bagarre ! ça fait pas une bonne ambiance tout ça quand même !
(les autres gars autour de rigoler)
Lui 1 : - non c’est pas grave ça, bon j’ai le droit d’avoir 4 femmes, je veux avoir 4 femmes.
Moi : - non, la vérité, c’est que tu veux t’amuser, c’est ça non ?
Lui 2 : - oui, c’est ça, avoue le que tu veux encore t’amuser !
Moi : - et toi, qu’est-ce que tu en penses ?
Lui 2 : - ah moi, je suis content avec ma femme, je n’en veux pas d’autres.
Lui 1 : - mais tu as le droit à quatre femmes pourtant !
Lui 2 : - oui, mais ça veut pas dire que je suis obligé…
b) Elle
Moi : - dis-moi, toi qui est musulmane, tu es mariée sous le régime de la polygamie ?
Elle 1 : - mais oui ! (comme si ça allait de soit)
Moi : - et pourquoi ?
Elle 1 : - mais tu l’as dit toi-même, je suis musulmane !
Moi : - et ça te dérange pas ?
Elle 1 : - mais, si il a le droit d’avoir quatre femmes, je vais pas l’en empêcher !
Moi : - mais quand même…
Elle 1 : - mais attend, un mari, il faut bien le gérer ! les hommes sont comme des enfants, il faut
les border, les nourrir, les occuper, les gérer au lit ! si tu t’occupes bien de ton mari, il n’ira pas
prendre une deuxième femme !
Moi : - ah ! je comprends, tu t’arranges pour le garder à toi quand même !
Elle 2 : - oui, d’ailleurs, ici quand un homme prend une deuxième femme, on dit que c’est parce qu’il n’est pas satisfait !
Elle 1 : - oui, en tout cas le mien, tant que je ne veux pas, il ne bouge pas !
Ah……à malin, maligne et demi !
a) Lui
Lui 1 : - Moi, Marie, je veux avoir 4 femmes.
Moi : - Ah bon ? mais dites donc, 4 femmes c’est beaucoup, en tout cas ça coûte cher à entretenir tout ça, non ?
Lui 1 : - non, 4 femmes, c’est bon !
Moi : - ah bon, et ben moi il me semble que 4 femmes sous le même toit qui partagent le même homme, elles vont se chamailler, ça va faire la bagarre ! ça fait pas une bonne ambiance tout ça quand même !
(les autres gars autour de rigoler)
Lui 1 : - non c’est pas grave ça, bon j’ai le droit d’avoir 4 femmes, je veux avoir 4 femmes.
Moi : - non, la vérité, c’est que tu veux t’amuser, c’est ça non ?
Lui 2 : - oui, c’est ça, avoue le que tu veux encore t’amuser !
Moi : - et toi, qu’est-ce que tu en penses ?
Lui 2 : - ah moi, je suis content avec ma femme, je n’en veux pas d’autres.
Lui 1 : - mais tu as le droit à quatre femmes pourtant !
Lui 2 : - oui, mais ça veut pas dire que je suis obligé…
b) Elle
Moi : - dis-moi, toi qui est musulmane, tu es mariée sous le régime de la polygamie ?
Elle 1 : - mais oui ! (comme si ça allait de soit)
Moi : - et pourquoi ?
Elle 1 : - mais tu l’as dit toi-même, je suis musulmane !
Moi : - et ça te dérange pas ?
Elle 1 : - mais, si il a le droit d’avoir quatre femmes, je vais pas l’en empêcher !
Moi : - mais quand même…
Elle 1 : - mais attend, un mari, il faut bien le gérer ! les hommes sont comme des enfants, il faut
les border, les nourrir, les occuper, les gérer au lit ! si tu t’occupes bien de ton mari, il n’ira pas
prendre une deuxième femme !
Moi : - ah ! je comprends, tu t’arranges pour le garder à toi quand même !
Elle 2 : - oui, d’ailleurs, ici quand un homme prend une deuxième femme, on dit que c’est parce qu’il n’est pas satisfait !
Elle 1 : - oui, en tout cas le mien, tant que je ne veux pas, il ne bouge pas !
Ah……à malin, maligne et demi !
Les P’tits Bobos
Tourista
Ici, tout le monde a la tourista un jour ou l’autre. Le pire, c’est qu’elle entre sans frapper la p’tite modite ! L’autre jour j’étais à la plage, et j’ai eu un épisode… la seule toilette que j’ai trouvé était (horreur !) une toilette turque ! Je maudit le sadique qui a inventé cet engin de dégradation de la personne humaine jusqu’à la 7ème génération !
Paludisme
J’ai remarqué que le palu (ou la malaria) sont ici l’objet d’une obsession et d’une ignorance étonnante. Tu as le rhume, on te dit que tu as le palu ; tu as mal au cœur, on te dit "c’est le palu", tu fait une gastro, même diagnostique.
Au fait, avis à quiconque pense prendre du Lariam à titre préventif, ce médicament devrait être retiré du marché. Il paraît qu’il fait halluciner, en tout cas moi j’ai arrêté de le prendre, (je suis déjà impaludée de toutes façons). Ras le bol d’avoir mal au cœur, de mal dormir et d’être dérangée la moitié de la semaine !
Ici, tout le monde a la tourista un jour ou l’autre. Le pire, c’est qu’elle entre sans frapper la p’tite modite ! L’autre jour j’étais à la plage, et j’ai eu un épisode… la seule toilette que j’ai trouvé était (horreur !) une toilette turque ! Je maudit le sadique qui a inventé cet engin de dégradation de la personne humaine jusqu’à la 7ème génération !
Paludisme
J’ai remarqué que le palu (ou la malaria) sont ici l’objet d’une obsession et d’une ignorance étonnante. Tu as le rhume, on te dit que tu as le palu ; tu as mal au cœur, on te dit "c’est le palu", tu fait une gastro, même diagnostique.
Au fait, avis à quiconque pense prendre du Lariam à titre préventif, ce médicament devrait être retiré du marché. Il paraît qu’il fait halluciner, en tout cas moi j’ai arrêté de le prendre, (je suis déjà impaludée de toutes façons). Ras le bol d’avoir mal au cœur, de mal dormir et d’être dérangée la moitié de la semaine !
Bush ne fait pas l’unanimité
Ici, il y a eu beaucoup de discussions autour des élections américaines. La majorité des américains que je fréquente ici ne sont pas en faveur de Bush. Le soir des élections, nous nous sommes regroupés à plusieurs pour écouter Fahrenheit 9/11, bien que nous sachions déjà que Kerry avait perdu.
C’était un peu comme si nous avions le désir de confirmer nos opinions respectives en se disant, et bien oui, voilà, la volonté du peuple américain est telle, pourtant… En même temps, Michael Moore est un peu démagogue dans son discours, il y a quelque chose de pamphlétaire dans son film. C’est vrai qu’avec des images et des bonnes coupures, on peut faire dire n’importe quoi, à n’importe qui.
En même temps, je ne peux pas m’empêcher de penser que le système électoral américain laisse à désirer. (A ce propos, on m’a finalement bien expliqué, merci B.!)
Alors pour ceux que ça intéresse, voilà le système, tel qu’expliqué par mon ami B. :
C’était un peu comme si nous avions le désir de confirmer nos opinions respectives en se disant, et bien oui, voilà, la volonté du peuple américain est telle, pourtant… En même temps, Michael Moore est un peu démagogue dans son discours, il y a quelque chose de pamphlétaire dans son film. C’est vrai qu’avec des images et des bonnes coupures, on peut faire dire n’importe quoi, à n’importe qui.
En même temps, je ne peux pas m’empêcher de penser que le système électoral américain laisse à désirer. (A ce propos, on m’a finalement bien expliqué, merci B.!)
Alors pour ceux que ça intéresse, voilà le système, tel qu’expliqué par mon ami B. :
- Des élections sont tenues dans chaque état américain, et ceci par le vote à majorité absolue.
- Pour chaque état gagné, les parties gagnent ses " Electoral votes " - mal traduit par " les grands électeurs ".
- Les votes électoraux sont distribué entres les états à proportion de la population.
- Le candidat qui a le plus de votes électoraux remporte l’élection.
Ce qui est extraordinaire, c’est que le nombre de votes électoraux gagnés ne représente absolument pas la volonté de l’état : à tout prendre, Bush et Kerry étaient à 50-50 à 136 000 voix près, mais Bush ayant les 136 000 voix supplémentaires, il a remporte la totalité des votes électoraux de l’Ohio (en non la moitié).
Gee Wiz ! Vive la démocratie !
November 05, 2004
Le royaume de la Plage
La plage de YOFF
Plage ! Je commence à prendre l’habitude d’aller à la plage le dimanche, et je crois que cette habitude se mute en dépendance ! Je devais y aller avec Nathalie et ses enfants, finalement elle annule à la dernière minute…Mais mes comparses habituels sont au rendez-vous, on va à Yoff, encore, en Diag’, ne vous en déplaise, et on se partage la case. On trouve une épicerie pas loin, on se fait un pic nic !
Cyrine vient nous rejoindre avec un ami sénégalais à elle, un ado timide mais superbe, qui finalement s’ouvre un peu juste à la fin de la journée. La mer est très forte, très bleue, sublime. Le bruit régulier des vagues me berce, je m’endors un peu, j’essaye de lire mais rien n’y fait, mes yeux se ferment.
Entre 2 somnolences, on partage un fou rire ou une gaufre, mais surtout, on se fait don de silence, on est bien ensemble, pas besoin de faire de bruit ! Hummmm…. C’est un de mes meilleurs week-ends depuis que je suis arrivée à DKR, en fait, une de mes meilleures semaines.
La plage des MAMELLES
Dimanche, plage, je vais pour faire changement à la plage des Mamelles. La plage n’est pas très belle, il y a beaucoup de rochers, mais par contre on est à flanc de montagne, la vue est superbe.
Je porte (est-ce par courage ou par ambition) mon nouveau bikini, le premier bikini que je me sois acheté de ma vie… Par contre, je suis prudente, j’évite le soleil de midi, c’est bon je ne brûle pas trop.
La PETITE CORNICHE
A la pause je fais une longue marche avec Amélie, ma collègue casamançaise. On est sur la petite corniche, et on se rend jusqu’à l’hotel Savannah. (Un bon 2h de marche quoi !) C’est un circuit de marche que j’adore, on quitte la place de l’indépendance, on passe devant le palais présidentiel, on coupe devant l’immeuble administratif (où apparemment les femmes doivent porter une jupe obligatoirement), on descend une petite cote et hop ! On plonge dans le turquoise de l’océan Atlantique. La petite corniche surplombe une falaise, et c’est le seul endroit que j’ai trouvé pour le moment où l’eau est verte. Il y a des arbres fleuris qui tombent de la falaise, tout cela est un mélange savant de vert et de bleu, une vrai carte postale !
Plage ! Je commence à prendre l’habitude d’aller à la plage le dimanche, et je crois que cette habitude se mute en dépendance ! Je devais y aller avec Nathalie et ses enfants, finalement elle annule à la dernière minute…Mais mes comparses habituels sont au rendez-vous, on va à Yoff, encore, en Diag’, ne vous en déplaise, et on se partage la case. On trouve une épicerie pas loin, on se fait un pic nic !
Cyrine vient nous rejoindre avec un ami sénégalais à elle, un ado timide mais superbe, qui finalement s’ouvre un peu juste à la fin de la journée. La mer est très forte, très bleue, sublime. Le bruit régulier des vagues me berce, je m’endors un peu, j’essaye de lire mais rien n’y fait, mes yeux se ferment.
Entre 2 somnolences, on partage un fou rire ou une gaufre, mais surtout, on se fait don de silence, on est bien ensemble, pas besoin de faire de bruit ! Hummmm…. C’est un de mes meilleurs week-ends depuis que je suis arrivée à DKR, en fait, une de mes meilleures semaines.
La plage des MAMELLES
Dimanche, plage, je vais pour faire changement à la plage des Mamelles. La plage n’est pas très belle, il y a beaucoup de rochers, mais par contre on est à flanc de montagne, la vue est superbe.
Je porte (est-ce par courage ou par ambition) mon nouveau bikini, le premier bikini que je me sois acheté de ma vie… Par contre, je suis prudente, j’évite le soleil de midi, c’est bon je ne brûle pas trop.
La PETITE CORNICHE
A la pause je fais une longue marche avec Amélie, ma collègue casamançaise. On est sur la petite corniche, et on se rend jusqu’à l’hotel Savannah. (Un bon 2h de marche quoi !) C’est un circuit de marche que j’adore, on quitte la place de l’indépendance, on passe devant le palais présidentiel, on coupe devant l’immeuble administratif (où apparemment les femmes doivent porter une jupe obligatoirement), on descend une petite cote et hop ! On plonge dans le turquoise de l’océan Atlantique. La petite corniche surplombe une falaise, et c’est le seul endroit que j’ai trouvé pour le moment où l’eau est verte. Il y a des arbres fleuris qui tombent de la falaise, tout cela est un mélange savant de vert et de bleu, une vrai carte postale !
November 04, 2004
Quelques anecdotes de ma vie quotidienne
Quand le chat est parti, les souris dansent
Le meilleur pote de mon coloc est parti ! Ca devait arriver, tout le monde le savait ; il a eu son visa et il est au Canada… Je suis contente pour lui mais il va me manquer, il était souvent chez moi et surtout il était très très gentil avec moi…. C’est lui qui, le premier, m’a accueilli à DKR, je lui dois en partie mon intégration. Je me console en pensant que comme il part au Canada de toutes façons, ce n’est que partie remise, je le reverrais là-bas !
Mon hôte est parti avec lui, j’ai la maison à moi toute seule pour 2 semaines, je crains un peu le vide, mais je réalise rapidement que j’apprécie son absence, on dirait que tout le monde est plus détendu…
Par contre, certains prennent des libertés, se servent dans les équipements de la cuisine, finissent la réserve d’eau juste avant le week-end, vont jusqu’à prendre les serviettes dans la salle de bain commune. Il y a même eu un dégât d’eau il y a quelques jours, la maison était inondée. Comme je n’ai pratiquement pas été à la maison, je suis hors de tout soupçon, mais il paraît que quelqu’un aurait joué avec la pompe à eau… Et ben ma foi !
Farniente
Le samedi, souvent je passe une journée tranquille, je parle avec le Canada, ma maman, mon amour, je me repose. Je reprend contact avec Le Pendule de Foucault, de Umberto ECO, que j’ai entamé en arrivant et que je n’arrive pas à finir. Pourtant, ce livre est passionnant, mais je suis fatiguée, j’ai du mal à me concentrer.
Electricité
Je rentre à la maison, il y a plus de circulation qu’hier, je mange rapidement (une salade de spaghetti et de tomates, il n’y a pas d’électricité, je pourrais faire la cuisine au gaz mais je n’ai pas envie de cuisiner dans le noir).
Le meilleur pote de mon coloc est parti ! Ca devait arriver, tout le monde le savait ; il a eu son visa et il est au Canada… Je suis contente pour lui mais il va me manquer, il était souvent chez moi et surtout il était très très gentil avec moi…. C’est lui qui, le premier, m’a accueilli à DKR, je lui dois en partie mon intégration. Je me console en pensant que comme il part au Canada de toutes façons, ce n’est que partie remise, je le reverrais là-bas !
Mon hôte est parti avec lui, j’ai la maison à moi toute seule pour 2 semaines, je crains un peu le vide, mais je réalise rapidement que j’apprécie son absence, on dirait que tout le monde est plus détendu…
Par contre, certains prennent des libertés, se servent dans les équipements de la cuisine, finissent la réserve d’eau juste avant le week-end, vont jusqu’à prendre les serviettes dans la salle de bain commune. Il y a même eu un dégât d’eau il y a quelques jours, la maison était inondée. Comme je n’ai pratiquement pas été à la maison, je suis hors de tout soupçon, mais il paraît que quelqu’un aurait joué avec la pompe à eau… Et ben ma foi !
Farniente
Le samedi, souvent je passe une journée tranquille, je parle avec le Canada, ma maman, mon amour, je me repose. Je reprend contact avec Le Pendule de Foucault, de Umberto ECO, que j’ai entamé en arrivant et que je n’arrive pas à finir. Pourtant, ce livre est passionnant, mais je suis fatiguée, j’ai du mal à me concentrer.
Electricité
Je rentre à la maison, il y a plus de circulation qu’hier, je mange rapidement (une salade de spaghetti et de tomates, il n’y a pas d’électricité, je pourrais faire la cuisine au gaz mais je n’ai pas envie de cuisiner dans le noir).
Gâteau au café JPI-Dakar
Un soir de semaine, je participe à un Pot-Luck. Je cuisine en ville, mon désormais classique gateau au café. La nécessité est la mère de l’invention, c’est une recette inventée qui pour le moment fait l’unanimité, à part pour qui n’aime pas le café…
(Avertissement : cette recette est une tentative, je cuisine à l’instinct, sans trop mesurer. Je recommande d’avoir un peu plus de lait et de farine à disposition au cas où.)
1/3 paquet de beurre
½ grande bouteille de lait 2%
1 petite canette de lait concentré sucré
1 paquet de levure
4 tasses ( ? ) de farine
6 cuillérées à soupe ( ? )de Nescafé
1 tasse ½ de sucre
2 cuillérées à soupe d’eau filtrée
1. dans un grand bol, mélanger les œufs et le sucre
2. faire fondre le beurre et l’ajouter
3. intégrer 1t de farine et mélanger
4. ajouter la levure
5. mélanger 1t de lait avec le Nescafé et intégrer à la mixture
6. alterner le lait et la farine jusqu'à ce que la pâte ait une consistance similaire à celle d’une pâte à biscuit. Elle doit avoir une riche teinte marron.
7. Beurrer un moule d’à peu près 3 pouces par 4 pouces, et fariner.
8. Mettre le gâteau au four à 375°F ( ? ) et surveiller attentivement – le temps de cuisson varie entre 30 et 45 minutes. Effectuer le test du couteau si nécessaire.
9. Une fois le gâteau cuit, vider le pot de lait concentré sucré dans un bol. Mettre l’eau et le restant de café dans le pot vidé, mélanger, et intégrer dans le bol.
10. Laisser le gâteau refroidir un peu. Verser le mélange de lait concentré sucré sur le gateau une fois froid, et réfrigérer au moins 30 minutes.
(Avertissement : cette recette est une tentative, je cuisine à l’instinct, sans trop mesurer. Je recommande d’avoir un peu plus de lait et de farine à disposition au cas où.)
1/3 paquet de beurre
½ grande bouteille de lait 2%
1 petite canette de lait concentré sucré
1 paquet de levure
4 tasses ( ? ) de farine
6 cuillérées à soupe ( ? )de Nescafé
1 tasse ½ de sucre
2 cuillérées à soupe d’eau filtrée
1. dans un grand bol, mélanger les œufs et le sucre
2. faire fondre le beurre et l’ajouter
3. intégrer 1t de farine et mélanger
4. ajouter la levure
5. mélanger 1t de lait avec le Nescafé et intégrer à la mixture
6. alterner le lait et la farine jusqu'à ce que la pâte ait une consistance similaire à celle d’une pâte à biscuit. Elle doit avoir une riche teinte marron.
7. Beurrer un moule d’à peu près 3 pouces par 4 pouces, et fariner.
8. Mettre le gâteau au four à 375°F ( ? ) et surveiller attentivement – le temps de cuisson varie entre 30 et 45 minutes. Effectuer le test du couteau si nécessaire.
9. Une fois le gâteau cuit, vider le pot de lait concentré sucré dans un bol. Mettre l’eau et le restant de café dans le pot vidé, mélanger, et intégrer dans le bol.
10. Laisser le gâteau refroidir un peu. Verser le mélange de lait concentré sucré sur le gateau une fois froid, et réfrigérer au moins 30 minutes.
November 03, 2004
Le monde des expat'
J’aime bien les vendredis, S et S, me rejoignent au bureau pour le lunch. Après le boulot on se retrouve, on va chez D. On commence la soirée avec un repas dans un resto Capverdien, c’est très typique, le poisson est terriblement épicé !
Tout le monde décide de rentrer tôt, à part moi et J, on fini la soirée avec les Espagnols, c’est très cosmopolite comme fête, je suis ravie. J’y revoit un couple très sympathique que j’avais rencontré 3 semaines auparavant… Ils sont tellement beaux quant ils dansent ensemble !
Je pratique un peu d’allemand avec une autrichienne de 22 ans, au pair (et oui, au pair, à Dakar !) chez l’ambassadeur d’Autriche.
Retrouvailles plus étonnantes encore, je rencontre une Française que j’ai connu à Marie-de-France, et que j’ai perdu de vu depuis 10 ans ! Le monde est si petit : croiser une ancienne de CMF à Dakar, ça je ne m’y attendais pas…
Un autre soir, je retrouve S au Viking, un petit bar tranquille sur Ponty. On discute un peu, un autre vient nous rejoindre un peu plus tard, on se rend chez D. Ce soir, on fête chez une British sympa qui habite rue de la République. La chimie commence à devenir meilleure, le petit groupe s’affirme !
Vendredi soir dernier, je vais, (ô luxe) au vietnamien avec des amis. Les plats sont un peu chers, surtout que la fin de semaine dure 3 jours a cause de la Toussaint. Finalement, je commande des Nems, ils sont pas mauvais mais malheureusement, ils ne valent pas les rouleaux impériaux de chez Tung ou de Mai Quân.
Comme ils vont à St-Louis le lendemain, 2 du groupe nous abandonnent, alors moi l'autre convenons de regarder un film. Ca fait du bien d’être chez lui, son appart est climatisé, très confortable, très occidental. Il a en primeur les films qui sortent en DVD aux Etats-Unis, son frigo est plein de Mountain Dew, et il a (ô luxe) une machine à laver et une sécheuse. Aller lui, c’est un peu comme aller dans une bulle Nord-Américaine… J’avoue que ça fait du bien quand même !
Tout le monde décide de rentrer tôt, à part moi et J, on fini la soirée avec les Espagnols, c’est très cosmopolite comme fête, je suis ravie. J’y revoit un couple très sympathique que j’avais rencontré 3 semaines auparavant… Ils sont tellement beaux quant ils dansent ensemble !
Je pratique un peu d’allemand avec une autrichienne de 22 ans, au pair (et oui, au pair, à Dakar !) chez l’ambassadeur d’Autriche.
Retrouvailles plus étonnantes encore, je rencontre une Française que j’ai connu à Marie-de-France, et que j’ai perdu de vu depuis 10 ans ! Le monde est si petit : croiser une ancienne de CMF à Dakar, ça je ne m’y attendais pas…
Un autre soir, je retrouve S au Viking, un petit bar tranquille sur Ponty. On discute un peu, un autre vient nous rejoindre un peu plus tard, on se rend chez D. Ce soir, on fête chez une British sympa qui habite rue de la République. La chimie commence à devenir meilleure, le petit groupe s’affirme !
Vendredi soir dernier, je vais, (ô luxe) au vietnamien avec des amis. Les plats sont un peu chers, surtout que la fin de semaine dure 3 jours a cause de la Toussaint. Finalement, je commande des Nems, ils sont pas mauvais mais malheureusement, ils ne valent pas les rouleaux impériaux de chez Tung ou de Mai Quân.
Comme ils vont à St-Louis le lendemain, 2 du groupe nous abandonnent, alors moi l'autre convenons de regarder un film. Ca fait du bien d’être chez lui, son appart est climatisé, très confortable, très occidental. Il a en primeur les films qui sortent en DVD aux Etats-Unis, son frigo est plein de Mountain Dew, et il a (ô luxe) une machine à laver et une sécheuse. Aller lui, c’est un peu comme aller dans une bulle Nord-Américaine… J’avoue que ça fait du bien quand même !
November 02, 2004
Ma famille sénégalaise
Je me suis liée d’amitié avec N. J’aime bien cette fille, surtout je me sens solidaire. On a le même âge et elle est seule avec ses 2 enfants, elle a beaucoup de courage, je me demande si j’en aurais autant.
Parfois le midi, ou en soirée, je passe chez elle pour discuter un peu. Lundi le 1er novembre, c’est la Toussaint, et ici tout le monde, musulmans et chrétiens confondus, va au cimetière. Le père de N. est enterré à Thiès, elle a besoin de quelqu’un pour garder les enfants. Finalement, nous convenons de laisser l’aîné avec moi, le petit avec elle, ce sera plus facile comme ça. Moi, ça me fait plaisir, je n’ai rien à faire demain, et le petit est très sage, très gentil, alors pourquoi pas…
C’est ainsi que J’ai passé la journée avec mon nouveau « neveu », agé de 7 ans ! (Il m’appelle Tati Marie.) Il est absolument adorable, et ravi d’aller à la plage ! Je n’ai jamais passé autant de temps dans l’eau qu’aujourd’hui ! C’est un vrai poisson, toujours en train de jouer avec les vagues. Elles sont un peu fortes par contre, alors je vais toujours avec lui, je surveille, je ne veux pas qu’il arrive quelque chose…
Je trouve drôle que les gens pensent qu’il soit mon fils, mais comme il est châtain comme moi, c’est quand même vraisemblable ! C’est rafraîchissant d’être avec un enfant, ça me fait du bien à moi aussi…
Parfois le midi, ou en soirée, je passe chez elle pour discuter un peu. Lundi le 1er novembre, c’est la Toussaint, et ici tout le monde, musulmans et chrétiens confondus, va au cimetière. Le père de N. est enterré à Thiès, elle a besoin de quelqu’un pour garder les enfants. Finalement, nous convenons de laisser l’aîné avec moi, le petit avec elle, ce sera plus facile comme ça. Moi, ça me fait plaisir, je n’ai rien à faire demain, et le petit est très sage, très gentil, alors pourquoi pas…
C’est ainsi que J’ai passé la journée avec mon nouveau « neveu », agé de 7 ans ! (Il m’appelle Tati Marie.) Il est absolument adorable, et ravi d’aller à la plage ! Je n’ai jamais passé autant de temps dans l’eau qu’aujourd’hui ! C’est un vrai poisson, toujours en train de jouer avec les vagues. Elles sont un peu fortes par contre, alors je vais toujours avec lui, je surveille, je ne veux pas qu’il arrive quelque chose…
Je trouve drôle que les gens pensent qu’il soit mon fils, mais comme il est châtain comme moi, c’est quand même vraisemblable ! C’est rafraîchissant d’être avec un enfant, ça me fait du bien à moi aussi…
November 01, 2004
Petit Lexique WOLOFF
Comme j’ai commencé à apprendre le Woloff, je partage avec vous mes balbutiements…
Voici les quelques mots avec lesquels je jongle. En intercalant un peu de français ça et la, on approche du woloff de la rue !
Voici les quelques mots avec lesquels je jongle. En intercalant un peu de français ça et la, on approche du woloff de la rue !
October 22, 2004
Islam 101 au quotidien
La Prière du Vendredi
Hasard amusant, pour la première fois depuis que je suis à Dakar, je sors en pleine rue pendant la prière. Comme les mosquées sont pleines, les gens prient dans la rue, tous regardent en direction de La Mecque et font, dans une synchronisation parfaite, les mouvements rituels. On a vraiment eu l’impression d’être sur une autre planète, c’est formidable comme impression, tous ces gens qui, sans se concerter exécutent les mêmes mouvements, à la même cadence. La rue est pleine, les trottoirs sont pleins, la circulation est arrêtée pendant une bonne demi-heure. A la rigueur, on ne sais même pas où se mettre, tellement il y a de gens.
Les effets secondaires du Ramadan
Le Ramadan suit son court, mon patron devient systématiquement irritable à partir de 17h à cause du jeûne, je suis heureuse de savoir qu’il ne reste que 12 jours…
Les marabouts
Une des choses qui me surprend le plus, c’est de rencontrer des Sénégalais lettrés, éduqués, certains même occidentalisés, qui croient dur comme fer aux histoires de marabouts.
« Marabout, du portugais marabuto, de l’arabe mourabit, « préposé à la garde d’un poste frontière » et par métaphore « ermite, solitaire » ; mystique musulman des zones désertiques du Maghreb qui menait une vie érémitique et contemplative » Jean Girodet. Logos, grand dictionnaire de la langue francaise, 1976, Bordas.
Je pense que malheureusement, mon dictionnaire n’est pas à jour. Il y a en Afrique de l’Ouest des mystiques musulmans, qui se font appeler Marabout, mais qui en réalité ne sont pas comme ceux de mon dictionnaire. Certains ont des « écoles coraniques » où les élèves, loin d’apprendre quoi que ce soit, sont poussés à la mendicité à peine de baston ou de mise dehors pour la nuit. Ceux-la sont en général détestés par les Sénégalais lettrés que je connais. Par contre d’autres ont une clientèle à qui ils vendent leurs services ésotériques, et sont respectés même par les musulmans instruits. Par contre, chez les sénégalais chrétiens, cela reste de l’ordre de la superstition, et est même parfois contemplé avec un certain mépris…
Voici quelques exemples des services disponibles, ci ça vous intéresse, composez le 1-976-MAR-ABOU ….
Ø L’aspirine maraboutique
Une de mes collègues de bureau, que je considère comme intelligente, instruite, voire même occidentalisée jusqu’à un certain point, avait, derrière la tête, un petit sachet attaché. Curieuse, je lui demande :
- Qu’est-ce que c’est ? (Je m’attend à une réponse du style, c’est la mode, ou bien c’est une coutume X sénégalaise).
- Non, j’ai mal à la tête.
- Et alors ?
- Et alors c’est pour le mal de tête.
- Ah, c’est de l’aspirine sénégalaise alors….
- Non, c’est de l’aspirine maraboutique !
- Ah ben tant que ça marche, c’est bon !
Ø L’oreille de Mamadou
Surprise et curieuse de savoir à quelle point la croyance est répandue, je m’informe auprès de Mamadou, que je considère comme un musulman raisonnable. Pour le moment il montre beaucoup d’ouverture, surtout beaucoup de bon sens.
Il me dit que oui, pour les petits bobos c’est bon, mais ça dépend, il y a des marabouts qui sont très efficaces, alors que d’autres le sont moins. Mais que même pour des problèmes plus sérieux, il est possible qu’un marabout soit la solution.
A preuve, un marabout lui a réparé son tympan crevé avec de l’eau et des versets du Coran ! Je reste sceptique, est-ce que quelqu’un a une explication scientifique ?
Ø Les bœufs sauvages de Dieuppeul
Autre histoire de Mamadou : il paraît qu’il y a, à SICAP Dieuppeul, une bande de bœufs en folie. On ignore qui est leur propriétaire, et même s’il est vivant. Toujours est-il que personne d’ose les approcher, puisqu’ils sont maraboutés. Grosso modo, un marabout à lancé un sort au troupeau qui fait que personne n’ose s’en approcher. (Pou ha ha ha…)
Ø Les marabouts crime stoppers
Du coup, je pose la question à Mohammed, mon gardien. Lui, il est depuis très longtemps dans le milieu des expat’, je le trouve même un peu acculturé, je me dit, vraiment, il faudra que je trouve quelqu’un qui est sceptique, et un bon musulman ! Et bien, celui-ci me raconte que une de ses connaissances s’étant fait voler 500.000fCFA (donc à peu près 1100$CDN), un marabout a pu voir dans l’eau d’un calebasse que le voleur allait, avant la nuit, ramener le magot à pu près intact. Et c’est ce qui est arrivé, paraît-il…
J’admet que je reste surprise. Même si j’avais fait l’Afrique avant, que je suis au courant de l’existence de l’animisme et autre croyances, je ne pensais pas rencontrer des gens qui soient si peu sceptiques. Bien sur, je reste respectueuse et ouverte dans ces conversations, mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il y a un manque d’esprit critique. En même temps, je trouve un aspect charmant à la présence de ces superstitions, je me sens comme dans le bouquin d’Umberto Eco, le Pendule de Foucault, où l’ésotérisme entre par la petite porte dans la vie des protagonistes. N’ayez pas peur, je n’y crois pas, je ne m’en approcherai même pas. Mais au fond de moi, j’apprécie le fait de vivre un mini choc culturel !
Hasard amusant, pour la première fois depuis que je suis à Dakar, je sors en pleine rue pendant la prière. Comme les mosquées sont pleines, les gens prient dans la rue, tous regardent en direction de La Mecque et font, dans une synchronisation parfaite, les mouvements rituels. On a vraiment eu l’impression d’être sur une autre planète, c’est formidable comme impression, tous ces gens qui, sans se concerter exécutent les mêmes mouvements, à la même cadence. La rue est pleine, les trottoirs sont pleins, la circulation est arrêtée pendant une bonne demi-heure. A la rigueur, on ne sais même pas où se mettre, tellement il y a de gens.
Les effets secondaires du Ramadan
Le Ramadan suit son court, mon patron devient systématiquement irritable à partir de 17h à cause du jeûne, je suis heureuse de savoir qu’il ne reste que 12 jours…
Les marabouts
Une des choses qui me surprend le plus, c’est de rencontrer des Sénégalais lettrés, éduqués, certains même occidentalisés, qui croient dur comme fer aux histoires de marabouts.
« Marabout, du portugais marabuto, de l’arabe mourabit, « préposé à la garde d’un poste frontière » et par métaphore « ermite, solitaire » ; mystique musulman des zones désertiques du Maghreb qui menait une vie érémitique et contemplative » Jean Girodet. Logos, grand dictionnaire de la langue francaise, 1976, Bordas.
Je pense que malheureusement, mon dictionnaire n’est pas à jour. Il y a en Afrique de l’Ouest des mystiques musulmans, qui se font appeler Marabout, mais qui en réalité ne sont pas comme ceux de mon dictionnaire. Certains ont des « écoles coraniques » où les élèves, loin d’apprendre quoi que ce soit, sont poussés à la mendicité à peine de baston ou de mise dehors pour la nuit. Ceux-la sont en général détestés par les Sénégalais lettrés que je connais. Par contre d’autres ont une clientèle à qui ils vendent leurs services ésotériques, et sont respectés même par les musulmans instruits. Par contre, chez les sénégalais chrétiens, cela reste de l’ordre de la superstition, et est même parfois contemplé avec un certain mépris…
Voici quelques exemples des services disponibles, ci ça vous intéresse, composez le 1-976-MAR-ABOU ….
Ø L’aspirine maraboutique
Une de mes collègues de bureau, que je considère comme intelligente, instruite, voire même occidentalisée jusqu’à un certain point, avait, derrière la tête, un petit sachet attaché. Curieuse, je lui demande :
- Qu’est-ce que c’est ? (Je m’attend à une réponse du style, c’est la mode, ou bien c’est une coutume X sénégalaise).
- Non, j’ai mal à la tête.
- Et alors ?
- Et alors c’est pour le mal de tête.
- Ah, c’est de l’aspirine sénégalaise alors….
- Non, c’est de l’aspirine maraboutique !
- Ah ben tant que ça marche, c’est bon !
Ø L’oreille de Mamadou
Surprise et curieuse de savoir à quelle point la croyance est répandue, je m’informe auprès de Mamadou, que je considère comme un musulman raisonnable. Pour le moment il montre beaucoup d’ouverture, surtout beaucoup de bon sens.
Il me dit que oui, pour les petits bobos c’est bon, mais ça dépend, il y a des marabouts qui sont très efficaces, alors que d’autres le sont moins. Mais que même pour des problèmes plus sérieux, il est possible qu’un marabout soit la solution.
A preuve, un marabout lui a réparé son tympan crevé avec de l’eau et des versets du Coran ! Je reste sceptique, est-ce que quelqu’un a une explication scientifique ?
Ø Les bœufs sauvages de Dieuppeul
Autre histoire de Mamadou : il paraît qu’il y a, à SICAP Dieuppeul, une bande de bœufs en folie. On ignore qui est leur propriétaire, et même s’il est vivant. Toujours est-il que personne d’ose les approcher, puisqu’ils sont maraboutés. Grosso modo, un marabout à lancé un sort au troupeau qui fait que personne n’ose s’en approcher. (Pou ha ha ha…)
Ø Les marabouts crime stoppers
Du coup, je pose la question à Mohammed, mon gardien. Lui, il est depuis très longtemps dans le milieu des expat’, je le trouve même un peu acculturé, je me dit, vraiment, il faudra que je trouve quelqu’un qui est sceptique, et un bon musulman ! Et bien, celui-ci me raconte que une de ses connaissances s’étant fait voler 500.000fCFA (donc à peu près 1100$CDN), un marabout a pu voir dans l’eau d’un calebasse que le voleur allait, avant la nuit, ramener le magot à pu près intact. Et c’est ce qui est arrivé, paraît-il…
J’admet que je reste surprise. Même si j’avais fait l’Afrique avant, que je suis au courant de l’existence de l’animisme et autre croyances, je ne pensais pas rencontrer des gens qui soient si peu sceptiques. Bien sur, je reste respectueuse et ouverte dans ces conversations, mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il y a un manque d’esprit critique. En même temps, je trouve un aspect charmant à la présence de ces superstitions, je me sens comme dans le bouquin d’Umberto Eco, le Pendule de Foucault, où l’ésotérisme entre par la petite porte dans la vie des protagonistes. N’ayez pas peur, je n’y crois pas, je ne m’en approcherai même pas. Mais au fond de moi, j’apprécie le fait de vivre un mini choc culturel !
J'me sénégalise, parait-il !
Me Diaw m’a dit aujourd’hui que je suis formidable, parce que je suis la première stagiaire au Cabinet qui prend la peine d’apprendre le Woloff ! Il est gentil quand même !
Vie de quartier
Souvent quand j’arrive à la maison, épuisée, je passe à la pharmacie saluer Youssou, je reste un peu à la maison avec les boys (les gardiens). Parfois, quand les gardiens coupent le jeune, ils m’invitent à partager leur repas, c’est très bon, très épicé, un genre de riz au bœuf, ou un tieb.
Un soir sur 2, je fini par filer au cyber ! La bas je rencontre ma « gang » - ce sont les gars du quartier, des étudiants pour la plupart, il y a Youssou – Youffou qui fait son bac en administration, Papicoo qui est le roi des graphistes, Julot, qui a décroché et qui travaille en représentation, et qui est très bien connecté dans le quartier, Coumba, une maîtrisarde en économie, Kader, le futur imam sont la. On passe la soirée à discuter, à déconner, on rigole bien, en français, en anglais, en allemand, en espagnol, en woloff ! Ce soir on a inventé le connerie-mètre, on fait de l’électricité au rire, on passe une excellente soirée.
Aussi, il y a devant chez moi le babyfoot, régulièrement des enfants qui y jouent me crient « Toubab toubab » ! Comme je le faisait au Burkina, je leur réponds « Buniul, Buniul » - et non Nissablassé ! Ils rient, l’un d’eux me demande de jouer avec eux. Un ado me demande de lui payer un voyage au Maroc, je lui explique que pas tous les toubabs n’ont de l’argent, que je n’ai pas le moyen de faire cela.
Cette conception selon laquelle les toubabs sont forcément riches est agaçante à la fin, surtout parce que forcément, éventuellement on pense ne pas être capable d’avoir une relation avec un sénégalais sans se faire demander quelque chose, ce qui n’est pas forcément vrai, ni forcément faux… Heureusement, il y a le petit Mansour, qui lui, a décidé que je ne suis pas Toubab…
Tranquillement, je me sénégalise, c’est pas mauvais, je suis assez prudente pour ne pas oublier de rester qui je suis.
Waxalé
Un samedi en fin d’après-midi je descend à Dakar, en transport en commun (le Diag’ comme on a commencé à l’appeler entre JPI), je débarque au marché Sandaga pour m’acheter des sandales. Je négocie ferme, je paie finalement le tiers du prix demandé ! Je commence à devenir bonne pour faire le waxalé (on prononce wahalé) !
Un lundi, pendant le déjeuner, je vais au marché Sandaga avec Amélie, ma collègue de travail Casamançaise, on s’achète des maillots de bain, séance de Waxalé intense avec les vendeurs. Ils sont un peu sai sai (bandits) quand même, mais on arrive à obtenir nos maillots à un 1/3 du prix exigé. Bien sur, tout ça se termine sur la traditionnelle question, « alors les filles vous êtes mariées ? » Bien, sur, on est mariées, mon mari sénégalais répond au doux nom d’Abdoulaye et exerce la fascinante profession de comptable !
Bruit
Grrrrrrrr ! Je hais les lundis ! Bon, il faut dire que revenir travailler loin du clapotis des vagues et en pleine cambrousse de klaxons, de mendiants, de vendeurs ambulants, vraiment, c’est presque un choc.
Le Dibi
Matinée tranquille, ce midi je suis allée au Resto Sénégalais avec la p’tite gang habituelle, c’est beau, bon, pas cher ! Ce soir je mange dans une dibiterie avec Mamadou Sané, le gentil instituteur syndicaliste avec qui je roule tous les jours maintenant, et Amélie, ma sympathique collègue de bureau… Bon, le dibi (en fait je devrais écrire débit, du verbe débiter) en fait c’est du mouton, souvent avec du foie, grillé à souhait et servi avec moutarde et piment – ouiiih c’est fort, mais c’est bon !
Vie de quartier
Souvent quand j’arrive à la maison, épuisée, je passe à la pharmacie saluer Youssou, je reste un peu à la maison avec les boys (les gardiens). Parfois, quand les gardiens coupent le jeune, ils m’invitent à partager leur repas, c’est très bon, très épicé, un genre de riz au bœuf, ou un tieb.
Un soir sur 2, je fini par filer au cyber ! La bas je rencontre ma « gang » - ce sont les gars du quartier, des étudiants pour la plupart, il y a Youssou – Youffou qui fait son bac en administration, Papicoo qui est le roi des graphistes, Julot, qui a décroché et qui travaille en représentation, et qui est très bien connecté dans le quartier, Coumba, une maîtrisarde en économie, Kader, le futur imam sont la. On passe la soirée à discuter, à déconner, on rigole bien, en français, en anglais, en allemand, en espagnol, en woloff ! Ce soir on a inventé le connerie-mètre, on fait de l’électricité au rire, on passe une excellente soirée.
Aussi, il y a devant chez moi le babyfoot, régulièrement des enfants qui y jouent me crient « Toubab toubab » ! Comme je le faisait au Burkina, je leur réponds « Buniul, Buniul » - et non Nissablassé ! Ils rient, l’un d’eux me demande de jouer avec eux. Un ado me demande de lui payer un voyage au Maroc, je lui explique que pas tous les toubabs n’ont de l’argent, que je n’ai pas le moyen de faire cela.
Cette conception selon laquelle les toubabs sont forcément riches est agaçante à la fin, surtout parce que forcément, éventuellement on pense ne pas être capable d’avoir une relation avec un sénégalais sans se faire demander quelque chose, ce qui n’est pas forcément vrai, ni forcément faux… Heureusement, il y a le petit Mansour, qui lui, a décidé que je ne suis pas Toubab…
Tranquillement, je me sénégalise, c’est pas mauvais, je suis assez prudente pour ne pas oublier de rester qui je suis.
Waxalé
Un samedi en fin d’après-midi je descend à Dakar, en transport en commun (le Diag’ comme on a commencé à l’appeler entre JPI), je débarque au marché Sandaga pour m’acheter des sandales. Je négocie ferme, je paie finalement le tiers du prix demandé ! Je commence à devenir bonne pour faire le waxalé (on prononce wahalé) !
Un lundi, pendant le déjeuner, je vais au marché Sandaga avec Amélie, ma collègue de travail Casamançaise, on s’achète des maillots de bain, séance de Waxalé intense avec les vendeurs. Ils sont un peu sai sai (bandits) quand même, mais on arrive à obtenir nos maillots à un 1/3 du prix exigé. Bien sur, tout ça se termine sur la traditionnelle question, « alors les filles vous êtes mariées ? » Bien, sur, on est mariées, mon mari sénégalais répond au doux nom d’Abdoulaye et exerce la fascinante profession de comptable !
Bruit
Grrrrrrrr ! Je hais les lundis ! Bon, il faut dire que revenir travailler loin du clapotis des vagues et en pleine cambrousse de klaxons, de mendiants, de vendeurs ambulants, vraiment, c’est presque un choc.
Le Dibi
Matinée tranquille, ce midi je suis allée au Resto Sénégalais avec la p’tite gang habituelle, c’est beau, bon, pas cher ! Ce soir je mange dans une dibiterie avec Mamadou Sané, le gentil instituteur syndicaliste avec qui je roule tous les jours maintenant, et Amélie, ma sympathique collègue de bureau… Bon, le dibi (en fait je devrais écrire débit, du verbe débiter) en fait c’est du mouton, souvent avec du foie, grillé à souhait et servi avec moutarde et piment – ouiiih c’est fort, mais c’est bon !
October 21, 2004
Petit topo boulot
Même si je suis très lente, je réussis quand même à produire un peu, comme je travaille 4 dossiers à la fois, c’est amusant, je vais finir les 4 en même temps, on dirait que je commence à être plus à l’aise.
Souvent ma journée de boulot est ordinaire, je rédige, je rédige. Je rencontre mon boss qui semble satisfait du fait que je m’isole pour travailler, il ne semble pas remettre en question mes capacités. Il est patient, même quand je me plante royalement (humilité, humilité, tu es mon credo !!!)
Je continue à travailler, je suis je l’admet, un peu perdue, mais quand même, je persiste.
Par contre, je commence à développer des techniques d’analyse de dossier, je me sens un peu plus en confiance.
Des fois j’ai des journées difficiles au travail, surtout quand le dossier de privatisation revient sur mon bureau. Celui-la, quand je le voit débarquer avec ses 4 pouces d’épaisseur, je frémis ! Enfin, je me débrouille, je prépare l’opinion juridique qu mieux de mes capacités.
Et encore et toujours, je rédige, je rédige, je rédige… Un soir, ma collegue a oublié ses clefs, on doit fermer le bureau, le patron est parti, on reste jusqu’à son retour. Je suis rentrée très tard ce soir là...
Souvent ma journée de boulot est ordinaire, je rédige, je rédige. Je rencontre mon boss qui semble satisfait du fait que je m’isole pour travailler, il ne semble pas remettre en question mes capacités. Il est patient, même quand je me plante royalement (humilité, humilité, tu es mon credo !!!)
Je continue à travailler, je suis je l’admet, un peu perdue, mais quand même, je persiste.
Par contre, je commence à développer des techniques d’analyse de dossier, je me sens un peu plus en confiance.
Des fois j’ai des journées difficiles au travail, surtout quand le dossier de privatisation revient sur mon bureau. Celui-la, quand je le voit débarquer avec ses 4 pouces d’épaisseur, je frémis ! Enfin, je me débrouille, je prépare l’opinion juridique qu mieux de mes capacités.
Et encore et toujours, je rédige, je rédige, je rédige… Un soir, ma collegue a oublié ses clefs, on doit fermer le bureau, le patron est parti, on reste jusqu’à son retour. Je suis rentrée très tard ce soir là...
October 18, 2004
Alimentation
Ce soir je mange dans une dibiterie avec Mamadou, le gentil instituteur syndicaliste avec qui je roule tous les jours maintenant, et Amélie, ma sympathique collègue de bureau… je sais que je prends un risque, mais il faut essayer la bouffe locale quand même ! Je suis par contre un peu inquiète pour l’avenir de mon système digestif ! Résistera-t-il aux matières radioactives que je suis en train d’ingérer ?
Le lendemain, alhamdoulilahi ! mon estomac a résisté a la dibiterie ! Est-du au fait qu’il n’y avait rien a quoi résister, ou au fait que mon corps soit habitué à l’Afrique ? Je ne sais pas…
Au fait, je me suis pesée à la pharmacie, j’ai encore perdu 3 kilos ! Avec les 3 autres de la semaine dernière, je suis rendue à une perte totale d’à peu près 12 livres, et ça commence à paraître.
Le lendemain, alhamdoulilahi ! mon estomac a résisté a la dibiterie ! Est-du au fait qu’il n’y avait rien a quoi résister, ou au fait que mon corps soit habitué à l’Afrique ? Je ne sais pas…
Au fait, je me suis pesée à la pharmacie, j’ai encore perdu 3 kilos ! Avec les 3 autres de la semaine dernière, je suis rendue à une perte totale d’à peu près 12 livres, et ça commence à paraître.
October 17, 2004
Choléra
Non, je n’ai pas le choléra ! Mais bon, à titre d’anecdote, il y a en ce moment une épidémie de choléra à Dakar, particulièrement à la Médina, Grand Dakar, et Guédiawaye. Ça fait déjà 2 semaines que ça dure. Bien sur, tout le monde se lave les mains frénétiquement, il y a beaucoup de sensibilisation. Paraît-il que c’est un phénomène récurrent, qui est contrôlé à chaque année.
Ça fait quand même drôle de se dire, je suis dans un pays où il y a régulièrement des épidémies de choléra : la dernière fois que j’ai entendu parler d’une telle occurrence, c’était dans un bouquin intitulé L’amour au temps du choléra, de Gabriel Garcià Marquez, et l’action se situait au 19ème siècle !
Ne vous inquiétez pas, j’ai toujours mon tube d’antiseptique dans mon sac !
Ça fait quand même drôle de se dire, je suis dans un pays où il y a régulièrement des épidémies de choléra : la dernière fois que j’ai entendu parler d’une telle occurrence, c’était dans un bouquin intitulé L’amour au temps du choléra, de Gabriel Garcià Marquez, et l’action se situait au 19ème siècle !
Ne vous inquiétez pas, j’ai toujours mon tube d’antiseptique dans mon sac !
Coup de soleil
Mouais… heureusement que c’est encore les vacances judiciaires ! Journée difficile, je m’endors un peu au bureau, j’ai le coup de soleil de la mort, mon dos est une seule brûlure… Je suis épuisée, je n’ai pas dormi de la nuit….
Le lendemain est une journée difficile encore, je suis maintenant au stade N° 2 de mon coup de soleil, après le look « homard trop cuit », je suis maintenant affublée du look « grande brûlée », mon corps est couvert de cloques d’eau, je suis une plaie vivante ! Heureusement, Dorothée m’a conseillé un produit pour les brûlures dues à la , la BIAFINE (un nom a retenir pour tous les blancs vivant en Afrique), Amélie, ma collègue casamançaise me beurre à fond, les plaies sont moins douloureuses…
Le troisième jour, je suis au stade N° 3 de mon coup de soleil, je porte maintenant le look « peau de serpent ». Je mue a la grandeur de mon dos, c’est drôle et pathétique, surtout, ça m’gratte !!! Certains sénégalais me demandent si je suis malade, ils sont très surpris de voir mes problèmes de peau.
Deux jours plus tard, malgré le fait que la journée soir tranquille au bureau, ele est ponctuée de séances de grattage de dos à la règle ! Maintenant je pèle comme un serpent en fin de mue, mon dos est complètement rêche, avec la transpiration et le restant de brûlure, c’est vraiment le pied !
Le lendemain est une journée difficile encore, je suis maintenant au stade N° 2 de mon coup de soleil, après le look « homard trop cuit », je suis maintenant affublée du look « grande brûlée », mon corps est couvert de cloques d’eau, je suis une plaie vivante ! Heureusement, Dorothée m’a conseillé un produit pour les brûlures dues à la , la BIAFINE (un nom a retenir pour tous les blancs vivant en Afrique), Amélie, ma collègue casamançaise me beurre à fond, les plaies sont moins douloureuses…
Le troisième jour, je suis au stade N° 3 de mon coup de soleil, je porte maintenant le look « peau de serpent ». Je mue a la grandeur de mon dos, c’est drôle et pathétique, surtout, ça m’gratte !!! Certains sénégalais me demandent si je suis malade, ils sont très surpris de voir mes problèmes de peau.
Deux jours plus tard, malgré le fait que la journée soir tranquille au bureau, ele est ponctuée de séances de grattage de dos à la règle ! Maintenant je pèle comme un serpent en fin de mue, mon dos est complètement rêche, avec la transpiration et le restant de brûlure, c’est vraiment le pied !
October 16, 2004
Week-end du 15-16 octobre
C’est le début du RAMADAN, sortez les parapluies ! Non qu’il pleuve pendant cette période de l’année, mais les musulmans particulièrement croyants poussent le jeûne jusqu’à ne pas garder leur salive…. Je respecte leur choix, mais j’ai du mal à imaginer comment les gens peuvent s’abstenir de boire avec cette chaleur. A la rigueur, il y a un risque de déshydratation, au pire, de pierres aux reins, non ? Enfin, tant qu’on ne me demande pas de le faire, je ne m’en mêle pas.
Vendredi soir, encore une fête. Il y a des gens à cette fête la que je ne connaissais pas, je rencontre encore des nouvelles têtes, plus sympathiques que d’habitude d’ailleurs.
Samedi plage rapidement avec Libby, c’est pas désagréable, à Yoff la vague est puissante et l’eau est bleue, il y a quelque chose de pénétrant dans cet océan. Le soir petite sortie intime avec Sébastien et Anne, on discute, on rigole, on se fait des plans pour la semaine suivante…
Dimanche plage encore, cette fois-ci toute la journée s’il vous plait, avec la très jolie Cyrine, on apprend a se connaître avec beaucoup de plaisir, le soir on mange avec les autres BBQ sympa dans la cour, je suis brûlée par le soleil, je vais bien dormir…
Vendredi soir, encore une fête. Il y a des gens à cette fête la que je ne connaissais pas, je rencontre encore des nouvelles têtes, plus sympathiques que d’habitude d’ailleurs.
Samedi plage rapidement avec Libby, c’est pas désagréable, à Yoff la vague est puissante et l’eau est bleue, il y a quelque chose de pénétrant dans cet océan. Le soir petite sortie intime avec Sébastien et Anne, on discute, on rigole, on se fait des plans pour la semaine suivante…
Dimanche plage encore, cette fois-ci toute la journée s’il vous plait, avec la très jolie Cyrine, on apprend a se connaître avec beaucoup de plaisir, le soir on mange avec les autres BBQ sympa dans la cour, je suis brûlée par le soleil, je vais bien dormir…
October 13, 2004
Quelques petites histoires à propos de la vie à Dakar
· Les transport est un problème urbain réel. Ici les transports en commun sont sous-financés, sous-équipés, et très en dehors des normes de la SAAQ ! Pour sauver un peu d’argent je prend le DiagaNDiaye le matin, j’apprend a faire confiance à la débrouillardise africaine. En même temps, il y a des aspects brouillons, sitôt le début du mois terminé, il faut oublier le DiagaNDiaye, il n’y a plus de circulation, les gens n’ont plus les moyens de se payer de l’essence, alors tout le monde prends les transports en communs qui malheureusement ne sont pas suffisants !
· Les taxis ne sont pas mieux, il y a quelques semaines le taxi dans lequel j’ étais a perdu son capot sur la route. Il s’arrête, le ramasse, l’attache avec un fil de fer et hop ! on repart comme si de rien n’était. Trois minutes plus tard la malle arrière s’ouvre, il n’a pas de rétroviseurs latéraux, il conduit en faisant continuellement son angle mort. Il me dépose et repart, c’est l’Afrique, Graoul comme on dit ici, c’est pas grave…
· A Dakar, je suis une minorité visible, autant en prendre les leçons. Etre blanc ici signifie toujours payer plus cher, toujours négocier le prix, toujours surveiller son sac. La couleur de ma peau m’identifie comme faisant partie du club des riches. Ils ont raison, la plupart des sénégalais vivent avec moins d’un huitième de ma subvention, je suis donc ici relativement fortunée. Je suis sage, je ne veux pas tout brûler, je fait donc particulièrement attention.
· Les taxis ne sont pas mieux, il y a quelques semaines le taxi dans lequel j’ étais a perdu son capot sur la route. Il s’arrête, le ramasse, l’attache avec un fil de fer et hop ! on repart comme si de rien n’était. Trois minutes plus tard la malle arrière s’ouvre, il n’a pas de rétroviseurs latéraux, il conduit en faisant continuellement son angle mort. Il me dépose et repart, c’est l’Afrique, Graoul comme on dit ici, c’est pas grave…
· A Dakar, je suis une minorité visible, autant en prendre les leçons. Etre blanc ici signifie toujours payer plus cher, toujours négocier le prix, toujours surveiller son sac. La couleur de ma peau m’identifie comme faisant partie du club des riches. Ils ont raison, la plupart des sénégalais vivent avec moins d’un huitième de ma subvention, je suis donc ici relativement fortunée. Je suis sage, je ne veux pas tout brûler, je fait donc particulièrement attention.
October 12, 2004
A propos de mon boulot
Le cabinet Ndoye est un cabinet d’avocats axé sur la pratique traditionnelle du droit. Bien que les champs de pratique du cabinet soient diversifiés et touchent au droit matrimonial, aux relations de travail, aux baux de logements et au affaires pénales et criminelles, l’étude de Me Moustafa Ndoye tend à se spécialiser en droit des affaires.
L’Etude Ndoye représente des clients sénégalais mais aussi des intérêts étrangers, particulièrement des français et des québécois.
L’objet de mon stage est d’appliquer l’enseignement théorique dispensé à l’école du Barreau et donc à accomplir pour la première fois le travail d’un avocat (rédaction de contrats et de procédures, étude de dossier, préparation de correspondance, étude du droit sénégalais.)
Il est question que j’aille rencontrer des clients à Bamako avec mon maître de stage, il voudrait même peut-être que j’aille a Paris (ne sautons pas aux conclusions, Inch’Allah comme on dit ici, j’attend d’être dans l’avion pour y croire). Me Ndoye est très exigeant en ce qui concerne la rédaction, et me pousse à préparer des documents très courts axés sur l’aspect pratique visé plutôt que sur la théorie juridique visée. En même temps il est très gentil avec moi.
Je n’avais jamais eu l’occasion de faire du droit comparé à l’université, mais au cabinet une partie importante de mon temps pendant les premières semaines est consacrée à l’étude du droit sénégalais.
La façon que j’ai trouvée en fait de me préparer efficacement est d’étudier le droit sénégalais comme si je devais l’enseigner à un confrère du Québec, avec toutes les différences terminologiques que cela comporte. Comme personne n’a vraiment le temps de m’enseigner la théorie au bureau, je dois me l’enseigner moi-même, avec les livres disponibles.
En droit civil, la plupart des notions se recoupent, il y a quand même de subtiles différences juridiques auxquelles je dois faire attention, je ne peux pas d’office appliquer le droit civil québécois sans avoir fait de vérification. En droit corporatif et en procédure, je me sens comme un nouveau né, je n’ai aucune idée du droit applicable en la matière, il me faut tout désapprendre pour tout réapprendre. La terminologie est très différente, et je ne sais même pas quelle est la structure du droit applicable…
Le premier dossier que me confie mon maître de stage est un dossier de privatisation (d’ailleurs très publicisé au Sénégal), il s’agit de cessions d’actions, je ne comprend rien ni à ce qu’il me dit ni au dossier. Les procureurs canadiens de notre client (canadien également) ont l’air aussi perdu que moi. Et pour cause, le concept de capital autorisé non-émis n’existe pas dans l’acte Uniforme de l’OHADA, et personne donc ne comprend pourquoi il est si pertinent de céder des actions déjà émises plutôt que d’émettre de nouvelles actions. C’est tout bête mais d’être en mesure de faire le pont entre mon maître de stage sénégalais et mes interlocuteurs de Montréal, et en fait d’avoir été capable de participer à la résolution d’un problème de communication d’ordre culturel me semble être une belle réussite.
L’Etude Ndoye représente des clients sénégalais mais aussi des intérêts étrangers, particulièrement des français et des québécois.
L’objet de mon stage est d’appliquer l’enseignement théorique dispensé à l’école du Barreau et donc à accomplir pour la première fois le travail d’un avocat (rédaction de contrats et de procédures, étude de dossier, préparation de correspondance, étude du droit sénégalais.)
Il est question que j’aille rencontrer des clients à Bamako avec mon maître de stage, il voudrait même peut-être que j’aille a Paris (ne sautons pas aux conclusions, Inch’Allah comme on dit ici, j’attend d’être dans l’avion pour y croire). Me Ndoye est très exigeant en ce qui concerne la rédaction, et me pousse à préparer des documents très courts axés sur l’aspect pratique visé plutôt que sur la théorie juridique visée. En même temps il est très gentil avec moi.
Je n’avais jamais eu l’occasion de faire du droit comparé à l’université, mais au cabinet une partie importante de mon temps pendant les premières semaines est consacrée à l’étude du droit sénégalais.
La façon que j’ai trouvée en fait de me préparer efficacement est d’étudier le droit sénégalais comme si je devais l’enseigner à un confrère du Québec, avec toutes les différences terminologiques que cela comporte. Comme personne n’a vraiment le temps de m’enseigner la théorie au bureau, je dois me l’enseigner moi-même, avec les livres disponibles.
En droit civil, la plupart des notions se recoupent, il y a quand même de subtiles différences juridiques auxquelles je dois faire attention, je ne peux pas d’office appliquer le droit civil québécois sans avoir fait de vérification. En droit corporatif et en procédure, je me sens comme un nouveau né, je n’ai aucune idée du droit applicable en la matière, il me faut tout désapprendre pour tout réapprendre. La terminologie est très différente, et je ne sais même pas quelle est la structure du droit applicable…
Le premier dossier que me confie mon maître de stage est un dossier de privatisation (d’ailleurs très publicisé au Sénégal), il s’agit de cessions d’actions, je ne comprend rien ni à ce qu’il me dit ni au dossier. Les procureurs canadiens de notre client (canadien également) ont l’air aussi perdu que moi. Et pour cause, le concept de capital autorisé non-émis n’existe pas dans l’acte Uniforme de l’OHADA, et personne donc ne comprend pourquoi il est si pertinent de céder des actions déjà émises plutôt que d’émettre de nouvelles actions. C’est tout bête mais d’être en mesure de faire le pont entre mon maître de stage sénégalais et mes interlocuteurs de Montréal, et en fait d’avoir été capable de participer à la résolution d’un problème de communication d’ordre culturel me semble être une belle réussite.
October 11, 2004
Ma vie quotidienne
Sur le plan personnel, j’apprend à composer avec la solitude, surtout avec le fait de ne pas avoir de points de référence. La personne chez qui j’habite a des valeurs très différentes des miennes, en fait je me sens plus africaine que lui, et pourtant c’est moi qui a été déconnectée de l’Afrique pendant les douze dernières années. Nous vivons comme deux étrangers sous le même toit, j’apprend donc à être totalement autonome, je me fait mon propre réseau, sans compter sur mon hôte pour mon intégration au milieu.
Je découvre ce que l’on vit quand on est seul à l’étranger, sans sa famille et ses amis, la difficulté de faire confiance, surtout la perte de tous les repères habituels. Pour pallier à ce manque, je rencontre un autre JPI à Dakar, nous formons un pacte tacite d’entraide, nous nous faisons mutuellement confiance par nécessité, sans pour autant dépendre l’un de l’autre, simplement c’est bon de pouvoir se confier à quelqu’un.
Je ne souffre pas trop de la solitude, je me trouve des réseaux de référence, avec des Sénégalais, mais aussi des Canadiens, des Français, des Espagnols, des Anglais, des Américains, des Algériens, des Camerounais. En blague, je me dis que Dakar est une véritable ONU !
Je découvre ce que l’on vit quand on est seul à l’étranger, sans sa famille et ses amis, la difficulté de faire confiance, surtout la perte de tous les repères habituels. Pour pallier à ce manque, je rencontre un autre JPI à Dakar, nous formons un pacte tacite d’entraide, nous nous faisons mutuellement confiance par nécessité, sans pour autant dépendre l’un de l’autre, simplement c’est bon de pouvoir se confier à quelqu’un.
Je ne souffre pas trop de la solitude, je me trouve des réseaux de référence, avec des Sénégalais, mais aussi des Canadiens, des Français, des Espagnols, des Anglais, des Américains, des Algériens, des Camerounais. En blague, je me dis que Dakar est une véritable ONU !
October 09, 2004
Weekend du 8 – 9 octobre
Samedi je suis allée à une fête organisée par les enseignants du Lycée Mermoz. C’est une fête à scène ouverte, c’est à dire qu’il y a une scène et qui veut y aller y va. Je suis un peu timide, pas la première fois, la prochaine peut-être… La fête se donne dans une maison privée, à Yoff Diamalaye, au nord de Dakar, un peu loin du centre. Nous sommes tous sur la terrasse, on peut voir et sentir la mer et le vent qui nous couvre de sable, c’est parfait comme ça, malgré la petite poussière qui colle aux poumons.
Dimanche je suis allée pour la première fois depuis mon arrivé à la plage, sur une ile au large de Dakar appelée NGOR. Seigneur que c’est beau la mer ! L’eau est bonne, la vague est douce, surtout le paysage est magnifique, un ami me confirme que ça ressemble vaguement à la Casbah. Dakar est une ville pleine de contrastes, et tellement belle….
Dimanche je suis allée pour la première fois depuis mon arrivé à la plage, sur une ile au large de Dakar appelée NGOR. Seigneur que c’est beau la mer ! L’eau est bonne, la vague est douce, surtout le paysage est magnifique, un ami me confirme que ça ressemble vaguement à la Casbah. Dakar est une ville pleine de contrastes, et tellement belle….
September 27, 2004
Arrivée à Dakar et premiers jours
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Jeudi 23 septembre, 20h (heure de Dakar)
Je suis arrivee a Dakar ce matin.... arrivee un peu difficile, le ventilateur dans ma chambre ne marche pas, impossible de piquer un somme.
J ai a peine ete accueillie, on est venu me chercher a l'aeroport et c'est tout; heureusemenent que les bureaux de la fondation Paul Gerin Lajoie etaient dans mon quartier, j'y ai rencontre des Canadiens qui m'ont aide, m'ont accompagne a la banque et pour faire ma premiere epicerie...
Par contre, a prime abord, les Senegalais sont super gentils; franchement, je suis ravie ! Je trouve quand meme difficile la question de la solitude, je suis inquiete de souffrir pendant ces mois de ne pas etre a Montreal, avec mes amis, mon amour, ma famille.
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Samedi, 25 septembre, midi 30
Les choses se sont deja arrangees pour moi, quand je suis rentree du cybercafe les autres stagiaires etaient rentres, on s'est fait une pizza, on a parle, un ami (Frank) est venu visiter...
Hier un ami de mon patron (Alim) tres tres gentil (non vraiment c est un amour) m'a emmene me promener a Dakar, sur la corniche, en centre-ville. Dakar est tellement belle que juste pour voir ca le voyage en valait la peine. Frank m'a emmene a une reunion du Rotary Club, et il y avait une fete d'organisee apres chez des amis de Philippe (mon patron canadien). On a fait la fete jusqu'a 4h du matin, tout est tres sympatique, je me sens deja moins isolee. J'ai commence aussi a me lier avec les employes de Philippe, il exploite de chez lui une entreprise de distribution de filtres d'eau, il y a une dizaine d'employes qui viennent travailler tous les jours a la maison.
Cet apres-midi je vais aller faire un tour a la fondation histoire de saluer Sylvie, qui m avait si gentiment accueillie, et Alim doit passer me chercher pour aller au phare des mamelles... Il m'emmene en moto, ca faisait des annees, c'est tres agreable. Ce soir il y a encore une autre fete, chez des espagnols cette fois... Il parait que les fin de semaines sont toutes comme ca, je ne crois pas que je vais m'ennuyer ici finalement !!! Demain tout le monde va au Lac Rose, ca va etre sympa... Il va y avoir Phil, Seb, Lybie, Alim, Julie, Atoumane, Valerie... Ca fait juste trois jours et je me sens partie de la gang !!!
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Dimanche le 26 septembre, 14h heure de Dkr
Si il y a quelque chose qu'on m'a dit quand je suis arrivee, c'est que a Dakar, il est difficile de prevoir et de realiser quelque chose.... Et bien le phare de Mamelles, je l'ai pas encore vu, problemes mécaniques obligent, et je ne suis finalement pas partie pour le Lac rose, la fete a fini trop tard, il valait mieux que je me repose un peu.
C'est pas bien grave, ca me fait du bien de me reposer... J'ai 6 mois pour faire tout ca, une tite journee de conge ne me tuera pas !
A plus; je vous tiens tous au courant !!!
Jeudi 23 septembre, 20h (heure de Dakar)
Je suis arrivee a Dakar ce matin.... arrivee un peu difficile, le ventilateur dans ma chambre ne marche pas, impossible de piquer un somme.
J ai a peine ete accueillie, on est venu me chercher a l'aeroport et c'est tout; heureusemenent que les bureaux de la fondation Paul Gerin Lajoie etaient dans mon quartier, j'y ai rencontre des Canadiens qui m'ont aide, m'ont accompagne a la banque et pour faire ma premiere epicerie...
Par contre, a prime abord, les Senegalais sont super gentils; franchement, je suis ravie ! Je trouve quand meme difficile la question de la solitude, je suis inquiete de souffrir pendant ces mois de ne pas etre a Montreal, avec mes amis, mon amour, ma famille.
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Samedi, 25 septembre, midi 30
Les choses se sont deja arrangees pour moi, quand je suis rentree du cybercafe les autres stagiaires etaient rentres, on s'est fait une pizza, on a parle, un ami (Frank) est venu visiter...
Hier un ami de mon patron (Alim) tres tres gentil (non vraiment c est un amour) m'a emmene me promener a Dakar, sur la corniche, en centre-ville. Dakar est tellement belle que juste pour voir ca le voyage en valait la peine. Frank m'a emmene a une reunion du Rotary Club, et il y avait une fete d'organisee apres chez des amis de Philippe (mon patron canadien). On a fait la fete jusqu'a 4h du matin, tout est tres sympatique, je me sens deja moins isolee. J'ai commence aussi a me lier avec les employes de Philippe, il exploite de chez lui une entreprise de distribution de filtres d'eau, il y a une dizaine d'employes qui viennent travailler tous les jours a la maison.
Cet apres-midi je vais aller faire un tour a la fondation histoire de saluer Sylvie, qui m avait si gentiment accueillie, et Alim doit passer me chercher pour aller au phare des mamelles... Il m'emmene en moto, ca faisait des annees, c'est tres agreable. Ce soir il y a encore une autre fete, chez des espagnols cette fois... Il parait que les fin de semaines sont toutes comme ca, je ne crois pas que je vais m'ennuyer ici finalement !!! Demain tout le monde va au Lac Rose, ca va etre sympa... Il va y avoir Phil, Seb, Lybie, Alim, Julie, Atoumane, Valerie... Ca fait juste trois jours et je me sens partie de la gang !!!
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Dimanche le 26 septembre, 14h heure de Dkr
Si il y a quelque chose qu'on m'a dit quand je suis arrivee, c'est que a Dakar, il est difficile de prevoir et de realiser quelque chose.... Et bien le phare de Mamelles, je l'ai pas encore vu, problemes mécaniques obligent, et je ne suis finalement pas partie pour le Lac rose, la fete a fini trop tard, il valait mieux que je me repose un peu.
C'est pas bien grave, ca me fait du bien de me reposer... J'ai 6 mois pour faire tout ca, une tite journee de conge ne me tuera pas !
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June 22, 2004
August 25, 1990
Posting on the Guest Map
To post on my GuestMap, click on the button on the side bar.
This should prompt a pop-up window. If nothing happens, check your anti-popup service.
The pop up window will show an add (grrr free services DO come with a price.)
Click on the blue link (move on to the guest map).
Pick your pin and place it on the map of the world !
I hope this helps !
The Beaver

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The Beaver

My guest map is wonderful ! And you'd all be wonderful to post, all of you lurk mode readers!
Thanks and may the winds of Fate blow your way !
Writing up your 43 things
If you want to do 43 things, go to www.43things.com (or just click on the link).
You'll need to sign up with a user profile like you did for blogger.
One of the cool things you can do there, is you can set up your profile so that your entries show up on your blog by entering your username and password.
Then, just link it like anyother website.
I hope this helps !
The Beaver

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Thanks and may the winds of Fate blow your way !
August 20, 1990
Changing your template
When you change your template, you do NOT loose your previous posts or pics. You will, however, lose any customizations you may have made (adding a guest map to the side bar, for example.) So if you do change your template, do keep a backup copy of your code so you don't spend hours re-customizing it.
You can use the regular templates supplied by blogger, or you can try something new and different. Blogger Templates has a couple fun designs.
To find out how to change your template, follow this link.
If your images are making your side bar disappear, you may consider a new template. However, the simplest solution may be to post smaller imager or by choosing the option "small" on your image upload menu if your images are posted through the post editor tool. If you use Picasa to upload your pictures, you can make them smaller by modifying them IN THE POST after they were uploaded into the blog...
The Beaver

You can use the regular templates supplied by blogger, or you can try something new and different. Blogger Templates has a couple fun designs.
To find out how to change your template, follow this link.
If your images are making your side bar disappear, you may consider a new template. However, the simplest solution may be to post smaller imager or by choosing the option "small" on your image upload menu if your images are posted through the post editor tool. If you use Picasa to upload your pictures, you can make them smaller by modifying them IN THE POST after they were uploaded into the blog...
The Beaver

July 13, 1990
Tourism in Senegal (in French)
Maybe one day I'll take the time to translate all this. Sorry guys !
- Les plages
- Ile de NGOR
- Ile de GOREE
- Sine Saloum
- Le parc d'oiseaux de DJOUDJ
- Le Lac Rose
- YOFF plage
- St-Louis et la Mauritanie
The Beaver
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